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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 3. Mai 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 2-9v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id361
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date3. Mai 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 2-9v
Size/Extent of item16 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printOesterreichs Theilnahme, Nr. XII, 335-340 (deutsche Übersetzung)
IncipitVous recevez ci-joint, Monsieur
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 3. Mai 1814 Konzept Nr. 37. Vienne Ce 3 Mai 1814. A Monsieur de Rasty à Bucarest. Expediè par le Courier [de la Chancellerie] de poste de la Chancellerie. avec une lettre particulière pour le Prince. Vous recevez ci-joint, Monsieur, la première convention formelle faite avec le nouveau Gouvernement Français. Elle a pour objet [xxx] d'établir un armistice général, [et] de règler la remise des places qui doivent rester aux Alliés, et de fixer les époques de l'évacuation du territoire Français occupé par leurs troupes. Vous remarquerez, que tout dans cette pièce se rapporte aux anciennes frontières de la France, telles qu'elles étoient au 1 Janvier 1792, et que par conséquent la même base, que l'on avoit demandée à Napoléon, sera adoptée (peut-être [à quelques] avec quelques légères modifications) dans l'arrangement // de la paix définitive avec le Gouvernement actuel. La Russie, l'Angleterre, la Prusse, la Suède, et l'Espagne, ont signé chacune conventions littéralement conformes à celle de l'Autriche. Le traité-de-paix définitif doit être achevé avant le 15 de ce mois; et je crois [xxx] <que bientôt après> les Souverains Etrangers et leurs Ministres [auront quitte xxx] mettront fin à leur séjour de Paris. Arrivera alors l'époque de ce congrès [xxx] général, qui doit consolider le système politique futur de l'Europe. On vouloit d'abord <le> rassembler [congrès] à Augsbourg ou à Ratisbonne; mais quelques lettres recentes me feroient croire, que ce seroit // <plutôt> à Vienne qu'il auroit lieu. Ce qui [xxx] <paroit> certain, c'est que les questions majeures, [sans lesquelles qui feront] sur lesquelles ce congrès prononcera, se traitent déjà [eu] à l'heure qu'il est à Paris dans des conférences secretes entre les Ministres dirigeans des quatre grandes puissances Alliées, et que <ces> Ministres ne se separeront pas, sans que ces questions, au-moins celles qui regardent la <nouvelle> distribution de territoire, et les limites futures entre les états, soient préalablement arrêtées. Depuis que le sort de la France est décidé, cette affaire est sans contredit, la plus importante de toutes, et celle qui doit exciter le plus l'attention et l'intérèt des contemporains. Comme personne // jusqu'à présent ne peut [posseder xxx de cette affaire] <avoir sur son issue finale >des données sures et positives, qu'il est même plus que probable, que plusieurs articles des plus intéressans sont encore absolument indècis, et qu'aucun à l'heure qu'il est [xxx] n'est formellement et invariablement déterminé entre les puissances, on ne peut se livrer sur cet objet qu'à des conjectures plus ou moins raisonnables, plus ou moins approximatives de la vérité, et ce n'est que sous ce point-de-vue là que je Vous prie d'envisager l'esquisse nécessairement [xxx] imparfaite que je m'en vais Vous présenter sur quelques-uns des principaux arrangemens de l'avenir. // En tournant les yeux du coté de l' I t a l i e, voici le tableau général des puissances qui y réclament aujourd'hui d'anciennes ou de nouvelles possessions. La maison d' A u t r i c h e [doit] prétend avec raison de rentrer dans ses anciens Etats de L o m b a r d i e, et d'y ajouter le territoire entier de la ci-devant république de V e n i s e, dont la plus grande partie lui avoit été cédée par le traité de Campo-Formio, comme indemnité de sa [xxx] renonciation aux Pays-Bas. - Ces restitutions se feront [xxx] selon toute apparence, sans objection ni difficulté. La maison de S a v o i e <(le Roi de S a r d a i g n e)> doit rentrer en possession du P i é m o n t et de la S a v o i e; le principe en est généralement admis parmi les puissances; // il ne s'agira que de la fixation des limites, [xxx] qu'on voudra donner à ce gouvernement rétabli. Les droits de la maison d' E s t e sur le M o d é n o i s sont reconnus dans la personne de l'Archiduc F r a n ç o i s, frère de l'Impératrice, et son gouvernement et [depuis] déjà en pleine activité à M o d è n e. Les Duchès de P a r m e, P l a i s a n c e et G u a s t a l l e, viennent d'être appropriés á l'Impératrice M a r i e - L o u i s e, et à son fils, le ci-devant Roi de Rôme, en toute souveraineté et hérédité. La restitution de Grand-Duché de T o s c a n e à son ancien possesseur, n'est plus sujette à aucun doute. // Le P a p e doit rentrer dans la totalité de ses possessions. [xxx] On avoit fait espérer au Roi de Naples quelques aggrandissemens aux dépens de l'état [xxx] Ecclésiastique, sauf à indemniser celui-ci par d'autres acquisitions. Mais l'idée d'un arrangement pareil paroit entièrement abandonnée. Le Pape protesteroit contre tout projet de morcellement ou d'échange; [et le Roi de Naples n'est plus à même de faire la loi de soutenir des prétentions, auxquelles on crut devoir prêter l'oreille dans un moment, on étoit moins sur le sort de l'Italie [xxx] d'une certitude] et on est beaucoup plus disposé dans ce moment-ci à contenter le Pape, qu'à prêter l'oreille aux prètentions du Roi de Naples. Il est même douteux, si // le beau-frère de Napoléon détrôné pourra se soutenir dans la possession du Royaume de N a p l e s. [Il est reconnu par un traité formel avec l' A u t r i c h e; et quoique celui xxx]. Un parti nombreux en Italie lui est contraire, et tout dépendra [des plus ou moins d'intérèt que les puissances alliées mettront à] de l'attitude dans laquelle les puissances Alliées se placeront envers lui. [xxx] Son grand avantage est d'avoir signé á tems le traité, par lequel l' A u t r i c h e a reconnu son existence politique. Il n'a pas encore réussi à en conclure avec la R u s s i e; et il n'a qu'un simple armistice avec l' A n g l e t e r r e. Si le Royaume de N a p l e s est conservé au possesseur actuel // la Cour de P a l e r m e, [redonnera une indemnité cons] appuyèe par les Anglais [xxx] <élèvera> de grandes rèclamations d'indemnité. On s'étoit flatté [plus tôt] <d'abord> de pouvoir satisfaire à ces réclamations en offrant au Roi de S i c i l e les isles ci-devant Vénitiennes [xxx] de C o r f o u, Z é p h a l o n i e, Z a n t e etc. etc. Mais plus tard le Gouvernement Anglais a déclaré qu'il demandoit pour le Roi de Sicile [xxx] "sur le continent même de l'Italie" des indemnités pour la perte du Royaume de Naples; et les Ministres Anglais ont si bien insisté sur cette demande que tous les autres Alliés ont fini par l'admettre à leur tour. Un coup-d'oeil sur la carte d'Italie Vous montrera, qu'après les // acquisitions et restit tous dont je viens de parler, il ne resteroit plus de disponible <en faveur de cette prétention de la Sicile,> dans toute la péninsule de l'Italie que le territoire de l'ancienne république de G ê n e s; et je crois que les Anglois seroient bien-aises de le [xxx] <placer> entre les mains de la cour de Palerme. Il faut voir, si tout-le monde sera du même avis. Il y a encore un Prétendant de marque, [xxx] qu'il sera difficile d'exclure tout-à-fait. C'est le Vicé-Roi d'Italie, gendre du Roi de Bavière. Mais la difficulté de lui faire un sort - [xxx] si on se décide sur-tout a dédommager le Roi de Sicile en Italie - devient tellement évidente, que le bruit s'est déjà répandu, qu'on lui donneroit quelqu'établissement sur la rive-gauche du // Rhin. [xxx] En passant du midi à l'Orient, nous tombons sur la question importante et [embarrassante] <épineuse> des arrangemens futurs relativement à la P o l o g n e. Je me réserve de Vous parler en détail de cet objet majeur dans un de mes rapports prochains, et je me contente pour le moment de Vous dire, qu'il paroit á-peu-près indubitable, que la plus grande partie de ce qui [xxx] <a composé jusqu'ici> le D u c h é d e V a r s o v i e [jusqu'ici, restera ferme] <sera> dorénavant [partir de] <incorporé à> l'Empire Russe ! L'autriche [conservera] <sauvera> peut-être quelques districts de sa nouvelle Gallicie, <(perdue par le traité de Vienne de 1809)> [xxx] et la Prusse ce qu'on appeloit autrefois les trois Palatinats, ou cette partie du territoire Polonois que forme un // angle sautant entre la Silésie et le Royaume de Prusse. Le reste formera le nous au lot de la Russie. Cette-ci consentira [en-revanche au plusieurs restitution etc. arrondissemens] en revanche [aux arrondissemens ou] à l'extension des frontières de ses deux voisins Alliés du côté de l'allemagne et de la France. Pour l'Autriche cette extension ne sera encore qu'une simple restitution de ses pertes; pour la Prusse ce sera une [véritable] acquisition réelle. L'autriche se remettra en possession de ce qu'elle a du successivement cèder à la B a v i è r e, d'une partie de la H a u t e - A u t r i c h e, du pays de S a l z b o u r g, du T y r o l et du V o r a r l b e r g; peut-être même du B r i s g o w, si on trouve le moyen d'indemniser le Grand-Duc // de Bade. On destine à la B a v i e r e comme équivalent de ce qu'elle doit rendre à l'autriche, le Grand-Duchè de W u r t z b o u r g, et celui de F r a n c f o r t, à l'exception de la ville de ce nom, déclarée ville libre, peut-être aussi quelque territoire sur la rive-gauche du Rhin; il a été question de lui donner M a y e n c e. La P r u s s e reprendra d'abord toutes les [petites possessions] provinces détachées, qu'elle possèdoit entre l' E l b e, le W e s e r et R h i n, à l'exception de quelques-unes peut-être qui serviront d'arrondissement aux Etats H a n o v r i e n s. Elle aura en outre le Grand-Duché de B e r g <et quelques autres principautés en Westphalie;> [xxx] <mais> comme tout cela seroit loin encore [xxx] <de> l'équivalent de ce qu'elle perdra en Pologne, (comparativement avec // l'état de possession en 1805) je ne doute pas qu'on ne lui offre [xxx] des pays sur la rive gauche du Rhin, forment une espèce d'ensemble avec ceux de B e y et de C l è v e s. Elle auroit donc une partie des anciens Electorats de C o l o g n e et de T r è v e s, du Duché de J u l i e n, et des P a y s - B a s ce-devant Autrichiens. Une autre partie de ces Pays-Bas a déjà sa destination à-peu-près sure. C'est celle qui [xxx] <fournira> la nouvelle extension de territoire reclamèe par l'Angleterre pour la H o l l a n d e, et approuvée par [toutes] les autres puissances. [La ligne qui fera à l'avenir la] La frontière de la H o l l a n d e sera formèe par une ligne qui commence sur le // R h i n à C o l o g n e, va joindre la M e u s e à Maestricht, et en traversant le Brabant, aboutira à la mer au-dessous d' A n v e r s. [xxx] De tous les avantages obtenus par l'Angleterre dans le cours de ces guerres devenues si funestes à ses ancienne rivale, celui-ci est peut-être le plus grand.Lorsque les conférences Ministérielles que se tiennent à Paris, auront conduit à un premier résultat - car une quantité de questions du second ordre seront reservées au Congrès qui va les suivre - [xxx] nous poussons juger à quel dégré l'esquisse, que je viens de Vous présenter, a été correcte, et en quoi il faudra les modifier et la rectifier. Je Vous envois les journaux de Paris du 22 et 23. On n'a // pas de nouvelles de Napoléon depuis son dèpart de Fontainebleau. Personne de sa famille ne l'a suivie. L'Empereur de Russie traite avec beaucoup d'égards plusieurs des siens restès à Paris ou dans les environs. Vous serez même surpris en lisant dans les gazettes, qu'Il fait des visites à L e M a l - m a i s o n, campagne de l'Impératrice J o s e p h i n e, qui s'y trouve avec sa fille la Princesse H o r t e n s e, ex-Reine de Hollande. Napoléon a conservé, du consentement formel des puissances alliées, le titre d' E m p e r e u r; et l'Isle d'Elb lui est [xxx] donnèe en toute souveraineté. On attendoit pour le 25 l'arrivée de Louis XVIII à Paris. H: HHStA, Wien. Gentz Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 2-9v. x Bl., F: ; 16 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. XII, 335-340 (deutsche Übersetzung).