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Gentz ; Vansittart, Nicholas
An Nicholas Vansittart, Dresden, 21. April 1806, Universitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 13 1806

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id173
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Vansittart, Nicholas
AusstellungsortDresden
Datum21. April 1806
Handschriftl. ÜberlieferungUniversitäts- und Stadtbibliothek Köln. Gentz-Nachlass Günter Herterich I, Nr. 13
Format/Umfang2 Bl., F: 227mm x 186mm; 4 eighd. beschr. Seiten
IncipitL'interruption cruelle de toute correspondance
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Nicholas Vansittart Dresden, 21. April 1806 Dresde le 21 Avril. 1806. L'interruption cruelle de toute correspondance avec l'Angleterre, due plutôt, à ce que je crois, au vent d'Est, qu'aux circonstances politiques, a fait, que jusqu'hier nous n'avions pas ici de nouvelles directes <de Londres> plus fraiches que celles du 21 Mars. Monsieur Wynne vient de me faire dire, qu'il a reçu la nuit dernière quelques gazettes jusqu'au 5; mais, autant que je sais, aucune lettre n'est arrivée. Vous sentez bien, Monsieur, que dans la disposition, où je me trouvois déjà, en Vous adressant mes dernières lettres, cette stagnation n'étoit pas faite pour me relever. J'attends cependant avec patience, courage, et résignation, ce que dans le cours de cette semaine pourroit m'arriver de Votre part. En-attendant j'ai employé mon tems d'une manière qui ne sera pas étrangère, je pense, aux grands intérèts publics. J'espère que dans huit jours, je pourrai Vous envoyer la préface imprimée de l'ouvrage que Monsieur Herries aura reçu avec mes derniers paquets. Toujours obsédé de pressentiment, // que ce sera pour long-tems la dernière production de ma plume, je puis dire que j'ai mis toute mon ame dans cette préface, qui est, sans aucune comparaison, ce que j'ai jamais composé de mieux, et dont je me promets du bien, malgré l'état affreux des choses, puisque ce morceau a produit un effet puissant sur tous ceux qui l'ont lu jusqu'ici. Je n'ose pas m'enfoncer de-nouveau dans les réflexions politiques. Sans connoitre à-peu-près les dispositions du Gouvernement Anglois, tout ce que je [xxx] pourrois dire sur l'avenir, ne seroit que vaine conjecture, ou raisonnement vague et inutile. Je Vous suis dévenu trop étranger; un rapprochement quelconque est la condition indispensable de tout ce que je puis faire encore, pour travailler dans le vrai sens de Vos intérèts. Lorsque je saurai, de quelle manière auront été reçues mes dernieres lettres et expéditions, lorsque je saurai sur-tout, quel est // e n - g é n é r a l, le point-de-vue sous lequel on envisage chez Vous les affaires de l'Europe, je rentrerai dans mon ancienne carrière, avec courage et activité. Autrefois je connoissois avec certitude les b a s e s de Votre systême politique; je savois de-plus, sur quoi je pouvois compter par-rapport à l'opinion qu'on avoit de moi. Aujourd'hui tout est ténèbres; et jusqu'à présent l'attaque du M o r n i n g - C h r o n i c l e, et les articles affligeans, que je n'ai cessé d'y lire[,] depuis, sont les seules données, qui me restent, pour fixer mes doutes et mes incertitudes. J'espère cependant, que Vous y aurez mis un terme, d'une manière ou de l'autre, avant que la présente soit arrivée à Londres. Si les mesures hostiles, que Vous venez de prendre contre la Prusse, doivent être considerées, comme de simples réprésailles, je les désapprouve, d'après ce que j'ai pris la liberté de Vous dire dans une de mes dernières lettres. Mais si ces mesures tiennent à un grand plan, à celui de pousser la Prusse vers le dernier dégré d'embarras, et de désespoir, j'y applaudis hautement. La crise // de cette monarchie est dévenue telle, que dans très-peu de tems, il doit en résulter ou la consommation finale de la mine du continent, ou un nouvel ordre de choses. Mais dans ce cas-là il faut renoncer à toute demi-mesure; il faut exécuter le systême hostile dans toute son étendue; il faut encourager le Roi de Suède a réaliser les projets qu'il médite, contre les côtes et les ports de la Baltique; il faut déterminer la Russie à menacer le Roi de Prusse d'une guerre imminente; enfin il faut le harceler et le tourmenter si complètement, que l'explosion, tôt-ou-tard inévitable, en soit accelérée autant que possible. Si on <ne> veut pas marcher dans cette route-là, celle que j'aurois, je crois, proposée, puisque l'autre m'auroit paru beaucoup trop hardie pour les hommes qui gouvernent le continent, auroit été certainement préférable. - Mais je le repète: ne connoissant nullement les bases de Votre politique actuelle, je parle comme un aveugle. J'ai appris, que Monsieur d'Ivernois a été à Stralsund; je suis faché qu'il n'ait pas poussé jusqu'à Dresde. Recevez, Monsieur, l'assurance renouvellée du dévouement sans borne, avec lequel je serai jusqu'à ma mort Votre très-humble et très- fidèle serviteur Gentz H: In Privatbesitz. 2 Bl., F: 227mm x 186mm; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.