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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 26. Juli 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 31-34 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3127
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Jackson, Francis James
AusstellungsortWien
Datum26. Juli 1805
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 31-34
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
DruckorteWeil, D'Ulm à Jéna, 50-55
IncipitLe 19 Juin j'ai confié
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Francis James Jackson Wien, 26. Juli 1805 Vienne Ce 26 Juillet. Monsieur ! Le 19 Juin j'ai confié à un Major Lloyd un grand paquet à Votre adresse. N'ayant reçu depuis ce tems-là aucune nouvelle de Berlin qui put me faire supposer l'arrivée du paquet, j'en ai conçu quelques inquiétudes; et je Vous serois singulièrement obligé si Vous vouliez me tranquilliser sur cet objet. La présente est encore confiée à un particulier, aucun Courier n'ayant malheureusement été expédié d'ici depuis un tems immémorial. Le porteur de ceci est un valet-de-chambre de Monsieur Wyndham, (ancien Ministre à Florence) et on le dit un homme très-sur. Si Vous pouvez l'engager - et je ne doute nullement qu'il ne s'y prête - à rester un jour á Berlin, Vous auriez peut-être le tems de lire les pièces que Vous trouverez sous cachet-volant dans le paquet ci-joint adressé á Monsieur Hammond. Je Vous prie très-humblement, soit que Vous les ayiez lues, soit que Vous n'en ayiez pas trouvé le tems , de fermer le paquet pour le faire parvenir à Son Adresse. // Quoiqu'il y ait aujourd'hui plus de cinq semaines que ma lettre du 19 juin est partie, je puis dire, que je n'y trouverois pas un mot à changer à-présent. Je ne sais pas si Vous regarderez cela comme une preuve de mon entêtement, ou de la justesse de mes observations. Je suis charmé que la négociation de Monsieur de Novosilzoff n'ait pas eu lieu; mais je n'attends rien de bon après son rappel. J'en suis charmé parce qu'entre les mains de Monsieur de Novosilzoff cette démarche seroit dévenue un nouveau sujet d'humiliation et de mortification pour l'Europe. Cet homme avec plusieurs excellentes qualités de coeur et même d'esprit n'ètoit pas fait pour tenir tête à Bonaparte. Et comment auroit-il donc négocié avec lui ? J'ai rougi, je ne Vous le cache pas, lorsque j'ai lu la note qu'il a présentée au Baron de Hardenberg. Il devoit traiter avec [personn] Bonaparte en personne, sans reconnoitre son titre ! Une folie pareille pouvoit-elle jamais être imaginée par un cabinet ? Il n'auroit jamais èté admis dans l'antichambre. Ah Messieurs ! ce n'est ni par ces projets-là, ni par les déclamations de Monsieur de Wintzingerode contre la Cour de Prusse, que // l'Europe sera sauvée au bord de l'abime. Apprenez à g a g n e r cette Prusse, contre laquelle Vous ne savez que crier. Et, si Vous n'en connoissez pas les moyens, demandez-les à des personnes qui connoissent cette cour mieux que Vous. - Le systême est radicalement mauvais, et il est impossible qu'il en résulte aucun genre de succès. Vous m'obligeriez infiniment, Monsieur, si Vous vouliez me communiquer quelques renseignemens sur la conduite de Monsieur de Novosilzoff à Berlin, sur le langage, qu'il y a tenu, sur le caractère de ses rapports et de son attitude vis-à-vis des Ministres. Je m'engage en révanche à Vous fournir un tableau fidèle de l'histoire de la mission de Wintzingerode à Vienne. Mais avant tout, faites-moi la grace, et fut-ce même par la poste, de m'instruire en peu de mots (sans rien spècifier si l'occasion n'est pas sure) de l'arrivée de mon dernier paquet à Berlin, et de l'arrivée et réexpédition de celui-ci. J'ai encore oublié de Vous prier d'envelopper, si Vous le jugez convenable, le paquet ci-joint d'un couvert de Votre chancellerie et de l'adresser à Monsieur Hammond. J'attends avec beaucoup d'impatience // quelques lignes de Votre part; en attendant je Vous prie d'agréer l'hommage du dévouement respectueux et inviolable, avec lequel je suis, Monsieur Votre très-humble et très fidèle serviteur Gentz. P.S. Lorsque Vous me ferez l'honneur de m'écrire, ne mettez jamais d'autre adresse, que celle-ci A Mr. le Chevalier Gentz. V i e n n e. sans rien ajouter ni pour la demeure ni pour autre chose. H: Public Record Office, Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 31-34. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, 50-55.