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Gentz ; Adair, Robert
An Robert Adair, Buda, 16. September 1809, HHStA, Wien. Staatskanzlei, Interiora, Karton 95, Faszikel "Gentz: Goetzen, Kollowrath, Adair, Johnson, Bathurst", Bl. [?] 1809

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3421
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Adair, Robert
AusstellungsortBuda
Datum16. September 1809
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Staatskanzlei, Interiora, Karton 95, Faszikel "Gentz: Goetzen, Kollowrath, Adair, Johnson, Bathurst", Bl. [?]
Format/Umfang3 ½ von unbekannter Hand beschr. Seiten
DruckorteKlinkowström, Staatskanzlei, Nr. XVII, 39-41
IncipitJe meditois depuis quelques semaines
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Robert Adair Buda, 16. September 1809 Interzept Bude ce 16 Septembre 1809 sous Couvert de Hardenberg parti de Bude le 23 Septembre Je meditois depuis quelques semaines, Monsieur, une longue lettre, que je voulois vous adresser. J'apprends le depart prochain du courier, qui vous portera celle-ci, dans le moment, où je dois monter en voiture pour aller à Dotis, endroit où se trouve àpresent l'Empereur, le Comte Stadion etc. etc. Vous apprendrés par d'autres correspondans, que les probabilités sont de nouveau pour la guerre. Je me trouve dans une espece de scission avec presque tous mes amis surtout ceux du corps diplomatique: ils ont conservé de l'espoir, je n'en ai plus: ils ne respirent, que vigueur, vengeance, combats; je crois en savoir assés pour m'opposer à leur ardeur. L'objet primitif de cette guerre est irrevocablement manqué, la prolonger pour quelques provinces de plus ou de moins, lorsque t o u t e s les chances militaires sont evidement et probablement contre nous, me paroit toucher à un vain délire. L'idée // de la paix, d'une paix quelconque, me fait fremir; mais l'idée de la destruction finale de cette Monarchie - evenement, qui peut se realiser en moins de deux mois, qui nous enleveroit la totalité de l'avenir, aprés lequel la resurrection même deviendroit impossible, - voilà ce, qui me bouleverse, me dechire, m'aneantit. Je crois, que la difference entre mes amis et moi, est celle-ci: ils voient avec horreur (comme moi) une paix, qui doit être desolante; car les fautes, que nous avons commises, et les désastres, qui nous sont arrivés, comme effets naturels et necessaires de nos fautes, ne nous laissent pas d'autre perspective, pour echapper donc au tourment de cette paix, les autres se jettent aveuglement dans de nouveaux dangers, pour gagner quelques semaines de répit et de nouvelles illusions. Quant à moi je me contente de la mesure de malheur qui nous est échue. Je ne suis pas seul de mon avis, Vous vous etonnerés, si je vous presentois une liste fidelle de ceux, qui pensent comme moi. Je ne veux pas, et il seroit // impertinent de pretendre, que vous preniés ma manière de voir pour base de vos calculs. Cependant je prends la liberté de vous mettre en garde contre les fausses inductions, auxquelles vous entraineront presque tous vos correspondans. On a vu bien des choses inattendues, d'heureux incidens p e u v e n t nous sauver, mais soyés persuadé, que tout ce, qui s'appelle raisonnement et calcul conduit à prévoir d'epouvantables malheurs. Je vous prie d'agreer mes bien sinceres remercimens de l'honorable souvenir, que vous m'avés accordé, et des lettres vraiment precieuses, que vous avés bien voulû m'ecrire. J'irois volontiers à Temeswar, où je ne sais sur quel point de la frontiére Turque pour m'entretenir avec vous pendant quelques heures. Je suis persuadé, qu'il y a peu d'hommes avec lesquels je m'expliquerois sur les terribles problêmes du moment, d'une manière plus satisfaisante. Je crois que nous entendrions sur tous les points de notre situation actuelle, et je vous dirois bien de choses, qui probablement vous n'avois jamais // apprises; car j'ai toute raison de croire, que depuis les revers de Ratisbonne on vous a constamment transmis des tableaux, qui ne cadroient pas trop avec la realité. Je suis faché de falloir vous ecrire dans un sens aussi inquietant, mais puis-je dissimuler avec un homme, que je respecte, et dont les opinions sont d'un si grand poids ? Je m'arrache à cette lettre confuse en vous prèsentant les hommages de mon inviolable devouement. H: HHStA, Wien. Staatskanzlei, Interiora, Karton 95, Fasz."Gentz: Goetzen, Kollowrath, Adair, Johnson, Bathurst", Bl. [?] x Bl., F: ; 3 ½ von unbekannter Hand beschr. Seiten. D: Klinkowström, Registratur der Staatskanzlei, Nr. XVII, 39-41.