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Gentz ; Paget, Arthur
An Arthur Paget, Wien, 3. Juli 1803, British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 13-15v 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3557
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Paget, Arthur
LocationWien
Date3. Juli 1803
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 13-15v
Size/Extent of item6 eighd. beschr. Seiten
IncipitJ'ai l'honneur de Vous communiquer
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Arthur Paget Wien, 3. Juli 1803 J'ai l'honneur de Vous communiquer ici l'extrait du fameux projet de neutralité, et en même tems la s u b s t a n c e des observations, par lesquelles jai combattu ce projet. Pour achever l'histoire de cette entreprise législative, je n'ai plus qu'à Vous rendre compte du r é s u l t a t de mes efforts. J'ai été assez heureux pour faire sentir non seulement à Fasbender mais même à l'Archiduc toute la force des objections, en effet irréfutables, que j'avois opposé à leur projet; et Fasbender me notifia <avant> hier qu'il étoit particulièrement chargé d'entrer en conférence avec moi sur cet objet. Je me rendis donc chez lui hier à 10 ½; et nous commençames une lecture critique du projet, dans lequel je royois d é j à, à ma grande consolation, beaucoup de ratures et de changemens, que mes observations avoient produits. Il n'y avoit rien à dire sur l'article 1 et 2. - Mais la bataille commença à l'article III; et lorsque mes troupes légères avoient chargé à plusieurs reprises, l a d e f i n i t i o n d u p o r t b l o q u é - fut heureusement retranchée de l'article. Première victoire. // A l'article V je voulois faire ajouter au mot "v a i s s e a u x d e g u e r r e" et d e s a r m a t e u r s, ou quelque chose de pareil; mais on m'assure que cela s'entendroit de soi-même; et en effet comme les corsaires sont tous armés et que les batimens Autrichiens ne le seront pas, il ne valoit pas la peine de s'y arreter. C'est à l'article VI que s'èleva le grand combat. Je ne répeterai pas tout ce que j'ai dit et fait dans cette occasion, d'autant moins que ce n'étoit <pas> le développement de ces mêmes argumens que Vous trouverez dans les observations ci-jointes. - Enfin on r a y a de cet article tout ce que j'avois attaqué; le mot ridicule a c c e p t e r fut noté pour faire place à une expression plus modeste, et l'article fut tellement changé, que Vous pouvez être sûr, qu'il sera complètement innocent. Je fus tout aussi heureux avec l'article VII; tout le passage que j'ai marqué de crayon, fut rayé; le commencement de l'article fut changé de manière à ce qu'il y est dit maintenant, que quoique l'Empereur ne d é f e n d à ses sujets que le commerce avec // les articles qui sont réputés contrebande dans la convention avec la Russie, il ne leur c o n s e i l l e cependant pas <la commerce>, et il ne leur garantit pas la liberté des a u t r e s articles, que l'Angleterre regarde comme contrebande vis-à-vis des autres puissances; enfin il n'est resté de cet article que la clause finale en rétranchant les mots p r i n c i p a l e m e n t et p e u; ce qui Vous prouvera assez, que tout ce qui étoit essentiels dans les deux articles 6 et 7 et parfaitement abandonné. Après cette victoire décisive, et une bataille d'une heure et demi, je me montrai plus doux sur les articles suivans, dont au fond pas un ne méritoit l'honneur d'une grande discussion. A l'article 10, pour sauver un ridicule à l'Empereur j'ai fait retrancher les derniers mots. A l'article 14 je proposois une définition plus exacte des t r i b u n a u x c o m p é t e n s; mais on m'assure qu'il ne pouvoit pas y avoir le moindre doute à cet égard; et que les tribunaux a u t r i c h i e n s se garderoient bien de prétendre à l'honneur de juger des causes de prises, "vu que personne dans ces tribunaux n'en avoit l a m o i n d r e i d é e" - Ce dernier argument me parut sur-tout si concluant que je me tus. L'article 18 me parût encore exiger une bataille. Il me sembloit dur de priver une puissance belligérante de ses droits sur ses prisonniers, dans le cas // où des circonstances impérieuses, telles que les accidens de mer pouvoient la forcer à débarquer ces prisonniers. Mais ici je fus obligé de céder; on me réprésenta, que les François ne souffriroient jamais que [xxx] des prisonniers de leur nation fussent débarqués par les Anglois sur le territoire autrichien; et quoiqu'à regret, et non pas sans espoir (parce qu'on me promit que cet article seroit encore bien examiné) je me retirai. L'article 19 qui est très-long dans le projet, parce qu'il contenoit une espèce de récapitulation de tous les pretendus d r o i t s de la neutralité fut attaqué et pulverisé morceau par morceau; il n'en reste plus que quelques lignes qui ne signifient rien. La victoire que j'ai remportée à cette occasion me réjouit infiniment, et sous plus d'un rapport. D'abord c'est la p r e m i è r e que j'ai obtenue à Vienne; car jusqu'ici on m'a souvent prodigué des éloges, mais on n'a jamais suivi mes conseils. Ensuite je suis charmé d'avoir pu si complètement combiner ce que je devois à la confiance de ce gouvernement, avec mes voeux et mon attachement pour l'Angleterre. Je sais // bien que ni ce projet, que j'ai heureusement déjoué, ni aucune déclaration de ce genre, ne fera un tort r é e l à l'Angleterre, parce qu'elle n'en ira ni plus ni moins son chemin; mais il est pourtant vrai, que d'un côté cette déclaration auroit été de manière ou d'autre la source d'un grand mécontentement entre les deux états, et que de l'autre côté la publication d'un règlement absolument réeligé dans les pricipes de la n e u t r a l i t é a r m é e, étoit toujours un p r e c e d e n t de plus pour les partisans de ce systême, et pour les F r a n ç o i s un sujet de triomphe dont ils auroient fait retentir les deux hemispheres. C'est surtout sous ce dernier point de vue que je crois avoir rendu un petit service à l'Angleterre; et si jamais Vous parlez de cette transaction, et que Vous jugiez convenable de dire ce que j'y ai fait, je Vous prie de choisir ce même point-de-vue pour faire ressortir le peu de mérite que je crois avoir acquis dans cette occasion. Au reste, le résultat de la chose est celui-ci. Le projet modifié de l'Archiduc sera communiqué à Cobentzl. S'il l'adopte, // vous savez á present ce que c'est ; s'il est assez adroit pour le faire rejetter encore, ce ne sera pour réprendre l'ancien projet, dont Vous avez une copie; et Vous savez que celui-là est parfaitement innocent, et tout-à-fait nul; ainsi dans tous les cas, l'affaire, autant qu'elle Vous intéresse, est finie. J'ai remis mon départ jusqu'à M e r c r e d i - à l'honneur de Vous voir demain. Ce Dimanche 3 Juillet. 1803. Gentz. H: British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 13-15v. x Bl., F: ; 6 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.