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Gentz ; Paget, Arthur
An Arthur Paget, Wien, 25. November 1803, British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 32-33v 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5337
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Paget, Arthur
LocationWien
Date25. November 1803
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 32-33v
Size/Extent of item4 eighd. beschr. Seiten
IncipitL'arrivée du Courier de Stuart
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Arthur Paget Wien, 25. November 1803 Vienne Ce 25 Novembre. L'arrivée du Courier de Stuart, sans une ligne de Monsieur Paget pour moi, a été un des plus tristes momens que j'aie éprouvés depuis long-tems. Je ne sais pas, si Vous avez reçu toutes les lettres que j'ai eu l'honneur de Vous adresser à Londres; mais je suis sûr du moins, que Vous avez reçu celle dont j'avois chargé ce même Courier; et je suis bien mortifié de ce qu'elle n'ait pas pu Vous arracher le plus petit mot de réponse. - Mais enfin, après les premiers instans d'amertume et de regrets, je me suis constitué moi même Votre avocat, et je me suis dit: "Monsieur Paget a revu sa patrie, a retrouvé un grand nombre d'amis précieux, a renoué une foule d'anciennes liaisons, s'est livré aux sentimens et aux jouissances que doit nécessairement produire le séjour d'un pays, toujours unique, et triplement grand et intéressant dans ce moment; les heures doivent donc s'écouler pour lui comme des minutes, et les jours doivent lui paroitre des quart-d'heures; d'un autre coté, le souvenir de Vienne ne peut produire en lui d'autre sensation que celle d'un d é g o u t b i e n c a r a c t é r i s é; il m'a vu avec indulgence et avec bonté tant qu'il me comptoit parmi le petit nombre de ceux contribuoient à lui rendre son exil s u p p o r t a b l e; il me confond à-présent dans l'aversion générale, que [xxx] l'idée de Vienne lui inspire à t a n t d e t i t r e s, et avec t a n t d e d r o i t; et je serois le plus injuste des hommes, si je pouvois lui // en faire le moindre reproche." - Voilà, comme je Vous ai défendu contre moi-même; et bientôt j'ai oublié Vos rigueurs, et je me suis sincèrement réjoui de Mes peines - et de Votre bonheur. Je sais de plus, à ne pas pouvoir en douter, que Nous ne Vous reverrons pas cet hiver. Je Vous avoue, que cette perspective-là m'a d'abord saisi et bouleversé d'une manière, que je ne veux pas Vous peindre - parce que Vous ne me croiriez pas. - Mon triste horizon s'est complètement obscurci, lorsque j'ai conçu et bien conçu l'étendue et le force de cette privation douloureuse. - Mais j'en ai triomphé encore, et je Vous félicite de tout mon coeur des conjonctures heureuses, qui Vous permettent de prolonger Votre sejour en Angleterre. Je donnerois cinq années de ma vie, si j'en pouvois partager une petite partie avec Vous. Je ne Vous fatiguerai pas aujourd'hui de nouvelles politiques; d'abord parce que - grâces à la chancellerie d'état ! - je n'apprends de départ du Courier de Stahremberg, qu'une heure avant le terme, et puis, parce que je me fais conscience d'interrompre les pensées nobles, et les sensations délicieuses, dans lesquelles Vous devez nager maintenant, par le récit de nos inepties, de nos indignités, et de nos lachetés exécrables. Je ne Vous dirai qu'un seul mot. // Il dépendoit de l'autriche de ramener la Russie au bon systême, et de l'y fortifier pour longtems, si on avoit bien reçu, si seulement on n'avoit pas repoussé les ouvertures, très-inattendues, et très-remarquables, que le Cabinet de Petersbourg vient de faire à celui-ci. Mais on s'est haté de s'en débarasser, et dorénavant il est clair, qu'ayant dédaigné tous les moyens de salut, que le ciel nous offroit dans sa m i s é r i c o r d e, il n'y a plus que sa c o l è r e, qui décidera de notre sort. Cependant malgré ma ferme résolution de Vous parler de Vienne aussi peu que possible, il faut que je dévienne auprès de Vous l'organe de deux hommes de bien, qui attendent t o u t de Votre protection. L'un est ce même d' E q u e v i l l y dont je Vous ai parlé au long dans une lettre précédente, qui soupire après quelque foible consolation, dans son extrême détresse, et qui croit (peut-être avec raison) qu'un seul mot, que Vous diriez pour lui à Son Altesse le Duc d'York, pourroit le tirer de ses cruels embarrois. L'autre est le bon D' A u t e u i l, auquel Vous avez promis d'intercéder pour lui, qui brule de se voir employè d'une manière quelconque, et qui, autant que je puis le juger, feroit certainement honneur à Votre recommendation. Ils m'ont prié tous les deux, de les rappeler à Votre souvenir; je Vous conjure de ne pas les oublier, et Dieu Vous bénira, j'en suis sûr, du // bien, que Vous leur ferez par Votre influence. Pour moi - si après la douleur, de passer l'hiver sans Vous, il vaut encore la peine de penser à autre chose - je suis bien mortifié de ce qu'ayant appris, que L a r g e a eu soin de toutes mes commissions, je ne jouirai pas du résultat de ses peines; cependant je l'ai fait prier dans la lettre que je prends la liberté de joindre à celle-ci, de profiter de la premiêre occasion que se présentera, pour me faire parvenir ce qu'il pourra remettre à un courier quelconque. Au reste: Si au milieu de tant d'autres occupations, et de tant de jouissances qui Vous entourent, mes lettres et mes nouvelles p e u v e n t Vous intéresser, ordonnez, disposez de moi comme il Vous plait. Vous n'avez pas de serviteur <plus> fidele; permettez-moi d'ajouter, Vous n'avez pas d'ami plus sûr et plus tendre que moi. Je serois, sans figures et sans exagération, le plus heureux des hommes, si je pouvois Vous rendre quelque service, si je pouvois Vous donner des preuves réelles de mon attachement sans bornes, et de mon dévouement profond. Acceptez-en en-attendant l'assurance renouvellée; elle part d'un coeur triste et sombre, condamné à languir et à dessécher sur un sol stérile et ingrat, soupirant après l'Angleterre et Vous; tel est celui de Votre fidèle et très-dévoué Gentz. H: British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 32-33v. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.