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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 11. Mai 1830, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1830

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3579
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
LocationWien
Date11. Mai 1830
Handwritten recordUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
IncipitVotre lettre du 18 Avril
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 11. Mai 1830 Vienne Ce 11 Mai 1830 Votre lettre du 18 Avril, Mon Prince, malgré les mauvaises nouvelles qu'elle m'annonçoit, m'a donné la preuve de l'intérèt constant que Vous prenez à mes embarras; et sous ce rapport-là elle m'a vraiment touché, et je Vous en remercie du fond de mon coeur. La maladie du Roi, déplorable à tout d'égards, et présage d'un évènement qui m'afffligera au delà de tout ce que je puis Vous dire, a mis le comble à toutes les contrariétés, que ma pauvre sollicitation a éprouvées. Comme Vous avez bien voulu me parler d' u n e n o u v e l l e i d é e, il est juste et raisonnable que j'attende la communication ultérieure que Vous aurez la bonté de m'adresser, et je ne me permettrai aujourdhui que quelques observations, sans trop Vous ennuyer de cette triste affaire. Il me semble qu'indépendamment de toute autre considération, la circonstance seule, que depuis deux ans on m'a cessé de me donner les plus belles espérances, devroit parler en ma faveur. En effet, tout ce que l'on m'a fait // dire et é c r i r e par Lord Stanhope et par Nugent, avant même, que Votre precieuse intervention fut survenue, étoit de nature à m'encourager; et je ne conçois pas, comment nommément Monsieur Arbuthnot, après les assurances réitérées de sa protection pourroit se refuser à employer son crédit auprès du Duc afin de ne pas me laisser entièrement sans secours. Il est vrai, que ce brave homme a dès le commencement insisté sur une condition inexécutable. Je Vous ai fait connoitre u n e p a r t i e de l'histoire de mes relations avec Lord Cowley; s'il ne me répugnoit pas trop de Vous en entretenir plus amplement, Vous Vous convaincriez, Mon Prince, qu'il me seroit impossible, de me servir de lui, et Vous comprendriez que j'aimerois même mourir de faim - La manière dont j'ai été traité par lui et sa femme (car c'est elle, dont il n'est que [xxx] l'aveugle esclave) est un des exemples les plus marquans de l' i n g r a t i t u d e humaine. L'insinuation qu'il auroit fait pour moi ce que je demande, insinuation qui ne peut partir que de la même source, est fausse et mensongère. J'ai reçu effectivement de lui pendant l'époque de notre intimité, quelques gratifications pécuniaires; mais si Vous saviez // dans quelles circonstances je les ai reçues, et par quels services je les ai payés, Vous jugeriez de leur valeur. A l'exception d'un sacrifice de mes devoirs - auquel rien au monde ne m'engageroit, il n'y a pas de preuve d'attachement et de dévouement, que je n'ai fournie à cet homme depuis qu'il est ici; je n'ai pas eu l'ombre d'un tort envers lui - ni envers sa femme - et la futilité, l'absurdité des causes qui ont amené leur broullerie avec moi, est telle, qu'elle Vous feroit rire, si elle ne Vous faisoit pas pleurer. Au reste tout cela n'a rien de commun avec ma sollicitation présente; et Vous me pardonnerez, j'en suis sûr, de n'avoir jamais fait usage de la lettre, que Vous m'avez envoyée au mois de Janvier pour Lord Cowley, tout en reconnoissant l'intention bienveillante et généreuse qui Vous l'a fait écrire. Reste à savoir, si en m'adressant directement à Lord Wellington, et en V o u s priant d'être mon organe auprès de lui je n'obtiendrois par une partie au moins de ce que j'avois primitivement demandé ? Je ne procéderai à cette démarche qu'à condition que V o u s l'approuviez complètement. Je n'ai pas le coeur de Vous parler d'affaires publiques. J'en suis d'ailleurs tellement // dégouté, qu'au lieu de raisonnemens je ne Vous offrirois que des jérémiades - et des diatribes. Rappelez Vous, Mon Prince, certaines lettres que je Vous adressai en 1820 et 1821; - à propos du procès de la Reine, et de la p r e m i è r e d é f e c t i o n du Gouvernement Anglais du tems de la c o n t r e - d é c l a r a t i o n de Laybach, et des discours de Lord Ellenborough et de Mackintosh. Mes tristes prophéties d'alors n'ont-elles pas été accomplies, et s u raccomplies ? - Voyez le dénoûment de l'affaire Grecque ! Lisez la protocole de Constantinople du 23 Avril ! Cette lettre Vous sera remise par Dietrichstein. Je sais que Vous lui voulez du bien. Je suis dans le même cas, sans m'aveugler sur quelques défauts, que lui ont fait, et qui lui feront encore des ennemis, en dépit de ses excellentes qualités, mais que le tems corrigera. Je part d'ici avec les plus belles espérances. Léontine l'aime jusqu'à la folie. Le Prince, sans trop se prononcer pour ce mariage, ne peut cependant méconnoitre, qu'il y va de la santé, et peut-être de la vie d'une fille qu'il chérit beaucoup, et il me paroit décidé à favoriser le projet, autant qu'il le pourra. T o u t dépend de la constance réciproque des deux Amans. Si la passion // de Léontine répond dans sa durée à sa force actuelle, - chose toujours problématique - on devroit la croire à l'abri de tout changement. Mais c'est sur-tout la conduite de Dietrichstein à Londres qui en décidera. Les commérages ne manqueront pas sur son compte; les plus dangereux pour lui seroient ceux qui aboutiroient à Lady Cowley. J'ai raison de <la> croire [xxx] peu proprice à ce mariage, et elle est en correspondance avec une quantité de personnes, qui lui fourniront de quoi empoisonner toute la société de Vienne. Si de tems en tems Vous lui rendiez un temoignage favorable auprès du Prince, Vous contribueriez essentiellement au succès de ses voeux, et Votre excellent cours me garantit, que Vous le serez. Vous savez, que le Prince part le 24 pour Johannisberg. Il a eu la bonté de remettre à mon choix de l'accompagner, ou bien de rester ici, et de faire avec lui à la fin de Juillet le voyage de Königswart. Je ne me suis pas encore définitivement prononcé; je penche plutôt pour ne pas aller à Johannisberg; mais si je pouvois espérer de V o u s y voir, Mon Prince, ce seroit autre chose. Il me semble que Vous pourriez très-bien Vous absenter pour quelques semaines; car ce que nous avons actuellement à traiter // avec les Anglais (sauf m e s reclamations n'en déplaise à Votre Altesse) ne vaut pas les quatre fers d'un chat. Je conçois toutefois que la maladie du Roi, et les catastrophes qu'elles peut entrainer, Vous arrêtessent, et je respecte cet obstacle. Conservez, Mon Prince, Votre intérèt et Votre bienveillance à Votre très-fidèle serviteur Gentz. H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; y eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.