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Gentz ; Grenville, William Wyndham Lord
An William Wyndham Lord Grenville, Dresden, 18. Oktober 1806, Universitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 20 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3305
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Grenville, William Wyndham Lord
LocationDresden
Date18. Oktober 1806
Handwritten recordUniversitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 20
Size/Extent of item4 Bl., F: 229mm x 186mm; 7 eighd. beschr. Seiten
IncipitLa commission dont Votre Excellence
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn William Wyndham Lord Grenville Dresden, 18. Oktober 1806 Dresde Ce 18 Octobre. 1806. My Lord ! La commission dont Votre Excellence a bien voulu charger Monsieur Wynne, étoit le premier mot de reponse à plus de soixante lettres et mémoires, que depuis le mois de Mars j'avois adressées sans discontinuer tant à Votre Excellence directement, qu'à d'autres personnes, par lesquelles je croyois me rapprocher de Votre Excellence. Le silence désolant, que j'avois éprouvé pendant cinq mois de la part de tous mes anciens protecteurs à Londres m'avoit engagé vers la fin d'Aout à regarder toutes mes liaisons avec l'Angleterre comme absolument rompues. Mais lorsqu'au commencement de Septembre des évènemens de la <plus> haute importance ce sont développés, j'ai cru [que] qu'il seroit impardonnable de ne pas rentrer en activité; // et alors, quoique profondément mortifié, j'ai pris la liberté, MyLord, de Vous adresser de-nouveau une suite de lettres. Monsieur Wynne me fait craindre que comme ces lettres étoient écrites en petit caractère - comment faire autrement n'ayant que la poste à ma disposition ! - n'ont pas même pu être liees par Votre Excellence. Tant pis, non-seulement pour moi, mais peut-être pour l'objet de ces lettres, qui n'étoient pas, à ce que je crois, indifférentes pour les intérèts publics. Je reviens d'un voyage au quartier-général du Roi de Prusse; j'y avois été appelé d'une manière infiniment flatteuse; j'y ai passé dix jours, au-//milieu de tous les renseignemens possibles, rien ne m'étant resté caché ou inconnu. Je m'occupe dans ce moment même à rédiger un Journal exact de ce voyage. Je le transmettrai à Votre Excellence; je garantis, qu'il sera digne de Votre attention. Je suis parti de Weimar le 13, laissant l'Armée principale campée devant cette ville. Arrivé ici j'ai appris les malheurs qu'a éprouvés l'aile gauche dans les journées du 14 et 15, et les tristes effets qui en sont résultés. Je n'ai plus rien à faire à Dresde; je partirai demain pour Teplitz et Prague. Je ne sais pas, MyLord, si Monsieur Vansittard, auquel je n'ai jamais // pu arracher un mot de réponse, a eu du-moins la bonté de soumettre à Votre Excellence l'état de mes besoins pécuniaires. Chassé d'un endroit à l'autre depuis un an, faisant continuellement des voyages, occupé sans relâche à électriser et à soutenir les derniers élémens de résistance, et ne pouvant et ne voulant m'adresser à personne qu'à Vous pour des secours pécuniaires, je suis à-la-fin arrivé au-point de faire naufrage de toutes les manières, si Vous ne venez pas m'assister. Je ne sais pas, MyLord, si Vous attachez encore quelque prix // à la conservation d'un homme, qui a été si long-tems utile à la bonne-cause, et j'ose ajouter à la Votre. Si tel est <le> cas veuillez, je Vous supplie, me faire parvenir sans aucun délai, une remesse de 4 ou 500 Livres Sterling sans lesquels je ne sais que dévenir d'ici à quatre semaines. Mais comme aujourd'hui tout est de-nouveau dans une confusion sans bornes, je ne vois d'autre moyen pour toucher cette somme, qu'une lettre-de-change sur une des premières maisons-de-banque de P r a g u e, que Votre Excellence me transmettroit avec la lettre d'avis, p a r l e p r e m i e r C o u r i e r q u i a r r i v e r a à M o n s i e u r W y n n e. - Votre tems est précieux, MyLord; ainsi je n'ajouterai plus rien; mais je répète à Votre Excellence // que ma conservation dépend de l'accueil promte et gracieux que Vous ferez à cette demande, qui m'est imposée par les circonstances les plus impérieuses. Lorsque je transmettrai à Votre Excellence le journal de mon voyage, je Lui demanderai en-même-tems sa décision sur la continuation de ma correspondance, et en-cas de réponse affirmative, sur les moyens de la continuer. Agréez en-attendant, MyLord l'hommage d'un coeur navré et presque détruit par les malheurs publics, mais qui conservera jusqu'au dernier moment, les sentimens // de respect, d'admiration, et de dévouement, avec lesquels je ne cesserai d'être, MyLord ! Votre très-obéissant et très-fidèle serviteur Gentz. H: In Privatbesitz. 4 Bl., F: 229mm x 186mm; 7 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.