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Gentz ; Grenville, William Wyndham Lord
An William Wyndham Lord Grenville, Dresden, 17. September 1806, British Library, London. Manuscripts Department, Grenville-Papers, Add. 71591, Bl. 11-14 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5299
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Grenville, William Wyndham Lord
LocationDresden
Date17. September 1806
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Grenville-Papers, Add. 71591, Bl. 11-14
Size/Extent of item4 Bl., F: 222mm x 185mm; 7 eighd. beschr. Seiten
Places of printHistorical Manuscripts Commission (Hrsg.): Report on the Manuscripts of J. B. Fortescue, preserved at Dropmore, Vol. IX, London 1915, 461-463
IncipitLes préparatifs de guerre continuent
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn William Wyndham Lord Grenville Dresden, 17. September 1806 Dresde Ce 17 Septembre. 1806. My Lord ! Les préparatifs de guerre continuent sans relâche, et prennent chaque jour une consistence plus déterminée. L'Armée du Centre, qui a été formée près de Magdebourg, s'est avancée sur la S a l e, l'avant-garde du Duc de Brunsvic a du arriver à Naumbourg le 15 au soir. L'aile droite, commandée par le Général R ü c h e l se rapproche par sa droite du pays de Hesse, où une armée de 30,000 hommes se réunit, par sa gauche, des petites principautés de Saxe, Eisenach, Gotha pp. L'aile gauche, commandée par le Prince Hohenlohe et le Prince Louis, ayant passé l'Elbe ces jours-ci, se portera en avant sur Chemnitz, Plauen, aussitôt que la tête de l'Armée du Centre sera établie sur la Sale, le Roi de Prusse prendra Son premier quartier-Général à Weissenfels, entre Naumbourg et Leipzig. // Toute l'armée Prussienne fera face vers le midi; car c'est en Bavière, en Souabe, en Francon, que les Français ont la presque-totalité de leurs forces, et leur grande ligne d'opération s'étend de M a y e n c e, par W ü r t z b o u r g jusqu'à la frontière d'Egra. La ligne-d'opérations des Prussiens commence aujourd'hui à M ü n s t e r, où se trouve le corps du Général B l ü c h e r, et finit aussi près d'Egra. C'est sur le théatre qui comprennent ces deux lignes, [dont] W ü r t z b u r g au centre de la premiere, M a g d e b o u r g au centre de la seconde, que doit se jouer la première scène des grands évènemens qui se préparent. Les deux principaux dangers, qui menaceront l'Armée Prussienne, seront d'un côté, une diversion faite par la Hollande par laquelle les Français menaceroient l'aile droite des Prussiens; et d'un autre coté l'entrée des Français en Bohême, qui leur faciliteroit extrèmement leurs opérations contre l'aile gauche // des Prussiens. Il est singulier, que l'idée de cette dernière opération s'est si fort imprimée dans la tête des principaux personnages de l'armée Prussienne, qu'ils sont tous convaincus, qu'elle aura lieu, et que leurs opinions ne sont partagées que sur l'étendue du mal, les uns se bornent à croire, que l'armée de Bernadotte entrera par Egra, pour se jetter sur Plauen, et pour s'emparer de l'Elbe au-dessus de Dresde, tandis que d'autres présument, que les Français entreront en Bohême par Pilsen avec des forces considérables, tâcheront de tourner de cette manière toute la position des Prussiens, et se jetteront avec 30 à 40,000 hommes sur la Silésie, aujourd'hui [xxx] dégarnie de troupes. Cette opinion, fondée sur des renseignemens secrets, auxquels les Prussiens attachent une grande confiance, mais que, pour ma part, je ne trouve point concluans, suppose deux choses, dont ni l'une ni l'autre peut facilement être admise. Elle suppose d'abord, que la Bohême seroit // plus ou moins sans défense, et que l'une ou l'autre des places fortes de ce pays, soit Prague, soit Königsgrätz ou Theresienstadt tomberoit par un coup-de-main. Elle suppose ensuite, que Bonaparte braveroit l'Autriche dans un moment, où toutes les forces du Nord de l'Allemagne sont dirigées contre lui. Je dis, que ni l'une ni l'autre de ces suppositions est vraisemblable. Quant à la premiere je sais à-présent, à ne pas pouvoir en douter, que les places de la Bohême sont toutes dans un tel ètat de défense, qu'aucune ne sera prise par un coup-de-main; et je sais de plus que l'Autriche fait rassembler à T a b o r un corps de 40,000 hommes, qui en imposera assez aux François, pour les détourner de toute cette opération. Quant à la seconde, il est vrai, que l'expérience de l'année derniere a prouvé, que lorsqu'il s'agit d'un grand avantage militaire, Bonaparte est capable d'exposer au hazard les plus grands intérèts politiques, puisqu'il a risqué alors une guerre avec // la Prusse, plutôt que de se refuser le passage par le pays d'Anspach. Il p e u t faire la même chose cette fois-ci; mais en considérant l'ensemble de sa position, il me paroit infiniment peu croyable, qu'il provoquera l'autriche, à-moins d'avoir la certitude, qu'elle se livera contre lui dans tous les cas. - Toutefois ce raisonnement ne s'applique qu'à la probabilité de [la] ce que j'appelle la g r a n d e expédition de Bohême; car quant à la p e t i t e, c'est-à-dire l'entrée par Waldsassen et Egra pour abréger et faciliter la marche sur Plauen, elle pourroit se faire dans tous les cas, puisque les Autrichiens sont incapables de l'empêcher, et que Bonaparte se flatteroit de la couvrir de quelque prètexte ou excuse, pour le moment seroit avalée par l'autriche. Je ne puis pas entrer ici, MyLord, (cette lettre n'ètant confiée qu'aux voies ordinaires) dans la discussion de ce qui se passe à Berlin. Je me contente de certifier à Votre Excellence, que // d'après les dernières nouvelles, arrivées aux personnes de marque qui se trouvent actuellement à Dresde, aucun changement réel ne s'est opéré ni dans les mesures ni dans les dispositions. Ils sont tous ici également et fortement persuadés, que, quoiqu'on fasse à Berlin, on ne p e u t plus détourner la guerre, à-moins que Bonaparte ne se soumette à des conditions, auxquelles personne ne sauroit imaginer qu'il se soumettra. On est étonné à-la-vèrité de l'avantage incalculable qu'il a accordé à la Prusse, [du] en lui laissant le tems de faire tous ses préparatifs; mais on attribue ce délai (sans lequel la position de la Prusse auroit pu dévenir excessivement critique) d'un côté à l'incrédulité de Bonaparte sur les vèritables intentions du cabinet de Berlin, d'un autre côté à la nécessité de [prendr] préparer de son part des mesures, auxquelles il n'avoit pas cru devoir recourir de si-tôt, vu le systême // pacifique de ce cabinet, que Bonaparte a cru imperturbable, puisqu'il ne p o u v o i t pas calculer la force des circonstances majeures, qui l'ont subitement dérangé. Au-reste, d'aprés les avis du Génèral Blücher, arrivés hier, l'explosion prochaine dévenoit chaque jour plus vraisemblable; et les mouvemens de l'armèe de Bernadotte dans le Haut-Palatinat sont tels, que dans huit jours il peut ouvrir la campagne. Dans le même espace de tems l'armée Saxonne sera prête à agir; d'alors les Prussiens, pleinement organisés, pourront leur tenir tête sur tous les points. Il est décidé qu'ils prendront l'offensive aussi-tôt que leurs préparatifs seront achevés. Daignez, MyLord, recevoir avec bienveillance ces notions rapidement rèdigées, que l'intérèt majeur de la chose me fait présenter à Votre Excellence, sans savoir, quel acceuil elles trouveront auprès-d'elle; et agréez l'hommage du très-profond respect, avec lequel je suis MyLord De Votre Excellence le très-obéissant et très- fidèle serviteur G. H: British Library, London. Manuscripts Department, Grenville-Papers, Add. 71591, Bl. 11-14. 4 Bl., F: 222mm x 185mm; 7 eighd. beschr. Seiten. D: Historical Manuscripts Commission (Hg.): Report on the Manuscripts of J. B. Fortescue, preserved at Dropmore, Vol. IX.