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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 25./27. Oktober 1829, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1829

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3053
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
LocationWien
Date25./27. Oktober 1829
Handwritten recordUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Size/Extent of item1 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe prends la liberté de Vous
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 25./27. Oktober 1829 Mon Prince ! Je prends la liberté de Vous adresser ci-joint une lettre pour le Comte Nugent, en Vous priant, de la lui remettre sans aucun délai, si, comme je l'espère, il est encore à Londres, - o u b i e n, de l'ouvrir Vous-même, s'il n'y étoit plus. Cette alternative Vous prouvera, qu'elle ne renferme aucun secret p o u r V o u s; et tel est effectivement le cas, puisque Nugent ne manquera pas de Vous en faire part. Je Vous remercie de tout mon coeur de la manière infiniment gracieuse et amicale dont Vous lui avez parlé sur mon compte, et je me féliciterois beaucoup, si nos relations, trop longtems interrompues pouvoient reprendre leur ancien cours. Soyez bien persuadé, Mon Prince, que rien n'a changé dans mes sentimens envers Vous, et que dans toutes les occasions et dans toutes les époques, Vous retrouverez, tel que Vous l'avez connu, et tel que Vous l'avez honoré de Votre bienveillance Votre très-dévoué et fidèle serviteur Vienne le 25 Octobre 1829 Gentz Ce 27 Octobre. Le Courier n'étant pas encore parti, je ne puis me refuser à ajouter à cette lettre quelques mots sur l'important objet de l'expédition présente. La lecture de Vos dépêches du 12 de ce mois Mon Prince, m'avoit absolument attéré; mais une lettre arrivée à Lord Cowley deux jours plus tard a mis le comble à notre consternation. J'applaudis du fond de mon ame aux observations excellentes que Vous avez faites sur les incroyables écarts du Gouvernement Anglais dans l'affaire Orientale; et Vous ne serez pas moins content que moi du parti, que le Prince a pris, et des instructions admirables, qu'il Vous adresse. Le danger est imminent; un pas de plus dans cette fausse route, et nous préparons à l'Europe des malheurs bien plus grands que ceux que lui a infligés le traité de Londres. Les choses en sont venues au point, que c'est sur l a R u s s i e que je compte aujourdhui pour étouffer dans sa naissance des projets, qui nous ruineroient entièrement. J'espère cependant, que des refexions plus mures corrigeront ce qu'il y avoit de trop précipité et de trop décourageant dans les premiers apperçus // du Ministère Anglais; et si Vous pouvez contribuer à leur ouvrir les yeux sur l'abime, qu'ils vont creuser, Vous rendriez un service inappréciable. Il est fort heureux, qu'ils aient au moins jetté les yeux sur un Prince, qui ne fera rien sans notre aveu, et sans notre direction; pour là nous restons pour le premier moment maitres de l'affaire; et je me flatte de plus que la Porte ne sera pas assez insensée, pour favoriser elle-même un projet qui lui donneroit la mort, tandis que le traité d'Adrinople lui a conservé un reste de vie. u. i. l. H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 1 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.