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Gentz ; Vansittart, Nicholas
An Nicholas Vansittart, Wien, 13. Mai 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Signatur: F. O. 7 / 76, ohne Paginierung 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4861
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Vansittart, Nicholas
AusstellungsortWien
Datum13. Mai 1805
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Signatur: F. O. 7 / 76, ohne Paginierung
Format/Umfang2 Bl., F: 229mm x 180mm; 3 eighd. beschr. Seiten
DruckorteStern, Briefe von Friedrich von Gentz aus den Jahren 1805-1808, Nr. II, 110-112
IncipitJe suis désolé, Monsieur, qu'après
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Nicholas Vansittart Wien, 13. Mai 1805 Vienne Ce 13 Mai 1805. Je suis désolé, Monsieur, qu'après toutes les peines, que je Vous ai données, et après toutes les bontés que Vous avez eues pour moi, je me trouve encore dans le cas de Vous importuner par des affaires particulières. Je viens de recevoir dans ce moment même une lettre du 12 Avril, écrite par l'homme qui m'a servi jusqu'ici d'intermédiaire pour ma correspondance, et qui me mande que malgré une promesse gracieuse qui lui avoit été faite de Votre part, tous les fonds à moi destinés, avoient été payés entre les mains de Messieurs Coutts; que rien ne lui en étoit parvenu; et que n'étant muni de rien pour Messieurs Coutts, et ne pouvant pas prévoir cet incident, il est dans le plus cruel embarras, par rapport aux commissions que je lui avois données. Vous imaginez bien que cet embarras retombe sur moi dans toute son étendue, et cela d'autant plus que je n'ai pas même de la part de Messieurs Coutts un mot d'avis sur aucun payement fait à leur maison. Il m'est impossible de deviner ce qui a pu amener cet arrangement, malgré les instances pressantes et réitérées que je Vous avois adressées à ce sujet, et malgré la confiance absolue que Vous auriez pu accorder à un homme que je Vous avois désigné comme aveuglement attaché à mes intérèt. Comme je n'ai reçu aucune explication quelconque, qui puisse me guider // dans cette affaire je dois me contenter de la persuasion, que ce qui s'est passé, doit avoir été nécessaire, puisque V o u s l'avez approuvé. Mais ma position n'en devient pas meilleure. J'avois avec la maison de Coutts des engagemens de différentes espèces, dont quelques-uns m'étoient rien moins que pressans. Maintenant il est clair qu'ils se rembourseront sur-le-champ de t o u t ce qui leur revient, et que des arrangemens qui me touchoient de plus près, seront devenus impossibles. Ce coup là est vraiment funeste pour moi. Mais peut-être qu'il y a encore moyen de le réparer en partie: Comme Vous avez tant fait pour moi, Vous et Vos amis, ajoutez encore un bienfait peu considérable à tous ceux que je Vous dois. Mettez cet homme, qui j'avois envoyé à Londres, et dont j'attends le retour avec tant d'impatience, en état de partir, après avoir règlé mes affaires. Avec une somme additionnelle de 500 Livres Sterling il pourra s'arranger pour cet effet. Faites moi la seule et dernière grace de lui faire remettre (mais à l u i, et directement à-lui) cette somme, comparativement à tout ce que Vos avez accordé dans cette occasion, inconsidérable, et sur-tout, acuillez bien, je Vous en conjure, la lui faire remettre sans beaucoup de délai. Si [cependant] toutefois il étoit parti de Londres, comme il n'aura pu le faire, que [xxx] par quelque arrangement embarrassant ou funeste pour mon crédit, veuillez la faire remettre encore, ou du-moins promettre à la maison Coutts, pour que je conserve // la liberté de tirer sur eux pour cet objet; car je crains que par les payemens antérieurs je n'aurai pas beaucoup rétabli mes affaires, à-moins que Messieurs Coutts n'en usent avec moi d'une délicatesse tout-à-fait particulière. Je suis incapable de traiter d'autres objets dans cette lettre, [qui] quoique transportée par une occasion particulière jusqu'à Prague, n'en a pas moins beaucoup de chemin a faire que la poste. Le silence que tout-le-monde garde avec moi, est bien fait pour me désorienter et même pour me décourager; mais il ne produira ni l'un, ni l'autre de ces effets. Je m'en tiens à un sentiment ineffaçable, qui me dit, que, malgré ce terrible silence, je vis dans Votre souvenir, et dans celui de Vos amis; cette conviction ne me quittera pas de si-tôt; et si même elle me quittoit à-la-fin (ce qu'à Dieu ne plaise !) il me resteroit encore des motifs bien sacrés, pour continuer sans interruption la carrière que je me suis tracée, et que je suivrai avec une ardeur toujours égale, jusqu'à ma dernière heure, ou jusqu'a celle de tout ce qui mérite les voeux, le dévouement, et les sacrifices les plus décisifes de la part de l'homme-de-bien, qui doit se refuser à-jamais de désespérer de la chose publique. Cependant quelques lignes de Votre main me donneront un renfort de courage dont j'ai grandement besoin. Je Vous le demande avec le même empressement, mais aussi avec la même confiance illimitée, avec laquelle je Vous recommande l'objet et l'auteur de cette lettre. Votre tres-fidèle serviteur G. P.S. Ne pouvant pas juger de Vos projets personnels, dans l'ignorance absolue ou je me trouve sur ce qui Vous concerne, au-moins ne partez pas de Londres, je Vous en conjure, sans avoir fait ce que je Vous ai demandé avec tant d'instance. Car les moyens de maintenir ma correspondance pour l'avenir H: Public Record Office, Kew (England). Signatur: F. O. 7 / 76, ohne Paginierung.2 Bl., F: 229mm x 180mm; 3 eighd. beschr. Seiten. Adresse auf Seite 4: Right Honorable Nicolas Vansittart. D: Stern, Briefe von Friedrich von Gentz aus den Jahren 1805-1808, Nr. II, 110-112.