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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 7. November 1803, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 11-14 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4845
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Jackson, Francis James
AusstellungsortWien
Datum7. November 1803
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 11-14
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
DruckorteWeil, D'Ulm à Jéna, 25-28
IncipitLe départ du Comte Metternich
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Francis James Jackson Wien, 7. November 1803 Vienne Ce 7 Novembre 1803 Monsieur ! Le départ du Comte Metternich, qui Vous remettra cette lettre a été tellement précipité, qu'il ne m'étoit pas possible d'en profiter autant que j'aurois voulu le faire, pour Vous présenter quelques réflexions sur l'état actuel des affaires publiques. Mais je ne puis pas <le> laisser partir, sans Vous dire au moins quelques mots, et surtout, sans faire quelques observations sur le Comte Metternich lui-même, dans le moment, où il va jouir de l'avantage d'être Votre collègue à la même cour. L'amabilité de ses manières, et la douceur de son commerce ne manqueront point de Vous le recommander bientôt; mais une connoissance parfaite de son caractère et de sa façon-de-penser m'autorisent à Vous dire, que Vous trouverez en lui, un homme digne de toute Votre estime et de toute Votre confiance. I1 arrive à Berlin sous de tristes-auspices; lié par des instructions pusillanimes, qui sont plutôt faites pour le paralyser que pour l'encourager; et gêné dans tous ses mouvemens par un ministère, dont la foiblesse et l'incapacité surpasse peut-être tout ce que // l'histoire moderne peut nous offrir dans ce genre. Mais ses principes à lui sont excellens; tous ses voeux sont dirigés vers le bíen; et si des évènemens heureux pouvoient faire sortir le Continent de l'Europe de sa funeste létargie, et remettre nommément les destinées de l'Autriche entre des mains plus dignes d'y présider, Monsieur de Metternich ne seroit certainement pas le dernier à contribuer à la délivrance générale. C'est à ce titre-là que je prends la liberté de Vous le recommander particulièrement. J'ai eu hier des lettres d'Angleterre jusqu'au 21, qui m'ont extrêmement élevé, et qui ont détruit jusqu'aux derniers restes d'inquiétude, que les préparatifs des François m'inspiroient encore quelquefois. Parmi ces lettres il y en a une sur-tout de Monsieur V a n s i t t a r t, qui ouvre devant moi une perspective vraiment-entrainante. Je ne puis pas me refuser le plaisir de Vous en communiquer un passage, dont la fin se rapporte à un mémoire, que j'ai pris la liberté d'adresser il y a quelque tems au Ministère de Votre pays, et qu'on a reçu avec une bienveillance particulière. Voici, comment il s'exprime:"We begin to wait the event of Invasion rather with curiosity than anxiety. With a triumphant navy, and 500 000 men in arms, i t w i l l e x c e e d t h e g r e a t e s t w o n d e r s o f h i s t o r y, if any impression is // made on our coasts. The delay of the attempt is however advantageous to us, by affording time to organize the new levies more completely. But whatever confidence we may feel in our security against attack, I am convinced, that it is only <from> a v i g o r o u s s y s t e m o f o f f e n s i v e o p e r a t i o n s, conducted on the principles You have laid down, that we can expect a result honorable to this country, and advantageous to Europe in general." La victoire que l'Angleterre, selon toutes les probabilités humaines, va remporter sur son ennemi, ne sera donc point une victoire stérile, qui n'auroit d'autre effet que de frustrer les projets affreux, dont le plus atroce de tous les usurpateurs la menace; mais cette victoire, (comme je l'ai désiré et espéré dejà longtems) conduira à des mesures plus vastes, qui remettront peut-être l'Europe entière sur ses anciennes bases, et nous feront sortir de tous nos malheurs. Comme Vous êtes plus près, que nous, Monsieur, de la scène, où les destinées du monde se jouent maintenant, permettez que je [xxx] me livre à l'espoir, d'obtenir quelquefois de Votre bonté, les renseignemens qui Vous parviendront, et que Vous jugerez de nature à pouvoir m'être communiqués. L'intérèt que je prends à tout ce qui intéresse Votre patrie, les voeux ardens que je ne cesse de faire pour son bonheur, ma // haine sans bornes contre ses ennemis, et l'amitié dont m'honorent plusieurs de vos respectables compatriotes - m'autorisent presque à me regarder moi-même comme anglois, et m'enhardissent à compter sur une partie de Votre confiance, qui m'honorera trop pour que je puisse jamais en abuser. Permettez, qu'avant de finir je Vous offre encore mes bien sincères félicitations, sur la liaison intéressante que Vous allez contracter et qui doit fonder Votre bonheur domestique. J'ose me flatter que Mademoiselle de Dorville m'a toujours compté parmi ceux, qui lui étoient le plus fidèlement dévoués; je sais, qu'elle m'a fait l'honneur de me croire son véritable ami, et qu'elle n'a pas méconnu l'intérèt sincère, que j'ai pris à tout ce qui pouvoit contribuer à son bonheur; elle doit donc être bien persuadée, que la nouvelle de son mariage, et sur-tout d'un mariage dont je puis la féliciter de si grand coeur, m'a fait un plaisir infini. Je Vous prie, de me rappeler à son souvenir, et de Lui demander pour moi la continuation de Ses bonnes graces. Veuillez bien, Monsieur, agréer l'hommage des sentimens les plus distingués, de la haute considération, et du dévouement inviolable avec lequel je m'honore d'êtreVotre très-humble et très obéissant serviteur Gentz. Lorsque Vous voudrez me faire l'honneur de m'écrire, sans qu'il y ait une occasion particulière, je Vous prie d'adresser toujours Vos lettres à Monsieur de Buol à Dresde. H: PRO, Kew, Richmond (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 11-14. x Bl.,F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, Nr. IV, 25-28.