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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Preßburg, 5. Oktober 1830, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1830

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3321
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
AusstellungsortPreßburg
Datum5. Oktober 1830
Handschriftl. ÜberlieferungUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe Vous ai déjà prévenu
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Preßburg, 5. Oktober 1830 Presbourg Ce 5 Octobre. Mon Prince ! Je Vous ai déjà prévenu dans ma lettre du 24 mois passé que mes relations avec Lord Cowley avoient repris depuis quelque tems leur ancien caractêre. Une longue explication que j'ai eue avec lui, depuis que nous sommes ici, a mis la dernière main à notre reconciliation; et comme il savoit tout ce que j'avois tenté à Londres pour obtenir le soulagement si désirable pour moi, il m'a l i b r e m e n t o f f e r t s e s s e r v i c e s, en s'engageant à plaider lui-même en faveur de ma demande, et à en faire s a n s d é l a i l'objet d'une d é p ê c h e c o n f i d e n t i e l l e. Tel étant la situation presente des choses, il ne me reste qu'à Vous prier, Cher Prince, de ne plus Vous mettre en avant dans cette affaire. Lord Cowley a même l'intention de demander une somme plus forte, que celle que je // Vous avois indiqué, et sans méconnoitre les difficultés de la chose, il se flatte d'en venir à bout. Je Vous remercie de tout mon coeur de la bonne volonté que Vous m'avez montrée spontanément, et avant que j'eusse eu recours à Votre intervention. Je ne Vous impute point les délais que j'ai éprouvés; je sais bien, que Vous êtes un très-mauvais correspondant; mais je sais aussi que Vous auriez été enchanté de me rendre service, si Vous aviez p u vaincre les obstacles, qui se trouvoient dans Votre chemin. Monsieur Votre père a eu l'extrême obligeance de m'offrir dans sa maison à Presbourg un charmant appartement, que j'occupe depuis mon arrivée ici. Vous apprendrez // sans moi tout ce qu'il y a eu de magnifique et de satisfaisant dans l'acte qui a amené notre séjour dans cette ville. Je me borne à Vous dire, que depuis longtems je n'ai aussi profondément senti la solidité des bases sur lesquelles repose cette superbe monarchie, et le bonheur de vivre dans un pays, où on ne connoit encore que par tradition, les convulsions, les horreurs, et les infamies qui couvrent aujourd'hui une si grande partie de la surface de l'Europe. Si j'avois seulement la certitude que Vous répugniez un peu moins à lire qu'à écrire des lettres, je ne demanderois pas mieux que de Vous communiquer de tems en tems mes observations sur ce qui se passe dans le monde. Mais autant que j'ai l'esprit communicatif, autant je déteste les monologues.Monsieur Votre père, comme bien Vous pouvez imaginer, se plaint aussi, et // quelquefois amérèment, de Votre silence. [Mais comme je ne con] Je crois qu'il n'a pas absolument tort. Mais comme je ne connois que très-imparfaitement Vos relations avec lui, et comme j'écrite autant que possible d'emettre une opinion sur des affaires de famille, je me contente de regretter ce qui est, sans en approfonder les causes. Je n'ai au reste aucune partialité à me reprocher; j'ai eu même à me plaindre de certains procédés de Monsieur Votre père; mais sachant qu'ils n'étoient <que> l'effet de cet ascendant funeste, exercé sur lui, par une personne si peu digne de son affection, je n'ai toujours arrêté mes yeux que sur les excellentes qualités qui contre-balancent ses torts, et notre amitié est restée sans atteinte. Agréez, Mon Prince l'assurance du dévouement sincère de Votre fidèle serviteur Gentz H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.