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Gentz ; Paget, Arthur
An Arthur Paget, Wien, 21. Februar 1804, British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 39-40 1804

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1767
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Paget, Arthur
LocationWien
Date21. Februar 1804
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 39-40
Size/Extent of item3 eighd. beschr. Seiten
IncipitAprès la dernière lettre que
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Arthur Paget Wien, 21. Februar 1804 Vienne Ce Mardi 21 Fevrier. Après la dernière lettre que j'ai reçue de Vous, cher Monsieur Paget, j'en ai expédié trois pour Husum, Dresde et Berlin, dans lesquelles je Vous ai dit que, si Vous n'étiez pas à Vienne le 25 ou 26 fevrier, je ferois un essai pour venir à Votre rencontre. Mais depuis le départ de ces lettres, deux circonstances se sont présentées qui changent mes résolutions. D'abord j'ai appris d'une manière très-singulière, que Vous Vous marierez avant de quitter l'Angleterre, et que à la suite de cet évènement Vous ne partirez pas avant le 11 fevrier. Je ne me fie pas aveuglement à l'exactitude de cette nouvelle, cependant je Vous avoue, que, tout bien considéré, elle ne me paroit rien moins qu'invraisemblable; je serois d'ailleurs plus qu'enchanté si elle se trouvoit vraie. - Mais ce que pour ma satisfaction, pour mon bonheur, pour tous mes intérèts, je ne veux pas croire avant de falloir me rendre à l'evidence, c'est la seconde partie de cette même nouvelle, celle, d'après laquelle Vous ne feriez qu'un séjour très-court à Vienne, pour Vous rendre à une autre destination, laquelle, par la nature des choses, ne pourroit être que P e t e r s b o u r g, ou bien Constantinople. - Quoiqu'il en soit de tous ces bruits, il est toujours clair que je risquerois trop en m'embarquant dans un projet de voyage à Votre rencontre, puisque, si une partie seulement de mes dernières nouvelles étoit fondée, il seroit très-possible que Vous n'arrivassiez pas à Vienne avant la fin du mois de Mars. Mais il y a encore une autre circonstance qui m'oblige à renoncer à ces projets. Vous connoissez la lâcheté, la pusillanimité, les inquiétudes perpetuelles de notre cher Comte Cobentzl; Vous ne serez donc pas fort étonné, si je Vous dis, qu'après m'avoir fait, il y a huit jours, comme par hazard, une question sur l'époque de Votre retour, et ajouté très-insidieusement "que dans la saison actuelle on ne pouvoit jamais compter sur l'arrivée d'un voyageur, sans risques de se tromper de huit jours" - il m'a fait insinuer directement, trois ou quatre jours après, qu'il me c o n s e i l l o i t a m i c a l e m e n t de ne pas m'absenter de Vienne, puisque cela pourroit faire u n m a u v a i s e f f e t. L'avertissement étoit clair, et joint à l'incertitude absolue de l'époque de Votre arrivée, il me détermine à quitter <le> projet, dans lequel je me plaisois infiniment.Cependant, et malgré toutes ces contrariétés, je désirerois extrêmement de pouvoir Vous rencontrer, avant Votre rentrée à Vienne, et de passer avec Vous, ne fut ce que quelques heures. Je Vous supplie donc, de me mettre en état d'exécuter du-moins ce plan-là. Je suppose, que dans tous les cas Vous envenez quelqu'un de Vos gens, pour annoncer dans Votre maison le jour de Votre arrivée. Si ce jour-là m'est connu, je partirai de Vienne, (en forme d'une course de promenade) de grand matin, et j'irai jusqu'à S t o c k e r a u, sie je ne Vous rencontre pas avant d'y arriver. Mais puisque dans ce cas-là, pour ne pas me compromettre avec mes illustres dindons, il me faudroit retourner à Vienne le soir même du jour, que j'en serois parti, j'espérerois de Votre bonté des renseignemens très-exacts sur le tems de Votre arrivé à Znaym, Stockerau pp. Je ne saurois Vous peindre le désir extrême que j'ai de Vous revoir. Je suis sur-tout très-curieux d'apprendre, quels sont Vos propres projets pour l'avenir. Si ces projets Vous éloignent de moi, j'avoue, que Votre arrivée à Vienne m'attristera autant, qu'elle m'auroit réjoui, si Vous m'aviez apporté l'espoir de reprendre les habitudes bien douce, qui m'avoient attaché à Vous, et sans lesquelles le séjour de Vienne perdroit bientôt pour moi, plus que la moitié de ses charmes. En attendant de Vos nouvelles avec la plus grande impatience, je Vous prie de me croire la plus invariablement Votre très-dévoué et très-fidèle serviteur Gentz H: British Library, London. Manuscripts Department, Add. 48401 A, Bl. 39-40. x Bl., F: ; 3 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.