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Gentz ; Grenville, William Wyndham Lord
An William Wyndham Lord Grenville, Dresden, 29. Mai 1806, Universitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 16 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id377
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Grenville, William Wyndham Lord
LocationDresden
Date29. Mai 1806
Handwritten recordUniversitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 16
Size/Extent of item2 Bl., F: 221mm x 176mm; 4 eighd. beschr. Seiten
IncipitLe silence que Votre Excellence
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn William Wyndham Lord Grenville Dresden, 29. Mai 1806 My Lord ! Le silence que Votre Excellence a gardé sur la lettre que j'ai pris la liberté de Lui adresser dans les derniers jours du mois de Mars, me prouve malheureusement, que ma démarche, mes idées, mes propositions, n'ont pas trouvé grace devant Votre Excellence. D'avoir échoué dans cette occasion est une des conjonctures les plus affligeantes et les plus décourageantes de ma vie; mais tout en reconnoissant, My Lord, que c'étoit à Vous seul à décider en juge suprême de la bonté, et de l'admissibilité de mes plans, et tout en me soumettant avec la plus entière résignation à une autorité aussi respectable que la Votre, je me flatte que Vous rendrez quelque peu de justice aux motifs, qui m'avoient dicté // ma lettre, et peut-être aussi à l'esprit dans lequel elle étoit conçue. Cependant, comme jusqu'à ce jour je n'ai jamais appris d'une manière quelconque comment et pourquoi mes propositions étoient restées sans effet, j'ai encore le droit de supposer, que Vous ne m'avez <pas> absolument et irrévocablement retiré Vos bonnes-graces. Et c'est dans cette supposition, que j'ose Vous adresser aujourd'hui ma très-humble demande d'une nature moins difficile et moins compliquée, et pour laquelle je réclame Vos bontés avec toute l'ancienne confiance que Vous aviez daigné m'inspirer. Monsieur Vansittard est instruit de la position facheuse et plus que facheuse, dans laquelle je me trouve par-rapport à une affaire // d'argent, entamée dans un moment, où je comptois sur la même faveur, qui m'avoit été témoignée pendant tout le Ministère de Monsieur Pitt, dans un moment où sa mort m'étoit inconnue. L'objet de cette affaire est peu considérable; il en coutera un mot à Votre Excellence pour la terminer à ma satisfaction; et ce mot-là Votre Excellence ne le refusera pas à un homme, qui n'a jamais cessé un instant de consacrer toutes les forces de son ame aux grands intérèts de l'Europe, et particulièrement à la cause sacrée de Votre pays, et qui, encouragé ou non, est résolu à continuer cette marche jusqu'au moment, où il sortira d'une vie, remplie depuis quelque tems de tristesse et d'amertume. Je supplie Votre Excellence, de me donner par quelque réponse gracieuse, ou du-moins // par quelque résolution favorable, la dernière consolation de pouvoir espérer que je ne serai pas à-jamais repoussé et oublié de la part de ceux, dont l'approbation avoit fait pendant si-long-tems le bonheur et la gloire de mon existence. Je suis avec le plus profond respect MyLord ! De Votre Excellence le très-obéissant, très-dévoué et très-fidèle serviteur Dresde Ce 29 Mai. 1806. Gentz. H: In Privatbesitz. 2 Bl., F: 221mm x 176mm; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.