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Gentz ; Pelser, Bernard von
An Bernard von Pelser, Dover, 26. Dezember 1802, Wienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6578 1802

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2949
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Pelser, Bernard von
LocationDover
Date26. Dezember 1802
Handwritten recordWienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6578
Size/Extent of item3 Bl., F: 224mm x 186mm; 5 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe suis allé, cher ami
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Bernard von Pelser Dover, 26. Dezember 1802 Je suis allé, cher ami, sans m'arrêter, et sans être arrêté par les voleurs, à D o v r e s où je suis arrivé Vendredi soir à 10 heures; mais, helas ! je n'en suis pas encore parti dans ce moment (Dimanche 4 heures du soir). Le vent a été défavorable pendant toute la journée d'hier, et si décidemment défavorable, qu'aucun batiment quelconque n'a pu quitter le port. Aujourd'hui je me suis flatté de pouvoir partir à 10 heures, mais tout-à-coup le vent est devenu si fort, que Captain Sutton m'a annoncé qu'il n'y avoit pas moyen de sortir. Deux personnes arrivées hier au soir, qui, ayant voulu forcer la chose, étoient parti ce matin dans une petite barque, ont été obligés de retourner vers midi. A présent toutes mes espérances sont dirigées vers la marée de la nuit, Captain Sutton partira à 2 heures du matin, pour peu que le // vent ait changé, et je ne manquerai pas cette occasion. - Dans ce contretems facheux c'étoit un véritable bonheur pour moi que Elliot m'avoit donné une lettre pour Monsieur Payne, qui m'a extrêmement bien reçu, m'a logé dans sa maison de campagne, et m'a fait beaucoup de politesses. Madame Payne est une charmante personne, qui avec tout autant d'esprit que son père, a beaucoup plus de jugement, de suite, et de caractère. J'ai passé la journée de hier très-agréablement avec eux, et nous dinerons encore aujourd'hui chez Monsieur Fector. Mais malgré cela je n'ai pas un instant de repos, et je soupire après le moment de mon départ. En attendant j'ai tout le loisir qu'il me faut pour me livrer aux idées tristes que la séparation d'un pays comme l'Angleterre, doit faire naitre dans une ame, qui a senti jusqu'à un certain // point ce que c'est que ce pays. - Le continent, avec ses raffinemens et sa corruption, avec ses jouissances et ses crimes, avec ses formes et sa lâcheté, doit nécessairement paroitre un exil [pour] <à> celui qui a pénétré le caractère d'une nation - d'un pays, où la moralité, simplicité et la solidité sont tout; où l'ennui même devient instructif, où la mauvaise-chère est précieuse parce qu'on la fait dans la société la plus éclairée de la terre, et où (j'en conviens maintenant) c'est un devoir sacré de supporter les v o l e u r s - parce qu'heureusement on ne les trouve que sur les grands chemins. - Je Vous supplie, Cher Pelser, de faire tout ce qui est possible pour que ma malle me suive bientôt. Le dernier jour que j'ai passé à Londres, Vansittart et Herries m'ont vivement pressé de publier une nouvelle edition de mon essai sur les Finances d'Angleterre, que Herries traduiroit incessamment; ils m'ont assuré entr'autres que P i t t avoit dit plus d'une fois, que cet ouvrage étoit le meilleur t a b l e a u g é n é r a l des finances de ce pays qui existat. - // Vous sentez, combien pour cette entreprise j'aurai besoin des trésors que mes malles renferment. Adieu ! Homme d' o r p u r ! Man of S t e r l i n g - W o r t h; j'épuiserois toutes les langues sans trouver de terme qui pût exprimer avec assez de force l'estime sans bornes que Vous m'avez inspirée et l'attachement que je Vous porte. - Si Vous dites chez les Stahremberg que je Vous ai écrit, je Vous prie d'y présenter mes respects. - Tout-à-Vous Douvres. 26 Decbre. 1802. Gentz // P.S. Il m'est impossible, (et plus que j'y pense, plus je le sens) d'être privé tout-à-coup des gazettes angloises. Permettez-donc, cher ami, que je Vous fasse une proposition. Commandez (à mes frais) le M o r n i n g P o s t, [du jo] à commencer du jour même de mon départ; faites Vous l'apporter par le News-Man chaque jour, et après l'avoir lu, coupez-en 1, le leading article, et tous ceux qui sont imprimés en Italiques. 2, ce qui dans le reste de la feuille Vous paroitra intéressant. Comme toutes ces coupures ne formeront jamais un gros paquet, Vous trouverez certainement l'occasion de me les faire parvenir, si non tous les quinze jours, du moins u n e f o i s p a r m o i s. Je ne saurois Vous dire quel service Vous me rendriez en Vous prétant à cette proposition. - Ecrivez-moi à F r a n c f o r t poste restante, ou (ce qui vaut mieux) sous couvert de M o n s i e u r d e S c h w a r z k o p f, Ministre du Roi d'Angleterre Electeur d'Hannovre. - Quel plaisir pour moi que d'y trouver une lettre de Votre main. H: Wiener Stadt- und Landesbibliothek, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6578. 3 Bl., F: 224mm x 186mm; 5 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.