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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 22. Juli 1830, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1830

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4059
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
LocationWien
Date22. Juli 1830
Handwritten recordUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Size/Extent of item4 eighd. beschr. Seiten
IncipitVotre lettre du 4 de ce mois
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 22. Juli 1830 Vienne Ce 22 Juillet 1830. Votre lettre du 4 de ce mois, Mon Prince, <me prouve> que Vos sentimens envers moi sont toujours les mémes, et que Vous justifierez dans toutes les occasions la confiance, avec laquelle je compte sur Votre désir de me faire du bien. Je Vous avoue, que la résolution de ne pas accompagner le Prince à Johannisberg - résolution tenant à plusieurs raisons, dont je ne veux pas Vous ennuyer ici, - ne m'a laissé après-coup qu'un seul regret; celui de ne pas Vous avoir rencontré. Le Prince m'a assuré, que Vous aviez été plus aimable que jamais - ce qui veut dire beaucoup - et il a fait Votre éloge d'abondance de coeur, sous le rapport des affaires, comme sous celui de société. Je ne saurois Vous exprimer le plaisir que j'en ai éprouvé. La dernière expédition de Londres, écrite avant Votre retour, m'a entièrement rassuré sur les inquiétudes que la mort du Roi, quelques bruits de Journaux, // et sur-tout l'attitude menaçante des trois oppositions dans la séance du 30 Juin, m'avoient momentanément données. Je vois par les dernières nouvelles, que le nouveau Souverain marche à merveille, qu'il n'y aura pas le changement essentiel dans l'administration, et que l'autorité du Duc de Wellington est solidement et inébranlablement établie. Voilà tout ce qu'il n o u s faut dans un tems, où personne ne peut prévoir, quelle face présentera l'Europe d'un jour à l'autre. Cet état des choses me rend aussi quelqu'espoir sur le succès de l'affaire, que Vous avez embrassée avec tant de bienveillance. Il me semble, que le Duc est aujourd'hui si puissant, que par un trait de plume il pourroit mettre un terme à mes tribulations, et réaliser enfin de que depuis deux ans on m'avoit constamment montré comme prochain. Je ne compte que sur lui; et je crois, Mon Prince, que si Vous pouviez faire valoir auprès de lui, la confiance dans ses bontés dont je suis animé, Vous emporteriez // l'objet en question dans les voies les plus simples. Veuillez rappeler au Duc les longs et nombreux services que j'ai rendus, tant d'époques mémorables où j'ai eu le bonheur de travailler sous ses yeux, combien de fois Il m'a honoré de sa haute approbation, enfin, le porté que l'on pourroit tirer e n c o r e de mon dévouement invariable, - et je suis presque sûr, qu'Il ne me refusera pas un secours, que j'ai osé réclamer à tant de titres. Vous jouissez de Son amitié de Son intimité même; Il a pour Vous un véritable attachement, réel et personnel, et je me plais à croire, qu'en y mettant le zèle, que je Vous connois pour Vos amis, Vous devez réussir dans des choses, dans lesquelles tout autre que Vous échoueroit. Le Prince est parti ce matin pour Prague, d'où il passera à Teplitz, et se rendra par Carlsbad à Königswart. Dans trois ou quatre jours j'irai directement à ce dernier endroit, où nous passerons le mois d'Aout. C'est là que j'attends de Vos nouvelles, Mon Prince, non sans anxiété, mais cependant avec un bon pressentiment, qui ne me trahira pas. // Vous serez certainement content de la grande et salutaire mesure du couronnement du Prince Impérial. C'est un c o u p d' é t a t p a c i f i q u e, qui fait beaucoup d'honneur à notre Prince, et ajoutera un nouveau laurier à ceux qui couvrent son front. Jusqu'ici le séjour de Königswart a toujours été gros de quelqu'évènement remarquable. En 1827 nous y reçumes la nouvelle de la mort de Canning, au moment même de mon arrivée. L'année derniere la création du Ministère Français du 8 Aout nous y fut annoncée. J'entrevois que le séjour prochain ne sera pas tout-à-fait stérile; la France, sur les bords d'un Volcan, ne nous promet que de tristes émotions; je prie Dieu, et j'espère, que de Votre part il ne nous en viendra que d'agréables. Ne m'oubliez pas, Cher Prince, et soyez persuadé, que rien n'égalera la reconnaissance de Votre très-dévoué et fidèle serviteur Gentz. H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.