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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 25. September 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 48-55 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2155
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Jackson, Francis James
AusstellungsortWien
Datum25. September 1805
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 48-55
Format/Umfang7 ¾ eighd. beschr. Seiten
DruckorteWeil, D'Ulm à Jéna, 65-70
IncipitVotre excellente lettre du 15
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Francis James Jackson Wien, 25. September 1805 Vienne Ce 25 Septembre. 1805. Monsieur ! Votre excellente lettre du 15 m'a fait le plus sensible plaisir, et je Vous en témoigne ma reconnoissance d'une manière particulière. Il n'y a qu'une seule ligne que j'ai lue avec peine; c'est celle où Vous parlez d'une maladie dont Vous venez de sortir; j'espère que Votre rétablissement est aussi complet que je le désire de tout mon coeur. J'ai été sur-tout extrêmement satisfait de ce que Vous avez bien voulu me mander relativement aux dispositions actuelles de la Cour de Berlin. Ayant toujours considéré la réunion entre les deux grandes puissances de l'Allmagne comme la vraie base du systême politique tel qu'il a été modifié, altéré et tout-à-fait renversè par les évènemens des vingt dernières années, ayant toujours été convaincu que s a n s cette réunion, tout projet quelconque formé pour réduire la monstrueuse prépondérance de la France sera précaire, boiteux, et foible, et qu' a v e c cette réunion le succès que nous désirons si ardemment sera presqu'infaillible, // ayant prêché cette doctrine à Vienne p e n d a n t u n e è p o q u e d e p a i x, dans toutes les formes, [dans] par tous les canaux imaginables, et ayant même eu la satisfaction - une des plus réelles qui me soit jamais tombée en partage - de former à Vienne des prosélytes nombreux et puissans, Vous sentez bien, que dans un moment comme celui-ci, où le sort de l'Europe est attaché à chacun de nos mouvemens, où chaque mois, chaque jour peut amener des évènemens sans appel ou sans remede, la moindre lueur d'espérance doit raffraichir et exalter mon ame. Je ne me suis jamais flatté, que nous réussirions à produire une révolution subite dans le systême du Roi de Prusse. Cet ouvrage auroit du être commencé de longue main: c'est une faute grave, c'est la plus impardonnable de toutes, que la Cour de Vienne ait négligé si longtems ce point, le plus essentiel de tous. On doit [xxx] d'autant plus regretter ce malheur, que différentes circonstances très-expressives des dispositions personnelles du Roi nous invitoient, pour ainsi dire, à [affliger des] tenter quelque chose plutôt. Les lettres qu'il écrivoit à // l'Archiduc Charles, le désir qu'il montroit de rencontrer l'Empereur sur la frontière, toute sa conduite à Egra, les choses remarquables dont il avoit chargé le Génèral Zedwitz - tout cela auroit du nous encourager. A-prèsent, le feu étant à-la-maison, on cherche les secours qui auroient du être assurés et préparés depuis longtems. Je suis enchanté qu'on ait choisi le Comte Meerveld pour cette mission. Vous ne sauriez croire, Monsieur, quelle plaie profonde la conduite et le langage Monsieur de Wintzingerode avoit fait, sous ce grand rapport, à l'intérèt de la cause commune. Ayant présenté la Prusse comme absolument [xxx] et irréparablement perdue pour le bien, et toutes les tentatives que l'on pourroit faire à cet égard comme désespérées il a fini par detourner presque les idées du Cabinet de Vienne de toute démarche à faire de ce coté-là - Les premiers rapports de Monsieur de Meerveld ont été, ce qu'ils devoient être. Il n'a pas fomenté l'éspérance au-delà d'un [xxx] terme raisonnable, mais il ne l'a pas tuée non-plus. Il paroit qu'il a envisagé absolument comme Vous, le rassemblement de cette armèe d'observation, dont l' e x i s t e n c e seule est déjà une perspective plus ou moins consolante. Il a prèsenté, avec // justice, modération, et exactitude les dispositions actuelles du Roi et de Ses ministres; il en a parlé, comme vous en parlez dans Votre lettre. A-moins de s'être attendu à des changemens miraculeux, il me semble qu'on doit être content du prèsent. On sait aussi chez nous avec certitude que Duroc a complètement échoué dans toutes les tentatives qu'il a faites pour entrainer le Roi dans les intérèts de la France; depuis hier on croit même savoir positivement, que le Roi a refusé jusqu'à la proposition d'occuper le pays de Hannovre. Vous êtes certainement bien-instruit sur ce point-là comme sur tous les autres, et Vous rendriez un vrai service, non-seulement à-moi, mais à d'autres personnes qui m'honorent de leur confiance, et par-consequent au bien-public si Vous vouliez bien complèter mes notions sur cet objet. Comme Vous avez èté content de la déclaration que l'on a faite ici vis-à-vis de la France, je conçois que Vous le seriez bien-autrement, encore de la réponse que cette cour a donnée à celle de Prusse sur les prétendues propositions pacifiques, que Bonaparte nous a fait ouvrir par Duroc. Si Vous n'avez pas <vu> cette pièce, je Vous conseille très-fort de Vous la procurer; Vous serez étonné, même // après la déclaration du 3, de la fermeté et de la force, avec laquelle nous y avons développé nos vues actuelles. Je suis intimément convaincu, que le Cabinet de Berlin aura été frappé lui-même de la vérité de ce qu'elle contient. Comme je ne suis pas c o m p l è t e m e n t sur, de la voie par laquelle je Vous transmets cette lettre je ne puis pas entrer dans des observations personnelles. Cependant je dois Vous dire par-rapport à l'homme dont Vous Vous exprimez <si> justement en parlant d u l a n g a g e q u' i l c o n n o i t l e m i e u x, que les gens auxquels il a eu à faire sont vraiment trop honnêtes, et trop peu entreprenans dans ces choses lu pour avoir osé prendre ce parti. Au-reste il n'a eu qu'une seule et unique conversation, et comme il y a joué le rôle d'un hypocrite consommé (art dans lequel il a toujours excelli) il a, pour ainsi dire, désarmé tout ce que l'on auroit pu tenter; il a fait semblant d' a b o n d e r dans le sens, dans lequel on vouloit qu'il fut. Jusqu'au moment où j'ai l'honneur de Vous écrire, nous n'avons rien reçu de Paris à la suite de notre dernière déclaration; en-attendant // les opérations militaires se préparent et se développent des deux côtés. Une grande partie de notre armee doit être à l'heure qu'il est au-delà de l'Iller et établie dans toutes les positions de la Haute-Souabe fameuses par les campagnes de la derniere guerre. Il paroit de plus en plus que les François se tiendront sur la defensive en Italie. Aussi notre armèe qui étoit trop-forte de ce coté-la remettra incessamment une partie de son superflu á celle d'Allemagne. On peut calculer que les Russes c'est-à-dire la première Armée, seront à Braunau et prèts à agir pour le 15 Octobre. L'empereur est parti pour voir l'armée, mais il doit retourner à Vienne incessamment. Je crois que nous avons fait une faute en accordant, même conditionnellement, dans les circonstances présentes, la neutralité de la Suisse. Il suffisoit que Bonaparte la désiroit, au feignoit de la désirer, pour que nous eussions de nous y refuser à tout évènement. L'ambassadeur de France a demandé le 15 de ce mois ses passeports pour partir. On lui a dit après une première explication temporisante, qu'on // ne pouvoit pas le laisser partir, sans avoir d e s s u r e t é s pour le retour de Monsieur de Cobentzl et de tous les Autrichiens qui pourroient se trouver en France. Sur cela il a jetté feu et flamme, disant que c'etoit l'injure la plus sanglante qu'on ait encore offerte à Son gouvernement. On l'a prié de transporter un peu son attention sur ce qui se passe encore aujourd'hui dans la ville de V e r d u n, et on est resté ferme. Il a donc envoyé le lendemain un Courier à Paris, dont le résultat nous arrivera probablement avec la déclaration-de-guerre formelle. Je suis infiniment sensible, Monsieur, à tout ce que Vous avez bien voulu faire [xxx] relativement à mon projet; mais dorénavant je Vous dispense de toute dimanche ulterieure. Mon manuscrit se trouve déjà heureusement entre les mains de Monsieur le Conseiller Joannes Müller, (que par parentèse je prends la liberté de Vous désigner, non seulement sous le rapport sous lequel Vous le connoissez sans doute, de grand historien et d'écrivain du premier ordre, mais aussi comme une des têtes politiques les plus profondes, et les mieux organisées) et il saisira la première occasion pour me le renvoyer à // Vienne, ou je pourrai à-présent tout imprimer en pleine liberté. Comme je l'avois prévu, la censure de Berlin [xxx]l'avoit tellement discipliné et rongé que je n'aurois jamais permis de l'imprimer après ces retranchemens. Au-reste je suis enforcé dans ce moment dans un travail qui aura positivement votre approbation illimitée, et dont je me propose de Vous communiquer le plan par ma lettre prochaine. Daignez en attendant agréer l'hommage du dévouement aussi respectueux que sincère et inviolable avec lequel je suis Monsieur ! Votre très-obeissant et très-fidèle serviteur Gentz. H: Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson-Papers, FO 353/81, Bl. 48-55. x Bl., F: ; 7 ¾ eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, [?].