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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 7. Juni 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 58-62v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3893
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date7. Juni 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 58-62v
Size/Extent of item9 ½ eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printOesterreichs Theilnahme, Nr. III, 358-360 (deutsche Übersetzung, tlw.)
IncipitD'aprés les nouvelles de Paris du 29
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 7. Juni 1814 Konzept Nr. 45. Vienne Ce 7 Juin 1814. A Monsieur de Rasty á B u c a r e s t E x p e d i é e o d e m avec les Journaux de Paris j u s q u' a u 29 Mai D'aprés les nouvelles de Paris du 29 [xxx], qui sont arrivées ce matin, le traité de paix avec la France devoit être signé le lendemain 30. Le départ de l'Empereur d'Autriche pour Vienne, comme celui de l'Empereur Alexandre pour Londres restoient fixés au 31. La fin du mois de Mai aura donc èté pour Paris et la France une époque mémorable. Car la publication de la paix, celle de la constitution modifiée par le Roi (annoncée aussi pour le 31) le départ des Souverains et Ministres Etrangers aprés la consommation de leur grand ouvrage - tout s'est concentré dans un même moment. // Comme nous aurons le traité-de-paix [xxx] demain ou après-demain, il suivra de très-près mon rapport d'aujourdhui. Je crois cependant devoir Vous donner une légère esquisse de quelques-unes de ses principales dispositions. La base de ce traité est toujours la réduction de la France aux frontières, qu'elle avoit le 1 Janvier 1792; elle aura toutefois (pour que la <fameuse> promesse du 1 Decembre 1813 ne reste pas absolument sans effet) un accroissement d'environ 600,000 ames de population. Dans cet accroissement se trouveront compris les territoires, enclavés dans celui de France pendant les premières annèes de la // révolution ( A v i g n o n et V e n a i s s i n, M o n t b é l i a r d etc. etc.) et le reste sera complêté par quelques rétrocessions dans les Pays-Bas et sur la rive gauche du Rhin <et en Savoie>. Ce résultat, Vous le sentez bien, sera d'autant moins gouté en France, qu'une quantité de personnes se sont flattées jusqu'au dernier moment, qu'on leur restitueroit une grande partie de la Belgique et des quatre départemens du Rhin. On sera encore beaucoup moins édifié de plusieurs autres articles du traité. Malgrè tout ce que les Journaux <de Paris> ont annoncé et certifié [xxx] à leur public, la France sera obligée de rendre tous les objets précieux, en fait de [xxx] sculpture, peinture, monumens, // manuscrits, archives etc etc. que ses armées conquérantes avoient enlevés dans les différens pays envahis ou incorporés. Elle ne payera pas de contributions de guerre proprement dite, mais elle remboursera en argent tout ce qui lui sera rendu d'immeubles, appartenant aux Alliés par le droit de conquête, tels qu'artillerie, Munitions, Magazins de toute espéce, dépôts de sel, de tabac, de salpêtre etc. etc. ce qui formera toujours une somme considérable. Enfin elle n'aura pas de voix active dans les <nouveaux> arrangemens qui auront lieu [par] relativement aux [pays] autres états de l'Europe. [Cette] Toutes ces clauses seront envisagées comme extrêmement // dures et humiliantes pour l'orgeuil de la nation Françoise. Je Vous ai communiqué l'extrait de la brochure: R é f l e x i o n s s u r l a p a i x; aujourd'hui je suis en état de Vous en envoyer un exemplaire. Les sentimens et le langage qui y règnent sont ceux d'une très-grande, et au-fond de la majeure partie du public. La paix ne contribuera certainement pas à rendre le Roi plus populaire en France, ni à consolider son gouvernement; et j'ai des craintes sérieuses pour l'époque où ce malheureux Souverain sera abandonné à ses propres forces et à ses propres conseils. Je viens aussi de recevoir des détails très-intéressans sur les derniers évènemens d'Espagne. // Il est trop tard, pour que je puisse en faire usage aujourdhui; mais [xxx] j'aurai soin de Vous les transmettre incessamment. La contre-révolution est complête dans ce pays; le Roi a remportè une victoire, que personne que lui-même n'auroit pas rêvé quinze jours auparavant; et [xxx] jamais ceux qui comptent sur le peuple, pour en faire l'instrument de leurs projets et pour saper les fondemens d'un pouvoir consacré par une longue suite de siêcles, n'ont reçu une plus cruelle leçon. Cet évènement fera q u e l q u e bien au Roi de France, en décourageant jusqu'à un certain point les partisans des "i d é e s l i b é r a l e s" - Le Roi F e r d i n a n d VII a traité le Chargé-d'affaires // d'Autriche, qui étoit allé à sa rencontre jusqu'à V a l e n c e (comme l'a fait aussi l'Ambassadeur d'Angleterre, et le Chargé-d'affaires de Portugal) avec une bienveillance très-[masquée]<particulaire>, et s'est exprimé avec beaucoup d'intérèt et de sensibilité sur la conduite politique et personnelle de l'Empereur et de Monsieur de Metternich. Il se trouve que l'Autriche est la seule des grandes puissances, qui ne se soit jamais expliquée sur la constitution rédigée par les Cortès; cette circonstance mettra maintenant les deux cours fort à leur aise dans tous leurs rapports; tandisque le Cabinet de Madrid sera un peu plus embarrassé avec la Russie, l'Angleterre, et la Prusse, qui avoient approuvé l'ouvrage // des Cortès. Cependant pourvu que le Roi réussisse à maintenir la tranquillité dans l'Intérieur de l'Espagne, ses [xxx] relations avec les autres puissances se rétabliront bien-tôt.Monsieur le Prince Metternich m'a écrit que son séjour à Londres ne se prolongeroit pas au delà de 10 à 12 jours, et qu'il comptoit arriver á Vienne dans les derniers jours du mois de Juin. C'est alors que commencera une époque bien intéressante, celle du congrès définitif. J'apprends, que la plupart des Ministres qui étoient employés aux [xxx] conférences de Chatillon, seront nommès aussi pour ce Congrès. Il y aura donc le Comte S t a d i o n pour l'Autriche, le Comte R a s o u m o f f s k y pour la Russie, // le Baron de H u m b o l d t pour la Prusse. On ne sait pas, qui sera nommé de la part de l'Angleterre. Lord A b e r d e e n, jusqu'ici Ambassadeur près l'Empereur d'Autriche, a renoncé à cette place pour l'avenir. Les relations entre les cours de Vienne et de Londres sont plus intimes et plus satisfaisantes que jamais. Nous apprenons de Constantinople, que le Général Andreossi a enfin reconnu le rétablissement de l'ancien régime en France, et arbore la concarde blanche. Mais je ne crois pas, qu'il conservera sa place. Vous savez, qu'il avoit successivement accaparé les quatre hôtels de France, de Venise, de Hollande, et d'Espagne. [Les trois derniers lui seroit] A présent tout sera restitué à // qui le droit. Les rapports entre la France et la Porte se réduiront à peu de chose dans les premiers tems, la France aura beaucoup [xxx] à faire pour reprendre une assiette qui la mette en état, de se rapprocher des puissances éloignées, d'élever sa voix et de rèoccuper sa place dans le systême géneral de la politique Européenne. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 58-62v. x Bl., F: ; 9 ½ eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. III., 358-360 (in deutscher Übersezung, tlw.).