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Gentz ; Paget, Arthur
An Arthur Paget, Wien, 27. Mai 1803, British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48402 A, Paget Papers, Bl. 8-9v 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1915
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Paget, Arthur
LocationWien
Date27. Mai 1803
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Add. 48402 A, Paget Papers, Bl. 8-9v
Size/Extent of item4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJ'ai l'honneur de Vous communiquer
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Arthur Paget Wien, 27. Mai 1803 J'ai l'honneur de Vous communiquer les derniers feuilles de Cobbet. Si j'étois capable de payer en basses flatteries les bontés dont Vous m'honorez et dont je sens le prix avec toute la reconnoissance, dont mon ame est susceptible, je me garderois bien de ranimer Votre colère contre cet homme, et d'autant plus, qu'une partie de cette colère retombe toujours, retombera, et doit retomber toujours sur moi. Mais je respecte trop Votre caractère, Votre façon de penser, et Vos principes politiques, pour me permettre des ménagemens qui se seroient dignes ni de Vous, ni de moi. - Je Vous dirai donc que je trouve ces deux derniers cahiers de Cobbet remplis de grandes vérités, de vérités tristes, affreuses, mais cer//tainement incontestables, que, tout en blâmant l'exagération à laquelle il se livre souvent, et la dureté de son style, je ne puis pas cesser d'admirer la force et la profondeur de cet homme, qui seul (avec Monsieur W i n d h a m et deux ou trois autres personnes) avoit j u g é le traité d'Amiens, à une époque, où une joie aveugle, et presque stupide avoit saisi l'immense majorité de la première nation de l'univers; et dont chaque ligne, qu'il a écrite sur ce traité a été une prophétie qui s'accomplit avec une exactitude tout-à-fait é t o n n a n t e. Je Vous dirai plus. On m'affaiblit de reproches de ce que depuis deux ans je n'ai rien publié. On s'imagine que mon séjour à Vienne // en est la cause, et j'aime à laisser tout le monde dans cette erreur. Mais le fait est, que le t r a i t é d' A m i e n s a paralysé ma plume. Je ne puis pas écrire deux lignes sur les affaires politiques sans parler de ce traité; et en parler - et attaquer les personnes qui ont signé cet incroyable monument d'ineptie et de foiblesse, est pour moi la [xxx] <même> chose. Mais ne ne v e u x pas attaquer un Ministère Anglois, quelqu'il soit, parce que je ne veux pas exposer les nudités du seul état auquel les destinées de l'Europe tiennent encore. Si j'étois A n g l o i s, je Vous donne ma parole, que - le talent, et les invectives exceptés - j'écrirois absolument comme Cobbet; mais, étranger, et ayant à faire à des hommes, qui doivent toujours regarder les hommes // publics de l'Angleterre c o m m e d e s ê t r e s s u p é r i e u r s, je me tais plutôt. Il me semble, qu'il y a dans cette conduite quelque chose [xxx] dont un Anglois de Votre trempe, c'est-à-dire, de Votre mérite et de Votre force, ne peut que me savoir gré; et j'espère qu'après cette explication franche Vous me pardonnerez si je diffère quelquefois de Votre opinion dans la crise terrible où nous nous trouvons. - Si les sentimens que je Vous ai voués Vous ont paru mériter quelque bienveillance, je suis sûr de ne la perdre jamais, car ces sentimens sont aussi inaltérables, que sincères et profondes. Agréez-en l'hommage respectueux de la part de Ce Vendredi 27 Mai 1803 Gentz. H: British Library, London. Manuscript Department, Add. 48402 A, Paget Papers, Bl. 8-9v. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.