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Gentz ; Ivernois, François d'
An François d'Ivernois, Berlin, 25. Oktober 1799, Bibliothèque publique et universitaire, Genf. Département des manuscrits, Ms. suppl. 976, Bl. 171-171v 1799

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id283
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Ivernois, François d'
LocationBerlin
Date25. Oktober 1799
Handwritten recordBibliothèque publique et universitaire, Genf. Département des manuscrits, Ms. suppl. 976, Bl. 171-171v
Size/Extent of item2 Bl., F: 256mm x 212mm; 1 ¾ eighd. beschr. Seiten
Places of printKarmin, Lettres inédites, Nr. VI, 31-32. Sonderpublikation
IncipitLe porteur de cette lettre
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn François d'Ivernois Berlin, 25. Oktober 1799 Monsieur ! Le porteur de cette lettre est Monsieur le Comte de Degenfeld qui se rend à Londres comme Conseiller d'Ambassade pour se former dans les affaires diplomatiques, et qui seroit très-charmé d'être introduit auprès de vous. Comme c'est un homme très-estimable pour sa façon de penser, et les connoissances préliminaires qu'il apporte au grand théatre des affaires, je prens la liberte de vous le recommander particuliérement et je vous prie de lui accorder l'avantage, de s'instruire quelquefois avec vous. J'espére que vous aurez reçu la lettre avec laquelle je vous ai envoyé mon cahier d' o c t o b r e; et j'attens avec beaucoup d'impatience la reponse dont vous m'honorerez. Nous voilà donc de nouveau plus malheureux que jamais ! Toutes les espérances evanouies, tous les plans rompus; la France et avec elle tout ce qu'il y a de maivais principes, et de mauvaises tetes dans l'univers, triomphant de la sagesse du petit nombre d'hommes qui croyoient combattre efficacement cette revolution infernale. J'ai le désespoir dans le coeur; et, si vous saviez ce que c'est, que de vivre à Berlin dans un moment comme celui-ci, vous concevriez bientôt, que je dois être plus malheureux que vous; car les succés et les revers de la bonne cause, sont, par le role public que j'ai joué, quelque petit qu'il puisse être en lui-même, devenus les miens; et je me vois à présent reduit a trois ou quatre personnes sensées, au milieu d'un deluge de raisonneurs pitoyables, et de faux philosophes. - Et quel avenir se prépare ! // En effet, quand on voit partout l'espoir des bons trompé par la maladresse, l'incapacité, l'inertie, enfin la perfidie de ceux qui sont les plus interessés a sauver le monde, et de l'autre part les entreprises des méchans couronnés par un bonheur sans exemple, il ne reste plus que de s'envelopper la tête, et de gemir d'être né dans cette periode la plus terrible de toutes que nous présente l'histoire de tous les tems. Conservez moi, Monsieur, Votre amitié, une des grandes consolations qui me reste, et veuillez bien croire à la constance inébranlable des sentimens distingués avec lesquels je serai toujours, Votre très-humbleet très-dévoué serviteur Berlin ce 25 Octobre 1799. Gentz. Auf Blatt 172v: Mr Gentz / Berlin Octobre 1799 / 25 Octobre. H: Bibliothèque publique et universitaire, Genf. Département des manuscrits, Ms. suppl. 976, Bl. 171-171v. 2 Bl., F: 256mm x 212mm; 1 ¾ eighd. beschr. Seiten. D: Karmin, Otto: Lettres inédites de Frédéric Gentz, Nr. VI, 31-32. Sonderpublikation.