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Gentz ; Vansittart, Nicholas
An Nicholas Vansittart, Dresden, 25. März 1806, Universitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 11 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1961
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Vansittart, Nicholas
AusstellungsortDresden
Datum25. März 1806
Handschriftl. ÜberlieferungUniversitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 11
Format/Umfang4 Bl., F:217mm x 181mm; 6 ½ eighd. beschr. Seiten
IncipitN'étant pas parfaitement sûr
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Nicholas Vansittart Dresden, 25. März 1806 Dresde le 25 Mars. 1806. N'étant pas parfaitement sûr, si les paquets que j'ai eu l'honneur de Vous adresser aujourd'hui <Vous> parviendroient d i r e c t e m e n t, je me suis servi d'un détour, pour Vous faire passer la présente. Ici, Vous me le pardonnerez, j'espère, je veux Vous parler une-fois du dernier fond-de-mon-coeur; je veux oublier pour un moment, quelle place Vous occupez, et dans quelles relations Vous Vous trouvez dans le monde, et ne voir en Vous qu'un particulier, un des hommes que j'estime le plus, et qui m'ont fait le plus de bien dans ma vie. Je commencerai par Vous dire un mot du mémoire que je Vous ai envoyé aujourd'hui. Je désirerois beaucoup que Vous en lisiez la derniere partie, celle qui sous le titre de R é s u m é, commence à page 217. Le tout est trop long, pour que je puisse Vous en demander la lecture; et d'ailleurs, comme par le défaut absolu de toute occasion sure et convenable, l'envoi de cette pièce a déjà trop retardé, je serois bien-aise de la voir remise à Son adresse dans le plus court // délai possible. Vous verrez bientôt qu'il Vous sera facile de l'ouvrir et de la renfermer sans aucun inconvénient. Je ne veux pas Vous dissimuler, que, quoique pendant la redaction de ce mémoire je n'aie pensé qu'à l'objet qui m'occupoit, je le fais partir [xxx] dans une disposition peu satisfaisante, et je crains même que la lettre qui l'accompagne, écrite d'ailleurs avec toute la prudence et avec tout le respect que le cas pouvoit exiger, ne se ressente un peu de l'état pénible, dans lequel je me trouve. Les plus cruelles inquiétudes, et les plus sinistres pressentimens m'obsèdent depuis quelques semaines. Je n'ai certainement pas le droit de juger Votre nouveau Ministère puis qu'il ne s'est encore prononcé sur aucune question importante; mais tout cependant me paroit annoncer, que les principes auxquels il se fixera, ne seront ni les miens, ni rien que ressemble aux miens. Dieu sait, et le mémoire que je viens de Vous transmettre, Vous le prouvera // surabondamment, que je n'ai pas été admirateur aveugle de Monsieur Pitt. Je crois, que sur-tout pendant son dernier Ministère il a largement contribué, Lui et les siens, aux malheurs et à la perte de l'Europe; et je l'ai dit, je l'ai prouvé sans réserve, puisque nous sommes arrivés à une époque, où la vérité toute entière peut seule nous servir de boussole, et où j'aurois parlé, comme j'ai fait dans ce mémoire, si Monsieur Pitt avoit été mon propre père, et tous Ses collègues mes Frères ou mes meilleurs amis. Mais les erreurs dans lesquelles Monsieur Pitt a eu le malheur de tomber, ne sont pas les seules qui nous menacent; il y en a d'autres infiniment plus graves, infiniment plus pernicieuses, et en-outre infiniment plus affligeantes pour un homme qui sent et qui pense comme moi. - Je vois des symptômes qui m'alarment et qui me découragent à un point, que je ne me sens guères capable de Vous exprimer. Les opinions qui [xxx] percent de tems-en-tems m'effrayent d'avance sur // celles que je ne connois pas encore, et me font trembler pour les premiers rapports qu'on fera sur les objets majeurs, sur les finances, et sur les affaires étrangères. La manière dont on se prononce par exemple sur l'union de l'Irlande, selon moi, une des plus belles entreprises qui soient jamais entrées dans la tête d'un homme, ou sur le Gouvernement de l'Inde et la conduite de Lord Wellesley, que je vois dans un tout-autre jour, que le Morning-Chronicle, et Cobbet, et tous ceux qui protègent ces journaux - le ton que prennent aujourd'hui des hommes (tels que les Francis Burdett, les Byny ppppp) qui j'avois crus pour-le-moins oubliés - enfin la prépondérance decisive de cette partie de l'administration avec laquelle je sympatise le-moins, - tout cela me confond et me désole. De tous côtés on s'éléve contre ce que l'on appelle "le systême de Monsieur Pitt." Je ne sais pas précisément ce qu'on entend par cette phrase. Si c'est le systême que ce grand Ministre a suivi pour l'administration domestique du pays, et sur-tout pour // un homme d'honneur, et qui m'estime, me cache qu'elle a été protestée, à la présentation, pour attendre ce qui arrivera à l'échéance. J'espère que ma lettre du 24, et ce que je Vous y ai dit de ma position, Vous aura engagé à venir à mon secours; j'espère qu'avant que celle-ci Vous arrive, j'aurai reçu quelque nouvelle de Votre part. Le terme de l'échéance est, je crois, le 9 ou 10 d'Avril. S'il arrivoit sans que Vous eussiez pu faire quelque-chose pour moi, je serois aussi malheureux sous ce rapport-là, que je le suis aujourd'hui sous beaucoup d'autres. Je n'ai pas besoin d'en dire d'avantage. Je sens parfaitement, que ce seroit indiscret et même injuste de Vous demander une reponse proprement dite à une lettre comme celle que je viens d'écrire. Mais quelques lignes de Votre main seroient un bienfait tellement précieux, un soulagement si incalculable pour moi, que dans tout-état-de-cause, je crois, que Vous ne pouvez pas me les refuser. Vous êtes la seule, la dernière planche que j'embrasse dans ce triste naufrage de tant d'anciennes espérances, le seul point lumineux vers lequel je tourne mes yeux à-travers les ténèbres qui m'environnent. Recevez ici ma parole sacrée, que // si, pour répondre à mon attente, pour asseoir et fixer mes idées, Vous étiez obligé de m'écrire quelques mots, qui pourroient Vous compromettre de la manière la plus indirecte je brûlerai Votre lettre, un moment après l'avoir lue. Mais ne <me> laissez pas tout-à-fait sans guide au-milieu des doutes cruels, et des inquiétudes mortelles qui me déchirent. Ce que Vous ferez pour moi dans cette occasion, m'imposera une toute autre reconnoissance encore, que tout ce que je Vous ai du d'obligation dans des tems plus calmes et plus encourageans. Votre bienveillance est toujours un trésor; mais [les] l'époque d'embarras et de détresse, à-laquelle je crains de toucher avec Vous, en rehaussera le prix au-delà de toute mesure. Je compterai les jours et les heures, où je pourrai recevoir de Votre part un mot-de-réponse à cette lettre. Veuillez en-attendant ne pas m'exclure de Votre souvenir, et agréez l'hommage d'un dévouement et d'une fidelité que rien ne pourra arracher de l'ame de Votre serviteur jusqu'à la mort Gentz. P.S. Je Vous prie de me dire aussi s'il est vrai que L o r d H o l l a n d est nommé pour Vienne, et ce qu'à-peu-près j'ai à attendre de lui. Cet avis influera beaucoup sur la résolution définitive que je prendrai pour l'avenir. J'ai écrit à Vienne que j'étois obligé de rester ici jusqu'à la fin de Mai. Dans cet intervalle tout doit être décidé pour moi. H: In Privatbesitz. 4 Bl., F:217mm x 181mm; 6 ½ eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.