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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 10. September 1830, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1830

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2317
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
AusstellungsortWien
Datum10. September 1830
Handschriftl. ÜberlieferungUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Format/Umfang4 eigd. beschr. Seiten
IncipitLes empires s'écroulent, les destinées
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 10. September 1830 Vienne Ce 10 Septembre. Cher Prince ! Les empires s'écroulent, les destinées du monde s'accomplissent, un nouveau tremblement de terre nous menace de toutes parts. Mais les besoins de l'Individu n'en sont pas moins impérieux. J'ai été assez heureux pour retrouver en moi dans cette grande époque toute la vigueur et la jeunesse de mon esprit; je puis encore rendre de grands services, à ceux mêmes qui me payent d'ingratitude. Mais qu'au moins m e s a m i s ne m'oublient pas. Un p e u d' a r g e n t - voilà tout ce qu'il me faut. Est-il donc possible que le Duc de Wellington ait perdu jusqu'au dernier souvenir de ce // que j'ai si long-tems été, de ce que je puis encore être tous les jours pour l'Europe, pour l' A n g l e t e r r e ? - Non. Cher Prince, c'est Vous qui m'avez oublié. Je Vous le pardonne; trop de grands intérèts, trop de franches sollicitudes Vous entourent. Mais si Vous saviez, quel bien i m m e n s e Vous me feriez, en Vous occupant un seul quart-d'heure de Votre ancien ami, en me soulageant du poids de ces maudits embarras pécuniaires, - si je pouvois Vous le faire sentir bien vivement, Vous en trouveriez, j'en suis sûr, les moyens. Voulez-Vous, que je fasse encore une démarche directe quelconque ? Je suis prêt à tout. // Mais j'ai la conviction que [Vous prenez] quelques mots bien placés de Votre part feront plus d'effet que des volumes de mes lettres. Mes relations avec Lord Cowley sont tout à-fait rétablies; il ne se passe pas un jour, que je ne lui donne des preuves de mon dévouement. Ce ne sera pas lui, qui s'opposera à aucun acte de bienveillance de la part de son gouvernement pour moi; mais l'initiative, mais l'impulsion efficace - il n'y a que Vous qui puissiez la donner ? Je Vous manderai par un de nos premiers Couriers, [xxx] franchement, et amplement, ce que je pense de l'état actuel des choses. Je suis un de ceux qui ne désespèrent p a s du salut // public, quelqu'effrayant que soit l'aspect du prochain avenir. Vous le verrez; que l'on mette seulement un terme à ce qui arrête l'essor de mes facultés ! Le Duc, en venant à mon secours, ne sera pas seulement un acte de générosité, mais <aussi> de bonne politique. Il n'y a que Vous qui puissiez le Lui faire comprendre.Je Vous conjure de ne pas me laisser sans réponse. Ce seroit une cruauté, et je connois Votre coeur. Vous parlez de ma reconnoissance, seroit une niaiserie. Si Vous pouviez imaginer, c o m b i e n une reponse favorable me rendroit heureux, Vous ne la différeriez pas de vingt-quatre heures ! Courage, Mon Prince ! Le Ciel Vous bénira de ce que dans un moment aussi critique Vous serez pour Votre fidèle serviteur Gentz H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 4 eigd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.