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Gentz ; Esterházy von Galántha, Nikolaus Fürst
An Nikolaus Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 22. Juli 1830, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1830

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4123
Briefaussteller
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Gentz
Briefempfänger
Esterházy von Galántha, Nikolaus Fürst
AusstellungsortWien
Datum22. Juli 1830
Handschriftl. ÜberlieferungUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJ'ai été très-sensible au gracieux
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Nikolaus Fürst Esterházy von Galántha Wien, 22. Juli 1830 Vienne Ce 22 Juillet 1830. Monseigneur ! J'ai été très-sensible au gracieux souvenir de Votre Altesse, qui m'a valu sa lettre du 1 de ce mois, quoique son contenu m'ait sérieusement affligé. Loin de croire que ma présence au Johannisberg ait pu rien changer aux dispositions du Prince Paul, je n'en regrette pas moins vivement, qu'il ai manqué une occasion si favorable pour s'aboucher avec Monsieur son père. Le départ du Comte Haugwitz, qui va porter les complimens de condoléance et de félicitation à Londres m'ayant fourni une voie sure pour y écrire, je l'ai saisie pour faire connoitre au Prince Paul, quel mal sa répugnance pour une entrevue avoit fait en coeur de Votre Altesse, et combien je déplorois l'état actuel des relations entre Elle et lui. Je ne sais pas si mes observations produirent, // ou non, quelqu'effet; mais j'ai dit ce que je pensois et sentois, et Votre Altesse ne m'auroit certainement pas désavoué. Le Prince de Metternich est parti ce matin pour Prague, d'où il se rendra par Teplitz et Carlsbad à Königswart. Je l'y suivrai dans deux ou trois jours; nous y passerons le mois d'Aout, et serons de retour dans les premiers jours de Septembre. La diète qui s'ouvrira alors à Presbourg, présentera une scène fort inattendue - le couronnement du Prince Impérial. On dit généralement que cette mesure, calculée sur la tranquillité de l'avenir, sera bien reçue, et même très-populaire en Hongrie. Votre Altesse en jugera mieux que moi. Il est certain, que malgré la paix qui règne dans ce moment en Europe, l'horizon est couvert de nuages. La France est dans une crise, dont per//sonne ne peut prévoir le dénouement. La victoire d'Algers, indépendamment des complications politiques qu'elle peut faire naitre, ne contrebalancera pas celle, que l'opposition vient de remporter dans les élections. Si le gouvernement cède, soit ouvertement, soit par des demi-mesures, et des capitulations, l'autorité Royale sera atteinte d'un coup, dont elle ne se relèvera jamais. Si le Roi et Ses Ministres persistent dans le système qu'ils ont mis en avant, on doit s'attendre à bien des troubles et de dangers. D'après nos dernières nouvelles, les Ministres continuent à parler en hommes entièrement surs de leur fait, et décidés á faire face à l'orage; mais il est bien difficile de découvrir, quel est le motif et le fond de cette sécurité étonnante. - La situation de l'Angleterre est heureusement moins menaçante. Le nouveau règne commence sous des auspices favorables. Une des premières occupations du Roi a été celle de retablir la paix dans le sein de la famille Royale, // de reconcilier le Duc de Cumberland avec le Duc de Sussex, de partager également ses faveurs entre les Princes et Princesses de Sa Maison. Ennemi de toute innovation précipitée, il accorde son entière confiance au Duc de Wellington, et c'est p a r lui, et pas m a l g r é lui que doivent se faire les changemens qui auront nécessairement lieu dans plusieurs parties du Ministére. On dit le Roi ami prononcé de l'Autriche. Je souhaite de tout mon coeur que le séjour dans un beau pays fusse à Votre Altesse tout le bien imaginable; heureusement quant à Votre santé, Monseigneur, je n'ai à désirer que la continuation de l'état prospère dans laquel elle se trouvoit. Ce sera probablement en Hongrie, que j'aurai le bonheur de Vous revoir; veuillez me conserver Votre bienveillance, à laquelle j'attache le plus haut prix, et agréer l'hommage du dévouement inaltérable avec lequel je suis Monseigneur ! De Votre Altesse Le très-fidèle serviteur Gentz. H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.