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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 1. Juli 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 116-120v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5343
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date1. Juli 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 116-120v
Size/Extent of item10 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printOesterreichs Theilnahme, Nr. II, 374-376 (tlw.)
IncipitDepuis les nouvelles du 13
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 1. Juli 1814 Konzept Nr. 52. Vienne Ce 1 Juillet 1814. A Monsieur de Rasty à Bucarest. Espedié eodem. Depuis les nouvelles du 13, dont je Vous ai rendu compte dans ma dernière dépêche, nous n'en avons pas eu de Londres, qui est pour le moment le point central des grandes affaires. Mais d'ici à huit jours, j'espère que Monsieur le Prince de Metternich nous sera rendu; et qu'alors tout prendra ici un nouvel essor. Son retour à Vienne sera non-seulement l'époque [des] de la discussion des plus intéressantes questions politiques, mais aussi celle [xxx] de changemens essentiels dans plusieurs branches de l'administration intérieure. Ces changemens sont devenus indispensables, par la restitution de la Monarchie dans ses anciennes dimensions, par le rétablissement // d'une communication libre avec tous les pays de l'Europe, enfin par la nécessité de rémédier à une quantité d'abus et d'inconvéniens introduits par la trop longue durée d'un état de gêne et de souffrance que l'Autriche a partagé avec tous ses voisins. L'Empereur, pénétré de tous ces motifs de réforme, ne veut cependant pas mettre la main à l'oeuvre avant l'arrivé de Monsieur de Metternich, [par] d'abord, parce que le département, dirigé par ce Ministre, est considéré comme la clef de la route, et peut-être plus encore par ce [xxx] que personne aujourdhui ne joint autant que lui de l'estime et de la confiance du Souverain. // En attendant le Prince de S c h w a r t z e n b e r g a été installé [xxx] hier comme Président du [xxx] Suprême Conseil de guerre. Les suffrages et les applaudissemens de toute la Monarchie l'accompagnent dans cette place; il fait, en l'acceptant un nouveau et très-grand sacrifice à l'état; car après la carrière brillante qu'il a courue, un administration très-vaste et en même tems hérissée de détails, n'est pas, à coup sur, une grande jouissance. Mais l'armèe et la monarchie [xxx] auront à se féliciter de sa direction; ce sera la première fois depuis bien des années, que la partie Militaire ne sera pas négligée pendant la paix. Il y aura, sans doute des réductions; mais les bases // de l'établissement resteront intactes; et quand on a, comme l'Autriche aujourd'hui, au delà de 550,000 hommes disponibles, on peut beaucoup faire pour l'économie, sans que la force réelle en souffre. Comme le decret du 4 de Mai, par lequel le Roi Ferdinand VII a annullé les Cortès et leur Constitution, est une des pièces les plus remarquables de l'histoire du tems, je Vous l'envois ci-joint en original. La révolution opérée par ce decret, est complête, et [chaque jour prouve d'avantage, qu'ils est] [xxx] <je le crois> irrévocable. Les partisans des Cortes sont si peu nombreux, et leurs moyens sont si foibles, qu'ils n'ont pas même l'espoir de produire une agitation sérieuse quelconque. D'un jour à l'autre la tranquillité // se consolide, l'autorité royale s'affermit, la soumission du peuple devient plus [profond] <parfaite>. Il est clair que le pouvoir des Cortès a toujours été un arbre sans racine; grand et vaste en apparence, mais au premier souffle d'un vent impétueux disparoissent sans laisser une trace. Le Roi vient d'adresser <aussi> aux Colonies Espagnoles d'Amérique une déclaration pleine d'énergie et de sagesse, dans laquelle il leur promet d'admettre des députés de leurs différens pays, à [xxx] l'assemblèe légale des Cortès qu'il va réunir, et de delibérer avec eux sur les intérèts communs Colonies et à la Métropole. Cette dèclaration fera, j'en suis sur, un effet prodigieux dans ces colonies, fatiguées des horreurs // d'une guerre civile qui les désole depuis quatre ans. Si le Roi parvient á les tranquilliser, il a surmonté la moitié de ses difficultés. - On a èté un moment mal disposé en Angleterre pour les mesures auxquelles le Roi d'Espagne s'étoit porté; on a cru y reconnoitre l'influence d'un parti [xxx méprisable] secrétement attaché [au Gouvernement François] au Gouvernement renversè de France; le Duc de St. C a r l o s et les autres personnes qui avoient accompagné Ferdinand dans sa captivité n'étoient pas en bonne odeur en Angleterre. Mais depuis que l'on a su, que la conduite <du> Roi avoit èté, non seulement approuvée, mais en grande partie dirigée par des hommes tel que le Duc de // l' I n f a n t a d o, le Duc d' H i j a r, le Marquis de P a l a f o x, les Généraux O' D o n n e l l, E l i o, Z a y a s etc. etc. des hommes aussi connus par la loyauté de leurs principes, que par leur attachement [xxx] á l'Angleterre, on est revenu de la première impression, et le séjour que le Duc de W e l l i n g t o n vient de faire à Madrid a achevé de convaincre tout-le-monde, que le Gouvernement Anglais est d'accord avec la nouvelle tournure des affaires en [Angleterre] Espagne. Le traité [de 11 Avril] que les puissances Alliées [ont] avoient [fait] <conclu> avec Napoléon le 11 d'Avril, et dont je Vous ai parlé dans plusieurs de mes rapports précédens, [xxx] devoit rester secret, et a été effectivement // tel jusqu'au depart des Souverains de Paris. Mais tout-à-coup, soit par indiscrétion, soit [xxx] par dessein, [xxx] il a été divulgué à Londres, et de là s'est répandu déjà dans les gazettes du continent. La copie ci-jointe a au-moins le mérite, d'être faite sur un exemplaire authentique et exact; c'est pour cette raison que je Vous la transmets, quoique [d'ailleurs la pièce Vous sera bientôt] je ne doute pas, que la pièce ne se trouve incessamment dans toutes les feuilles publiques. P.S. Nous avons reçus des Journaux de Londres jusqu'au 17, mais pas de lettres, ni d'office ni particulière. Par les Journaux on voit, que l'Empereur de Russie // et le Roi de Prusse étoient allés à Oxford le 14, et en retoumèrent dans la nuit du 15 ou 16. L'Empereur [des] arriva à l'hotel P u l t e n e y, où il demeure avec la Grande-Duchesse d'Oldenbourg, à 3 heures du matin; et a peine descendu, il fit une autre toilette et se rendit chez Lady Y e r s e y, où il y avoit un bal, et où il dansa jusqu'à 5 heures du matin. A 10 heures il étoit de-nouveau en mouvement, pour aller voir [xxx] différens établissemens publics; le soir il dina chez Lord C a s t l e r e a g h, où il y eut un diner magnifique pour 60 personnes; [de là il se rendit à une soirée chez la Marquise de Hartford] // il finit par aller à 11 heures de la nuit au thèatre de Drury-Lane; et le spectacle fini il alla chez la Marquise de H e r t f o r d, pour assister à une grande assemblée, qui se prolonge de nouveau jusqu'à 3 heures du matin ! - J'ai transcrit ces détails parce-qu'ils peignent le genre-de-vie, que les Illustres Etrangers mènent à Londres. De superbes fêtes les attendoient encore le 17, le 18 et le 20; mais leur départ pour Portsmouth étoit fixé pour le 21; et selon toute apparence, ils se seront rendus de là en droiture [xxx] au [lieu de leur embarque] port d'embarquement pour le Continent. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 116-120v. x Bl., F. ; 10 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. II, 374-376 (tlw.).