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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 25. Februar 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 4, Faszikel 12, Bl. 68-74v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id3041
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date25. Februar 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 4, Faszikel 12, Bl. 68-74v
Size/Extent of item14 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printOesterreichs Theilnahme, Nr. XV, 176-180 u. Nr. XXIII, 269-270 (deutsche Übersetzung)
IncipitJe viens de recevoir par le Courier
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 25. Februar 1814 Konzept Nr. 15. Vienne Ce 25 Fevrier 1814. A Monsieur de Rasty á B u c a r e s t. Abgegangen eodem Je viens de recevoir par le Courier parti de T r o y e s le 16, des lettres qui me mettent en état de Vous informer avec précision du point où se trouvoient alors les affaires militaires et politiques. Je Vous supplie [de Vous en xxx] et c'est au nom de V o t r e intérèt que je le fais de Vous en tenir aux donnèes que j'ai l'honneur de Vous communiquer; car [tous Vos autres Correspondans, m'ont pu même réduits] aucun de Vos autres Correspondans ne peut avoir aujourdhui u n s o u p ço n de ce qui se passe au quartier-général; il n'y a dans toute cette capitale que deux ou trois personnes, [xxx] // qui connoissent la vérité. Tous les autres sont livrés à une succession de bruits, moitié-vagues, moitié-fabuleux, qui changent de couleur [xxx] de jour en jour, et presque d'heure en heure. Je commencerai par [xxx] l'échec éprouvé par un Corps saisant partie de l'armée du Maréchal Blücher, échec qui a été pleinement confirmé depuis mon dernier rapport, [xxx] <que le bulletin officiel, inséré ce matin dans la gazette de Vienne a voilé autant> que l'exigent les [xxx] égards et les ménagemens dus à un Allié, mais dont [xxx] voici la véritable histoire. L'envie demesurée de pousser la guerre á son dernier terme, d'arriver à Paris avant // que la paix ne put être signée, et [xxx] <d'entrainer> l'armée Autrichienne à des [xxx] <opérations> également précipitées, avoient suggéré aux Généraux Russes et Prussiens, rèunis sous B l ü c h e r, le projet qu'ils exécutèrent entre le 26 et 29 de Janvier, en marchant de S t. D i z i e r sur B r i e n n e, et se portant brusquement dans le front de l'armée du Prince S c h w a r t z e n b e r g, dont ils [xxx] devoient toujours former l'aile droite. Ce mouvement téméraire et mal-calculée qui auroit pu amener les plus grands désastres, si Napoléon avoit encore eu les moyens de profiter des fautes de ses ennemis, fut, [xxx] pour ainsi dire, expié par la valeur [xxx] extraordinaire, avec laquelle // les Prussiens et les Russes, non pas sans une perte considérable, soutinrent leur position hazardée dans la première bataille de Brienne du 29 Janvier. [Il fut ensuite complètement re] Bientôt après tout fut complètement réparé par la sagesse et la loyauté inébranlable du Prince S c h w a r t z e n b e r g, qui, loin de faire souffrir les Alliés [xxx] par l'effet de leur propre témérité, se conduisit plutôt comme s'il avoit été d'accord avec leurs plans, rassembla dans deux jours l'armée toute entière, et amena la seconde bataille de Brienne du 1 Fevrier; bataille dont la perte fut pour Napoléon le coup le plus sensible, qu'il eut éprouvé depuis celle de Leipzig, // qui a nécessité sa retraite au-delà de la Seine, et livré aux Alliés tous le pays, et toutes les grandes routes sur la rive gauche de cette rivière. Le Maréchal Blücher, non content de son premier essai, et oubliant par quel rare bonheur il avoit échappé à des dangers gratuitement créés, [n'avoit] <ne vit> pas plutôt [xxx] la retraite de Napoleon de T r o y e s á N o g e n t - s u r - S e i n e, [qu'il conçut] que, guidé par des conseils audacieux, [xxx] peut-être même par [une influence] des voeux secrets, provenant d'une source plus élevée, il conçut de nouveau le projet, d'écraser l'ennemi et atteindre Paris par des opérations hardies et isolées. Depuis <que> le centre de l'armée Alliée // par le Général Russe, A l s u c h i e f f fut poussé jusqu'à L a F e r t é s o u s J o u a r r e à peu de distance de Paris, il se mit en marche de N o g e n t, et l'attaqua avec des forces majeures. Le résultat fut la défaite de ce corps, dont la grande moitié, y compris le Général A l s u c h i e f f doit se rendre prisonniers, avec une perte de 40 à 50 pièces de canon. Les autres corps avancés, se retirèrent après ce désastre par les routes de S o i s s o n s et C h a l o n s. Si Napoleon avoit pu les suivre [pendant] dans cette retraite ils auroient payé bien cher leur expédition insensée. Mais les mesures du Prince S c h w a r t z e n b e r g rétablirent encore une fois les affaires. En faisant avancer son armèe lentement et prudemment par la grande route // se trouvoit à T r o y e s, la position de B l ü c h e r ètoit à A r c i s - s u r - A u b e, l'extrémité de son aile droite à C h a l o n s, l'extrémité gauche de [xxx] la Grande Armée à S e n s. Le tout formoit une ligne, qui [xxx] commençoit sur l' Y o r n e, et s'étendoit par T r o y e s et A r c i s jusqu'à C h a l o n s sur M a r n e. Au lieu de rester dans cette ligne, B l ü c h e r [xxx] separa ses forces, et fit marcher le 6 et jours suivans, les Généraux Y o r k, S a c k e n pp par la route de C h a l o n s sur E p e r n a y et C h a t e a u - T h i e r r y. Il s'avança lui-même dans la direction de S e z a n n e; tous ses corps se trouvoient éparpillés. N a p o l é o n s'apperçut de cet état de choses; et [xxx] <le 10> au moment où le [xxx] Corps le plus avancé, composé de 4500 hommes, et commandé // de T r o y e s, en faisant occuper en même tems le Prince Royal de W ü r t e m b e r g (qui s'est extrêmement distingué pendant toute cette partie de la campagne) P o n t - s u r - Y o n n e, et d'autres postes en avant de S e n s, il obligea Napoléon, non seulement à renoncer à la poursuite des différens corps de l'armèe de B l ü c h e r, mais à abandonner aussi la position de N o g e n t, et à se retirer - sur la rive droite de la Seine. Dés le 14, toute l'armée du Prince Schwartzenberg, et son quartier-général, [fut établi] furent établis à N o g e n t - s u r- S e i n e; le lendemain il occupa B r a y, où le quartier-général a du être transféré le 16. L'Empereur de R u s s i e, et le Roi de P r u s s e s'étoient rendus le 14 à P o n t - s u r - S e i n e, à peu de distance de N o g e n t; l'Empereur d'autriche est resté à T r o y e s. // C'est dans cette position que le Prince Schwartzenberg devoit attendre le résultat t r é s - p r o c h a i n des négociations. Cette grande affaire étoit arrivé [à un point] au point, que [deux] <trois> ou [trois] <quatre> jours de plus [devoient] <pouroient> décider pour ou contre la paix. Les Conférences de Chatillon avoient commencé sous les auspices les plus brillans. Le Duc de V i c e n c e avoit [consenti non seulement] accepté non-seulement l'article [principal] <capital à> celui des limites futures de la France, - ce qui déjà ètoit un pas immense, et on peut bien dire, un succès sans exemple - mais encore à plusieurs autres articles, moins importans, mais plus pénibles peut-être, que le sacrifice principal. Il insistoit seulement sur un projet contenant la totalité des conditions // [xxx] auxquelles on vouloit accorder la paix. Cette demande n'étoit pas injuste. Cependant un des Plénipotentiaires déclara, [que] qu'il ne se croyoit point autorisé à y prêter la main. Avec un incident pareil il étoit difficile d'elles plus loin; et pendant quelques jours les conférences étoient regardèes comme suspendues. Sur ces entrefaites Lord C a s t l e r e a g h prit le parti de se rendre à T r o y e s le 11, [xxx] pour [xxx] s'aboucher avec le Prince M e t t e r n i c h, le Chancelier H a r d e n b e r g, <et> le Comte N e s s e l r o d e [par la marche ultérieure à]. Trois jours de conférences perpétuelles remplirent le tems, qu'il passa à T r o y e s. Dans ces conférences la grande question de la paix fut traitée sous tous les rapports possibles. Il paroit, // que dans ces discussions intéressantes, Lord C a s t l e r e a g h, fidéle [xxx] au caractère, et aux principes de modération et de sagesse, qu'il avoit annoncés dès son arrivée à Basle, a puissamment secondé les nobles efforts du Prince de M e t t e r n i c h. Voilà tout ce que je puis en dire pour le moment. - Lord C a s t l e r e a g h est enfin retourné à C h a t i l l o n le 15 au soir; et [xxx] je n'ai aucun doute, que la nègociation n'ait èté reprise dès le lendemain. Comme tous les partis intéressés ètoient à une très-petits distance l'un de l'autre, le résultat final peut avoir été connu entre le 18 et le 20. Napoléon ayant concentré toutes ses forces sur la rive droite de la Seine, il est plus que probable, que, si la paix ne // se fait pas, il y aura encore une grande bataille tout près de Paris. En I t a l i e l'armée Autrichienne n'avoit pas pu faire des progrès depuis son entrée à V e r o n e. Le Vicè-Roi, que le Maréchal B e l l e g a r d e lui-même d'après des données qui [doivent avec] ne peuvent pas avoir été légères pour qu'un Général aussi prudent y ait ajouté foi, supposoit en pleine retraite pour le P o, a subitement rebroussé chemin, et tentè de repasser le M i n c é o. Ce projet a effectivement rèussi á une partie de son armée, qui a repoussé le corps Autrichien gardant les passages de cette rivière avec une perte considérable; mais les opérations subséquentes du Maréchal Bellegarde ont [forcé le Vicé-Roi] empêchè l'ennemi // de tirer parti de ce succès partiel. L'armèe Italienne étoit restée dans les environs de M a n t o u e, et Monsieur de B e l l e g a r d e avoit encore le 14 son quartier-général à V i l l a - F r a n c a. S i l e R o i d e N a p l e s avoit voulu avancer sur le Po, le [tentative du Vicè-Roi ètoit] Vice-Roi ne pouvoit plus songer qu'à [xxx] une retraite accélerée, et celle-ci même lui seroit devenue difficile. M a i s l e R o i d e N a p l e s e s t r e s t é d a n s l' i n a c t i o n à B o l o g n e. Sa conduite s'explique assez par les rapports dans lesquels il se trouve a v e c s e s n o u v e a u x A l l i é s. Vous savez, que son premier <projet de> traité avec l'Autriche n' a v o i t p a s é t é r a t i f i é, et qu'on [lui] a proposé des modifications. I l e s t v r a i, q u'i l a a c c e p t é c e s m o d i f i c a t i o n s s a n s d i f f i c u l t é, et // qu'il l'a fait annoncer [xxx] à l'Empereur d'Autriche. Mais tant que la ratification ne sera pas entre ses mains, il [lui reste toujours] conservera toujours un reste d'inquiétude, qui ne peut qu'influer sur ses démarches. Il est juste d'observer que le Vicè-Roi est à-peu près le seul Individu de ceux que Napoléon a particulièrement favorisé, dont la fidélité et la loyauté ne se soient jamais démentiès [xxx]. Il est vrai aussi qu'il est presque le seul, envers lequel Napoléon n'ait jamais eu de tort, comme il en a eu envers tant d'autres membres de sa famille. Je joins à cette dépêche deux [xxx] publications, qui prouvent au-moins la bonne volonté [avec laquelle] <que> les Chefs de l'armée Autrichienne mettent à maintenir l'ordre dans les pays conquis. [On se plaint en revu] Je ne sais pas, si les autres en font autant, mais il est sûr, que les plaintes contre les excès des Cosaques retentissent dans tous les coins de la France. H: HHStA, Wien.Gentz-Nachlaß, Karton 4, Fasz. 12, Bl. 68-74v. x Bl., F: ; 14 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. XV, 176-180 u. Nr. XXIII, 269-270 (deutsche Übersetzung).