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Gentz ; Pelser, Bernard von
An Bernard von Pelser, Wien, 5. April 1803, Wienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6582 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2513
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Pelser, Bernard von
LocationWien
Date5. April 1803
Handwritten recordWienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6582
Size/Extent of item2 Bl., F: 230mm x 194mm; 4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe Vous ai écrit trois fois
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Bernard von Pelser Wien, 5. April 1803 Je Vous ai écrit trois fois, cher Pelser, depuis que je suis à Vienne: le 23 Fevrier par M o r r i e r; le 14 Mars par S t u a r t, et le 26, par un Courier de Paget. Ce n'est que le 20 Mars que j'ai reçu Votre petite lettre du 7 Janvier, signée Tietenser, et dans laquelle Vous m'en annoncez une autre plus longue, qui - h e l a s !! - ne m'est jamais parvenue. Mais comment aussi - cher et adorable ami - pouviez-Vous écrire par la poste ! Si cette lettre est effectivement perdue - car jusqu'à présent je conserve encore quelque foible lueur d'espérance - j'en serai inconsolable. Cependant, quelles que soient les épines dont notre correspondance est hérissée, je Vous supplie de ne pas Vous en dégouter. Je ne Vous pardonne pas d'avoir laissé partir Madame Smith et Herbert, sans une ligne de Votre main. Et pourquoi Cobbet ne m'envoit-il pas ses feuilles ? Auroit-il découvert peut-être le secret de ma perfidie ? M'auriez-Vous trahi - Tietenser ! - Dieu ! Je plaisante et je voudrois pleurer plutôt. Tout le monde m'abandonne en Angleterre. // Vous recevrez cette lettre par un homme, que je prends la liberté de Vous recommander particulièrement. C'est le Comte Montjoye-Froberg, l'ami le plus intime que j'avois ici, et un des plus sûrs que je possède dans ce monde. Je crois Vous en avoir parlé quelquefois. Il connoit l'angleterre, il l'aime, il l'adore, il n'a qu'une seule idée, qu'un seul sentiment, qu'un seul voeu - c'est d'humilier l'insolence des François; et il est rempli de moyens et de talens pour coopérer à ce but salutaire. - Ai-je besoin de Vous <en> dire d'avantage pour Vous le rendre intéressant ? Comme je n'en fait que lui parler de Vous il désire beaucoup de Vous voir; il aime aussi les t a v e r n s, l a t u r t l e - s u p, l e m u t t o n, l e p o r t et le p o r t e r, [xxx] enfin tout ce que <je> n'aimois p o i n t à Londres; je suis convaincu que pour celui-là Vous en serez content. Il Vous racontera ce que nous avons pensé et senti, et discuté, et projetté, depuis le jour où nous // reçumes les grandes nouvelles du message du roi ppp. - Figurez-Vous que pendant huit jours j'ai été seul à Vienne (excepté Paget) en possession des détails de la séance du 9. C'est le 24, que Paget a reçu par une occasion extraordinaire une gazette de Londres du 10; il m'en a fait avertir incessamment; et trois heures après cette gazette a été expédiée par Constantinople à Calcutta; personne ne l'a donc lue que lui et moi; (car les Cobentzl et Consors, si leur lâcheté ne les a pas engagé à c a c h e r ce qu'ils savoient, n'ont eu les détails de cette séance que 6 ou 7 jours plus tard) mais j'ai profité de ces trois heures, pour l'apprendre presque par coeur; et quelle jouissance ensuite d'en présenter la substance à notre comité secret chez le Comte Panin. Montjoye Vous expliquera ce que c'est. - Cependant après les premiers transports de joie, nous nous sommes tous - à l'exception de Montjoye qui croit e n c o r e à la guerre - prononcés pour la probabilité de la paix; mais je le dis ici, parce que toute mon ame <en> est remplie: Si le ministère Anglois perd cette fois-ci le fruit de l'energie qui // paroit animer la nation, le fruit de ces grands armemens, de cette grande séance du 9, plus précieuse qu'une bataille gagnée - enfin, et surtout, de la consternation que tout cela a produit en France - qu'il soit flétri à jamais dans la mémoire des hommes, et exécré [xxx] par les générations futures, tant qu'il y aura une histoire en Europe !! Nous flottons dans les incertitudes; les François se tuent à assurer que la guerre n'aura pas lieu; tout tremble ici des nouvelles chances qui se prèsentent - Vous savez que le pauvre Baron Swieten est mort; en général on ne fait que m o u r i r ici; ah ! Si je pouvois me transporter avec Froberg dans les contrées heureuses où on v i t de toutes les forces de l'ame, et ou on est digne de vivre. J'ai demandé aux Herbert autant de nouvelles de Vous qu'ils ont pu m'en donner; mais Vous les dédaignez trop, pour que j'aie pu faire une ample récolte. Ecrivez-moi, je Vous en conjure, et ne m'abandonnez pas, cher Tietenser; je mériterai Votre amitié par une reconnoissance et un dévouement sans bornes - Ce sont la les sentimens inaltérables de Vienne Ce 5 Avril 1803. Gentz. H: Wiener Stadt- und Landesbibliothek, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 6582. 2 Bl., F: 230mm x 194mm; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.