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Gentz ; Grenville, William Wyndham Lord
An William Wyndham Lord Grenville, Dresden, 10. September 1806, British Library, London. Manuscripts Department, Grenville Papers, Add. 71591, Bl. 5-8v 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3759
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Grenville, William Wyndham Lord
LocationDresden
Date10. September 1806
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Grenville Papers, Add. 71591, Bl. 5-8v
Size/Extent of item4 Bl., F: 221mm x 179mm; 8 eighd. beschr. Seiten
Places of printHistorical Manuscripts Commission (Hrsg.): Report on the Manuscripts of J. B. Fortescue, preserved at Dropmore, Vol. IX, London 1915, 458-460
IncipitA la suite de la lettre
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn William Wyndham Lord Grenville Dresden, 10. September 1806 Dresde Ce 10 Septembre. 1806. My Lord ! A la suite de la lettre que j'ai osé adresser à Votre Excellence le 7 de ce mois, j'ai voulu Lui soumettre un récit détaillé de ce qui s'est passè à Berlin depuis quatre semaines, pour amener la révolution étonnante dans le systême de cette cour, dont nous voyons aujourd'hui les effets. Le Courier qui me surprend, [xxx] ne peut s'arrêter qu'un quart-d'heure; je me contente donc de Vous communiquer ce qu'il a de plus essentiel à dire à ce sujet; en garantissant à Votre Excellence l'autenticité des sources de mes données. Depuis trois ou quatre mois déjà, l'opposition au cabinet actuel du Roi de Prusse, opposition composée de tout ce qu'il y a de grand et d'illustre dans ce pays, en-fait de naissance, de rang, de lumières, et de talens, avoit pris une consistance redoutable. Son but bien prononcé étoit, de substituer à ce que l'on appelle // à Berlin le r é g i m e - d e - c a b i n e t, un g o u v e r n e m e n t M i n i s t e r i e l, qui auroit sur celui qui existe les deux avantages majeurs, d'abord de réunir les hommes les plus dignes de conseiller le Roi, et puis d'être composè de personnes r e s p o n s a b l e s. Le Cabinet actuel, exclusivement formè par Monsieur B e y m e et L o m b a r d, simples Sécrétaires en-apparence, mais premiers-Ministres de fait, et de plus du Comte H a u g w i t z, qui depuis long-tems n'avoit èté considéré que comme l'instrument aveugle, et comme le premier serviteur de ces Sécrétaires, faisoit depuis long-tems le fléau et la honte de la Prusse. - Le plan de culbuter le cabinet avoit èté continuellement agitée dans les réunions des principaux personnages qui fesoient la force de l'opposition; plusieurs de ces personnages avoient présenté individuellement au Roi des mèmoires et des réprésentations, rédigées avec une énergie sans exemple. Enfin, il ne falloit qu'une secousse, pour développer les germes de ce grand changement. Au-moment, où arrivèrent à Berlin // les rapports alarmans de Monsieur de Luchesini, qui avoit appris par des canaux secrets, mais infaillibles, que le projet de subjuguer la Prusse ètoit mur pour son exécution, et que ce projet s'exécuteroit, soit sous le prètexte de forcer la Prusse a faire cause commence contre la Russie, si l'Empereur ne ratifioit pas la paix, soit en lui déclarant, qu'il devoit rendre la plus grande partie de ses provinces Westphaliennes, si la Russie avoit sanctionné la paix - la voix de cette même opposition s'èleva d'une manière si irrésistible, que les trois coryphés du Cabinet se royoient obligés de plier sur-le-champ. Ils se trouvoient tout-à-coup dans une espêce de minorité effrayante; seuls contre toute la cour, tout <le> public, la plupart des Généraux et des Ministres. Si le Roi ètoit secrètement de leur avis, Il jugea convenable, de plier avec eux. C'est alors que [xxx] l'ordre fut donné, de mettre toute l'armèe sur-le-pied-de-guerre; c'est alors, // que fut [xxx] résolue la déclaration vigoureuse, par laquelle on annonçoit à Bonaparte, que le départ de ses troupes de tous les points de l'Allemagne, et sa renonciation à toute dèmarche, par laquelle il voudroit prendre part aux affaires intérieures de l'Allemagne, ètoit la seule condition, sous laquelle la Prusse pouvoit rester en paix avec lui. Le Cabinet se détermina d'autant plus facilement à [se] ces mesures, qu'il étoit en effet abandonné de tout-le-monde, et même de ses propres partisans. Car Lucchesini, jusqu'ici le plus actifs parmi ces partisans, avoit enfin voté lui-même pour la nècessité urgente d'un systême de vigueur; et le Duc de Brunsvic, soit par une conviction tardive, soit par calcul politique, (puisqu'il s'appercevoit de la chute prochaine de l'ancien systême) écrivit au Roi, qu'il approuvoit complètement les nouvelles mesures, qu'il les trouvoit sages et indispensables, et qu'il prioit seulement, en // égard à son age et à ses infirmités de le dispenser de concourir à l'exécution. L'immense majorité des adversaires de ce cabinet odieux et méprisé, se convainçut tout-de-suite, qu'il ne falloit pas s'endormir sur cette première victoire. Ils croyoient voir distinctement, qu'avant que ce cabinet ne fut entièrement mis-de-côté, il n'ètoit pas possible ni de compter sur la stabilité d'une conduite honorable, [et] ni sur-tout d'inspirer la moindre confiance aux puissances étrangères. Ils prirent donc le parti d'aller plus loin. Les deux Chefs de cette opposition ètoient proprement Monsieur de S t e i n, Ministre d'Etat et des Finances, homme à grandes vues, de lumières éminentes, d'un caractère extrèmement élevé, et que je ne crains pas de désigner à Votre Excellence, comme le premier homme-d'état de l'Allemagne; et pour le Militaire le Général de P h u l l, Quartier-Maître-Général, reconnu comme un des premiers Officiers de la Prusse, et dont le Roi a tellement besoin // que son accession seule à un plan quelconque rendoit ce plan excessivement fort. Le centre, et l'ame de tous les projets étoit le Prince L o u i s de Prusse, auxquels aboutissoient tous les rayons de cette vaste entreprise, et qui en dirigeoit secrètement tous les fils. Le Général R ü c h e l, le Général B l ü c h e r, le Comte G o e t z e n (quoiqu'ami personnel du Roi, et chargé de la commission importante de négocier avec la cour de Dresde) tous les aides-de-camp actifs (à la seule exception de K o e c k r i t z, que sa bêtise sans bornes permettoit de regarder comme zèro) presque tous les Ministres, étoient absolument gagnés pour ces projets. Enfin, la R e i n e, quoique très réservée et prudente dans sa conduite, avoit cependant tellement embrassé ce parti, qu'on pouvoit compter sur toute espèce d'appui, qu'elle seroit en-ètat de lui donner. Aprés beaucoup de tentatives particulières, on se détermina enfin à présenter au Roi une requête en-forme, signée par les Princes H e n r i et G u i l l a u m e Frêres du Roi, les Princes L o u i s // et A u g u s t e, Fils du Prince F e r d i n a n d, le Prince d' O r a n g e, et la Princesse son épouse; et rédigée par Monsieur de S t e i n. Dans cette requête on demanda au Roi d'une manière aussi respectueuse qu'énergique, de cèder au voeu de toute sa famille, et de tout son pays, de sacrifier le Cabinet actuel, objet de l'indignation et du mépris public, et de composer un véritable conseil, pour diriger les affaires de la Monarchie. Cette pièce fut présentée la veille du jour, où tous les Princes partirent pour les Armées; on ne connoit pas encore avec précision l'effet qu'elle a pu produire; mais ceux qui ont présidé à cette démarche sont invariablement résolus de ne pas se désister de leur plan, et de travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il soit pleinement accompli. - Si la guerre éclate, le succès en est presqu'infaillible; et dans tous les cas, il est vraisemblable, que le l e t r i u m v i r a t, craignant pour sa sureté p e r s o n n e l l e (et à ce que je crois, non-pas sans raison) anticipera // le résultat final, et quittera lui-même le timon de l'état. Il m'a paru fort intéressant, MyLord, de Vous faire connoitre ces détails, puis qu'ils peuvent puissamment influer sur la conduite future des cours étrangères relativement á la Prusse. Quelque grand et redoutable, que soit l'obstacle que présentera toujours à un systême de vigueur et de persévérance, le caractère personnel, et l'extrême incapacité du Roi, il est cependant à présumer, que ce qui se passe à-présent amenera par-force un changement complet de principes et de mesures, et que ce changement une-fois effectué, comme l'opinion-publique l'entourera de tout son pouvoir, il ne sera plus en celui d'aucun individu, de faire renaitre les anciens erremens. Je n'ai que le tems d'ajouter à cette esquisse l'hommage du très-profond respect, et du dévouement inviolable, avec lequel j'ai l'honneur d'être, MyLord ! De Votre Excellence Le très-humble et très-fidèle serviteur Gentz.H: British Library, London. Manuscript Department, Grenville Papers, Add. 71591, Bl. 5-8v. 4 Bl., F: 221mm x 179mm; 8 eighd. beschr. Seiten. D: Historical Manuscripts Commission (Hg.): Report on the Manuscripts of J. B. Fortescue, preserved at Dropmore, Vol. VIII and IX.