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Gentz ; Vansittart, Nicholas
An Nicholas Vansittart, Dresden, 30. April 1806, Universitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 14 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1851
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Vansittart, Nicholas
AusstellungsortDresden
Datum30. April 1806
Handschriftl. ÜberlieferungUniversitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 14
Format/Umfang2 Bl., F: 225mm x 185mm; 4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe profite de l'occasion d'un Courier
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Nicholas Vansittart Dresden, 30. April 1806 Dresde Ce 30 Avril. 1806. Je profite de l'occasion d'un Courier qui passe par-ici, pour expédier l'ouvrage ci-joint, en Vous priant, Monsieur, de vouloir bien le faire remettre à Monsieur Herries, et de Lui dire, que le s e c o n d, achevé de même, mais dont je n'ai pas encore les exemplaires à ma disposition, suivra par la première occasion qui partira après celle-ci. Je suis encore dans la même situation, dans la même triste incertitude, où je me trouvai à l'époque du départ de mes dernières lettres. J'avois calculé que les paquets, confiés au Courier S p a r r o w seroient arrivés vers le 12 de ce mois; [et] <mais> nous avons ici les nouvelles du 18, et rien n'est arrivé pour moi. Malgré tout ce qu'il y a d'affligeant dans cet état-des-choses, malgré le chagrin que j'éprouve en me voyant séquestré de l'Angleterre, malgré le voîle qui me couvre l'avenir le plus prochain, et malgré les embarras, qui me rongent, je respire depuis quelques jours, avec beaucoup plus de liberté et de plaisir; car je vois la chose publique (je parle de [la] l'Angleterre) dans une position infiniment // plus satisfaisante que je ne l'avois crue il y a quatre semaines. Le Budget du 28 Mars, le discours de Lord Henry Petty, la manière dont [les] plusieurs des premiers hommes de Votre pays, se sont expliqués sur le systême des finances, m'ont rendu la vie. La clarté, la simplicité, la précision, avec lesquelles [xxx] tout est présenté dans ce budget, le maintien de tous les anciens principes, et les hommages rendus à ceux qui les ont établis, m'ont enchanté et tranquillisé au-delà de ce que je puis Vous dire. Je Vous demande comme une grace importante, de me faire parvenir par ce même Courier Morand, qui porte la présente, et qui doit être de retour dans quinze jours, tout ce qu'il y a eu d' i m p r i m é [pour] relativement à ce budget, et sur-tout [une] le discours de Lord Henry Petty, s'il a été publié à-part. Je ne me suis jamais senti plus de courage, pour parler encore une fois sur l'état des finances de Votre pays. Je roule même dans ma tête le projet hardi, de Vous communiquer mes idées sur les moyens de continuer la guerre pendant une suite d'années, sans augmenter la dette, et sans une hausse p r o g r e s s i v e des impots. // Je trouve, après mure considération, que Votre situation et bien plus brillante encore que je ne l'avois crue moi-même. - D'un autre côté je suis, on ne peut pas plus, content, de tout ce qui a été dit jusqu'ici sur les affaires étrangères; et je vois bien par les nouvelles mesures et par les nouvelles diatribes de l'affreux tyran de l'Europe, que ses ouvertures pacifiques ont été reçues commes elles devoient l'être. - Le nouveau plan de Monsieur Windham me paroit (avec quelques exceptions) sage pour autant qu'il est efficace; je crois qu'il ne l'est pas assez, pour obtenir ce que Monsieur Windham v e u t obtenir; mais je diffère sur le principe: je suis convainçu, que dans l'état actuel des choses, où le continent ne peut plus être sauvé par Vous, où toute expédition militaire [xxx] sur le continent est dévenue impossible, et où Vous n'en avez plus qu'une seule à-faire dans une autre partie du globe, pour être maitre de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie, une armée de 200,000 hommes est tout ce qu'il Vous faut, pour conserver Vos possessions, et pour défendre Votre pays, dont la vrai défense est et sera toujours // dans Vos forces navales. - Enfin, je me rétraite sur toutes les lamentations dont je Vous ai abreuvé dans mes dernières lettres. Elles étoient bien pardonnables au-moment où je les ai articulées; mais dans tout ce que j'ai appris depuis, il n'y a pas eu un seul point, sur lequel mes craintes eussent été confirmées. Et quant à mes propres intérèts je ne les compte plus pour rien, lorsque tout-le-reste va si bien. Il y avoit deux manières d'envisager Vos rapports avec la Prusse. Je Vous avois communiqué mes idées sur un systême de temporisation et de f x x x x x x x Vous avez choisi une marche prononcée et vigoureuse. Je suis toujours le dernier à désapprouver ce qui se fait dans ce sens-là. Agréez les sentimens inviolables avec lesquels je suis Votre très-fidèle et très-dévoué serviteur Gentz. H: In Privatbesitz. 2 Bl., F: 225mm x 185mm; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.