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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 27. Oktober 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 66-69 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5019
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Jackson, Francis James
LocationWien
Date27. Oktober 1805
Handwritten recordPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 66-69
Size/Extent of item4 eighd. beschr. Seiten
Places of printWeil, D'Ulm à Jéna, 80-85
IncipitLes lettres que j'ai eu l'honneur
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Francis James Jackson Wien, 27. Oktober 1805 Vienne Ce 27 Octobre Monsieur ! Les lettres que j'ai eu l'honneur de Vous écrire par Fawkner le 23 et le 24, étoient presqu'uniquement consacrées à nos épouvantables malheurs. Je n'en avois, certes, point exagéré l'ètendue; et depuis que nous commençons à en connoitre les détails je m'apperçois de plus en plus que mes pressentimens les plus sinistres étoient restès au-dessous de la vérité. Je Vous ècrivois alors, que Vous auriez probablement des nouvelles aussi fraiches que nous de l'issue finale de tous ces revers; et cette conjecture encore s'est réalisée; car l'archiduc Ferdinand, étant arrivé à Guntzenhausen le 19, je suppose que Vous avez eu le 24 ou le 25 une connoissance entière de tout ce qui étoit arrivé jusqu'au 14. Vous saurez par d'autres voies que <c'est> le 17 que Mack a capitulé avec 18,000 hommes, et 29 généraux !! Un corps séparé par les chocs des journées précèdentes, commandè par le Général Werneck, et placè dans les environs de Biberach a fait la même chose. Enfin, l'Archiduc Ferdinand ètant arrivé en Bohême avec // 1500 hommes (il en avoit encore 7000 lorsqu'il a atteint le territoire d'Anspach; mais les scélérats n'ayant pas cessé de l'attaquer, et la lassitude de ces marches énormes ajoutées à tant d'autres malheurs, il les a vus s'anéantir d'un jour à l'autre) De sorte qu'en résultat final le corps de Kienmayer fort á-peu-près de 12,000 hommes, et le petit corps de Jellachich de 15 bataillons, est absolument tout ce qui reste de cette superbe armée, composée pour la moitié de notre magnifique cavallerie. Ah ! après des malheurs pareils, il faut-être bien fort pour ne pas perdre le courage. Cependant l'Empereur s'est merveilleusement conduit depuis ce dèsastre. Il a déclaré que rien ne le feroit changer de systême, que ces malheurs étoient une raison de plus pour opposer toutes ses forces à un ennemi aussi redoutable, et qu'il n'abandonneroit en rien les principes sur lesquels il s'étoit concerté avec ses alliés. Vous pouvez compter sur l'exactitude de ces paroles comme si Vous les aviez entendues Vous-même. L'Archiduc Antoine est parti avec la lettre pour le Roi de Prusse dont je Vous ai parlé dans ma dernière. L'Archiduc Ferdinand l'a // rencontrè sur la route de Bohème, et lui a communiqué tout ce que les scélérats ont encore faits contre lui dans l'asyle que le gouvernement Prussien d'Anspach lui avoit si noblement accordé - C'est la première fois depuis qu'il existe une Monarchie Prussienne qu'un Prince de la maison d'Autriche se rend à Berlin ! Pour consoler et soulager notre cour je lui souhaite tous les succès imaginables, tout en soutenant qu'il y en a de plus grands à désirer, et tout est tremblant qu'on ne les sacrifie pour des avantages momentanés. - Au-reste en <bien> examinant et pesant la déclaration de la Prusse contre la France, et en la combinant avec d'autres données que je possède depuis deux jours, je ne suis pas encore parfaitement d'accord avec l'opinion qui règne ici, que le Roi ne b a l a n c e r a pas même à faire ce que nous lui demandons. Je suis loin de [xxx] croire positivement qu'il [m'y] ne s'y rendra pas; mais je soutiens, que les paris sont encore ouverts. Et quand on pense, quel chemin le Cabinet de Prusse a du faire pour arriver seulement au point, où nous le voyons aujourd'hui, je ne sais pas si on auroit le droit de crier si-fort contre lui, pour ne pas vouloir entrer tout-le-bon dans une guerre offensive contre la France. Quoiqu'il en soit, celui qui pourra élever ce cabinet à la hauteur de sa véritable destination dans la crise où nous nous trouvons à-présent, sera un des plus-grands bienfaiteurs de l'Europe. // Mack, humilié et mal-traité par les François au-point qu'ils n'ont pas même voulu le faire prisonnier-de-guerre, mais lui ont dit qu'il pouvoit aller, où bon lui sembleroit, est arrivé hier à un village près de Vienne. Il n'a pas vu l'Empereur, d'autant moins que celui-ci est parti aujourd'hui de grand matin pour l'armée de l'Inn. L'archiduc Ferdinand arrivé aussi hier de Prague, est reparti aujourd'hui pour [xxx] ramasser les rèserves de la Bohême et couvrir la frontière. L'Empereur vient de faire proposer à la Diète de Hongrie le grand a r r i è r e - b a n, qui est une levée en masse d'un homme sur deux. S'il y a des officiers en assez grand-nombre pour organiser cette mesure collossale, elle pourroit seule sauver la monarchie. La plus grande de nos consolations c'est qu'on dit l'armèe Françoise tellement affoiblie et fatiguée qu'il n'est presque pas possible que Bonaparte entreprenne quelque chose de grand contre les pays héréditaires; et pourvu qu'il nous laisse u n m o i s de repit, je suis sûr que nous n'aurons plus à le craindre. C'est la première fois que je me sers d'une etaffette Prussienne pour Vous envoyer une lettre. Je Vous prie, Monsieur, de m'avertir si elle Vous a été remise à-tems, et d'agréer en attendant l'hommage du dèvouement sans bornes avec lequel je suis Votre très-humble et très-obeissant serviteur Gentz. H: Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 66-69. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, 80-85.