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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 30. April 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 27-30 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id253
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Jackson, Francis James
AusstellungsortWien
Datum30. April 1805
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 27-30
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
DruckorteWeil, D'Ulm à Jéna, 44-46
IncipitJ'ai eu l'honneur de Vous
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Francis James Jackson Wien, 30. April 1805 Monsieur ! J'ai eu l'honneur de Vous écrire par le dernier Courier Anglois qui est parti d'ici; je ne sais pas, coment Vous aurez reçu la proposition que j'ai pris la liberté de Vous faire; mais comme depuis ce tems-là il n'y a presque pas eu d'occasion sure, je n'ai pas le droit de désespérer du succès de cette proposition. Aujourd'hui, toujours en comptant sur les sentimens de bienveillance, que Vous avez bien voulu me témoigner de tems-en-tems, et en même-tems sur le zèle avec lequel Vous soutenez tout ce qui peut influer directement ou indirectement sur les intérèts de Votre patrie, je reviens sur un objet, que j'ai déjà touché dans ma dernière lettre. J'ai envoyé au libraire Frölich à Berlin une partie du manuscrit de l'ouvrage que je compose sur [la] l'origine de la guerre entre l'Angleterre et l'Espagne. Je n'ai pas besoin de Vous dire, Monsieur, combien ce sujet méritoit d'être traité à-fond // pour montrer dans un cas très-remarquable quelle est le dégré de confiance qu'on peut et doit accorder aux calomnies, que les François ne cessent de débiter contre Votre pays. L'ouvrage en lui-même ne trouvera pas, à ce que je crois, beaucoup de difficultés auprès de la censure de Berlin. Mais il est de mon plan, et il est absolument indispensable, que j'y joigne une préface, qui contiendra des choses très-fortes contre le tyran et l'idole du siècle. J'ai des doutes très-considérables sur le sort de cette préface, qui pourroit fort-bien faire échouer seule le projet d'imprimer à Berlin. Quoiqu'il arrive, il y a encore une autre circonstance, qui est celle qui m'engage particulièrement à réclamer aujourd'hui, Monsieur, Votre intervention. Je voudrois que cet ouvrage fut traduit en Anglois aussitôt que possible; je l'ai annoncé à Monsieur Vansittart, qui jusqu'ici - car malheureusement je vais le perdre bientôt par la place qu'il va occuper en Irlande - a été le // plus fidèle de mes amis en Angleterre. Je lui ai dit qu'il recevroit de Votre part les feuilles Allemandes à mesure qu'elles seroient imprimées. Je Vous supplie de seconder cet arrangement autant qu'il Vous sera possible de le faire. J'ai écrit à Frölich de Vous envoyer très régulièrement et très-promtement les feuilles qui sont achevées; et de Vous instruire, si [peu] par les obstacles qu'il recontreroit à Berlin, il étoit dans le cas de faire imprimer ailleurs. Dans ce dernier cas il y auroit peut-être un moyen de faire parvenir les feuilles à Londres par une voie plus directe et plus expéditive. Quant aux affaires publiques, quoique je sois infiniment mécontent de tout ce que j'apprends du coté de l'Angleterre, et toujours peu disposé à croire à des changemens favorables de ce côté-ci, il est pourtant indubitable, que la force des choses entrainera à-la-fin, et commence déjà à entrainer le Ministère Autrichien dans un système qui est peu conforme aux principes pernicieux qu'il a suivis jusqu'ici. Le royaume d'Italie n'a pas été reconnu, quoiqu'on dise, // et, si la reponse de la Cour de Pétersbourg, qu'on attend chaque jour est ferme et vigoureuse, si elle <est> telle que les personnes les plus instruites l'attendent, je crois que le Cabinet de Vienne, ne p o u r r a plus reculer. En-attendant q u a r a n t e E s c a d r o n s ont reçu ordre de se porter dans la Stirie; et le ton du Comte Cobentzl a tellement changé depuis huit jours, qu'on ne le reconnoit plus. Malgré tous ces indices remarquables, je ne crois point encore à des mesures bien prononcées; mais je suis extrêmement curieux d'apprendre comment ils se tireront d'affaire cette fois-ci; ils sont dans un dilemme qui paroit exclure tout parti mitoyen quelconque. Agréez, Monsieur, l'hommage de ma très-haute considération, et du dévouement parfait et invariable, avec lequel je suis, Votre très-obéissant et très- fidele serviteur Vienne Ce 30 Avril 1805. Gentz H: Public Record Office, Kew (England). Jackson-Paoers, FO 353/81, Bl. 27-30. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, 44-46.