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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 10. Mai 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 10-14 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5227
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date10. Mai 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 10-14
Size/Extent of item9 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printOesterreichs Theilnahme, Nr. XIII, 340 (tlw.) (deutsche Übersetzung)
IncipitDepuis mon rapport Nr. 37 les affaires
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 10. Mai 1814 Konzept Nr. 38. Vienne Ce 10 Mai 1814. A Monsieur de Rasty à B u c a r e s t. Expedié eodem. Depuis mon rapport Nr. 37 les affaires publiques se sont peu developpées, et le jour du départ du dernier Courier, nous n'avions pas même les nouvelles courantes de Paris au-delà du 26 Avril. Depuis hier nous les avons jusqu'à la fin d'Avril, mais elles ne contiennent aucun fait [xxx] <d'importance>; et les lettres particulières pas plus que les feuilles publiques. Le Roi Louis XVIII est arrivé à C a l a i s le 24; mais il s'acheminoit très-lentement vers la capitale; on avoit meme annoncé qu'il s'arrêteroit quelques jours à A m i e n s, et quelques jours à C o m p i e g n e. Cette lenteur a pour prétexte, et en partie // peut-être pour raison l'état de santé du Roi, souffrant beaucoup d'accès de goutte; mais il y entre aussi, on ne peut guères en douter, des motifs [xxx] d'une nature différente. La divergence des opinions sur la nouvelle constitution augmente de jour en jour; [il paroit] <on publie> brochure sur brochure, tantôt pour attaquer, tantôt pour défendre cette constitution; mais ses défenseurs même admettent déjà, qu'elle est susceptible de modifications et [la] d'améliorations, que le Sénat n'a pas prétendu établir en loi irrévocable chaque article qu'elle contient, et qu'il ne repoussera pas les changemens que Louis XVIII pourroit proposer. Il paroit donc, qu'on // veut sur-tout faire gagner du tems au Roi, pour qu'en arrivant à Paris il soit préparé au rôle qu'il doit y jouer; et on s'attend généralement à une révision du nouvel acte constitutionnel. Quelques personnes sont même [xxx] <porteur> à croire, que le Roi [xxx] <sera muni d'une> constitution toute faite, qu'il présenteroit á l'acceptation des autorités publiques et de la nation; mais cette démarche me paroit trop prononcèe et trop vigoureuse pour le caractère connu de ce Prince; et je crois plutôt qu'il se bornera à indiquer des modifications, qui seront acceptées sans beaucoup de difficulté.En I t a l i e, et notamment dans le M i l a n a i s la destruction // du [xxx] gouvernement Vicé-Royal a été accompagnée [de] d'assez fortes secousses. Lorsqu'on a su tout ce qui s'étoit passé en France, le parti [xxx] nombreux qui désire l'indépendance du pays de toute Souveraineté étrangère, renforcé par les amis de Vicé-Roi s'est mis en avant; et le Sénat organe de ce parti, et voulant profiler, comme celui de Paris des avantages que lui offroit cet interrègne, a publié une dèclaration solemnelle, dans laquelle il demandoit la réunion des [xxx] pays qui [xxx] formoient jusqu'ici le Royaume d'Italie sous un Prince indépendant et Souverain, et une constitution // libre, comme celle de France et d'Espagne. Ce projet, qui ne pouvoit point être gouté, [par] ni par ceux qui en détestent les auteurs, ni par ceux qui purement et simplement font des voeux pour le retour du Gouvernement Autrichien, reçut un coup mortel par une mal-adresse inconcevable de la part des principaux agens du Gouvernement renversé. Pour faire face à leurs besoin urgens, ils s'avisèrent de proposer un impôt qui fut le signal d'une révolte générale. Le peuple, ou plutôt la populace de M i l a n prit les armes; les journées du 20 et 21 Avril se passérent dans le tumulte et dans les désordres de toute espèce, le Ministre des Finances P r i n a, particulièrement // odieux au peuple, fut enlevé de sa maison, [et] inhumainement trainé par les nus, et <(à ce qu'on croit)> finalement massacré. Le feu de cette révolte se communique sur-le-champ à Bergamo et Brescia, où beaucoup de personnes, [suspectes] accusées de trop d'attachement pour le régime renversè, furent immolées. A la fin les Chefs de la Municipalité de Milan s'emparèrent du pouvoir, [on nomme un] le Sénat fut dissous; [on rappele les députés que conjointement] la mission des députés, que conjointement avec le Vicé-Roi il avoit envoyés à Paris fut dèclarée nulle; on créa un gouvernement provisoire; on nomma le Général P i n o Chef de la force militaire; on convoqua les assemblées Electorales à M i l a n. // Ces mesures firent cesser les désordres; cependant [xxx] la tendance des esprits par-rapport au sort futur du pays n'en parut pas complètement altéré; car la nouvelle assemblèe réunie à M i l a n, dans une [adresse] proclamation adressée au peuple, s'exprima encore dans des termes très-analogues à ceux du Sénat, et parla de liberté, d'indépendance, de constitution etc. comme si c'étoit à elle ou à ses committans à décider la nouvelle forme de gouvernement. Dans ces entrefaites, les premières troupes Autrichiennes sont entrées à M i l a n sous le Général N e i p p e r g le 28 Avril, à la suite d'une // seconde convention signée le 23, d'après laquelle M a n t o u e, P e s c h i e r a, et le territoire entier du Royaume d'Italie devoit être incessamment remis á l'armée Autrichienne. Les nouvelles que nous avons de M i l a n depuis [l'entrèe des Autrichiens] ce dernier évènement, portent à croire que la grande majorité des habitans s'est prononcée pour l' A u t r i c h e de la manière la plus éclatante, et sans aucune restriction; ce qui mettroit fin à tous les autres projets. [Nous savons d'ici à quelques jours comment] Nous devons avoir d'ici à quelques jours des renseignemens plus positifs. - Le Vicé-Roi a quitté l'Italie avec son épouse; il s'est rendu d'abord à M u n i c, mais peu d'heures après son arrivée dans cette ville, il est parti seul pour P a r i s. // Le Roi de N a p l e s s'est conduit dans ce moment critique avec une habileté qui donne lieu à croire, qu'il parviendra à conjurer tous les orages. Au moment même où le Marechal B e l l e g a r d e lui a fait annoncer, qu'on pouvoit considérer la guerre d'Italie comme finie, et que son armée n'étoit plus nècessaire, il a donné l'ordre de la retraite, [xxx] a regagné son pays avec son armée, et a fait publier par-tout, que désormais il ne s'occuperoit plus que de la prospérité du Royaume de Naples. Il désarmera par-là tous les ennemis, et s'affermira probablement sur son trône. Je joins à la présente la Gazette de France du 24 jusqu'au 30 d'Avril. P o s t - S c r i p t u m. Communication 1, d'un Journal du 1 Mai. - 2, d'un feuille contenant la justification de C a u l a i n c o u r t. - 3, de la brochure de C h a t e a u b r i a n t. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 10-14. x Bl., F: ; 9 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. XIII, 340 (tlw.) (deutsche Übersetzung).