Diese Titel interessierten Sie bereits:

Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 8. April 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 9, Konvolut 25/1 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1693
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum8. April 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 9, Konvolut 25/1
IncipitPour Vous donner une idée du langage
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 8. April 1814 Konzept ad Nr. 27 Pour Vous donner une idée du langage que les feuilles publiques de Londres ont tenu depuis plusieurs mois au sujet des grandes questions du jour, et sur-tout de celle de la p a i x, j'ai traduit un article du T i m e s du 7 Mars, qui quoique bien prononcé, n'est pas encore un des plus violens dont ces feuilles [xxx] gratifient le public [xxx] dans leur rage toujours soutenus. Ce qu'il y a de plus remarquable dans cette guerre journalière, c'est, que non-seulement le T i m e s, rédigée par les amis du Marquis de W e l l e s l e y, mais le C o u r i e r, le S u n et autres feuilles tout-à-fait // M i n i s t é r i e l l e s y jouent le rôle le plus actif, et que par un contraste, qu'on n'a jamais encore vu en Angleterre, tandisque les Ministres entamoient une négociation, et [tout] touchoient au moment de signer la paix, les gazettes directement attachées à leur partie, protestoient vigoureusement contre cette nègociation, et flétrissoient d'avance toute idée de paix avec Napoléon, comme le comble de l'aveuglement, de l'ineptie, et de l'ignominie. Pour achever la singularité de ce phènomêne, le fameux du parti de l'opposition, le M o r n i n g C h r o n i c l e, qui n'avoit jamais approuvé aucun acte du Ministère, le défendoit dans la crise actuelle // contre ses propres amis et partisans, et se coalisoit avec le M o r n i n g P o s t, seule feuille Ministerielle, qui ne prêchoit pas la continuation de la guerre, pour plaider avec force la cause de la paix. Ces disparates frappantes ont naturellement fait naitre le soupçon d'une différence secrète de principes et de vue au sein même du Ministère Brittannique. On s'est imaginé, que, quoique les instructions ostensibles de Lord C a s t l e r e a g h fussent dans le sens de la paix, il a été arrêté de tems en tems par des ordres secrets, qui lui enjoignoient de créer de nouveaux obstacles au [xxx] succès des nègociations. - Je sais maintenant d'une source infaillible, que ce soupçon étoit // faux, mais que ceux qui l'ont nourri, [xxx] ne l'avoient pas cependant gratuitement formé. Lord C a s t l e r e a g h lui même a sincèrement voulu la paix; les membres les plus marquans du Ministère, tel, que Lord L i v e r p o o l, Lord S i d m o u t h, Monsieur V a n s i t t a r d etc. étoient de son avis; et il n'a jamais reçu d'instruction qui ait pu l'arrêter ou le dérouter [xxx] dans sa marche. Mais ce qui est ègalement certain, c'est que le P r i n c e R é g e n t de sa personne, n'a jamais dèsiré la paix avec Napoleon, qu'il s'est prêté, bien contre-coeur à une nègociation avec lui, et qu'il n'a cessè de travailler au rétablissement des B o u r b o n s. C'est le certitude, que telle étoit sa façon de penser et // celle de tous ses amis particulières, qui a encouragé les feuilles publiques de Londres à se livrer à leur acharnement et à leur fureur, sans aucun égard à la marche que le gouvernement suivoit dans toutes ses transactions officielles. Il est sur [encore] <du reste>, que la [grande] majorité de la Noblesse, [et premières classes ça Angleterre - partagent les vastes opinions] des Grands Négocians, des grands Propriétaires, des premieres classe de la société, sans compter encore le nombre immense de ceux qui profitent directement à la continuation de la guerre, en sont les avocats décidés, [xxx] qu'une paix quelconque, si la chute et la destruction totale de // Napolèon n'en est pas la base, sera [peu populaire] mal vue en Angleterre, et qu'en prenant même pour de l'exagération ce que les Journalistes. Annoncent tous les jours "que Lord C a s t l e r e a g h, s'il revenoit avec une paix pareille, seroit tué et sifflé le long de sa route," le Gouvernement <à-moins d'avoir "e x t e r m i n é l e m o n s t r e,"> aura [xxx] de la peine à reconcilier le public avec ses mesures. Vous concevez bien que dans cet état des choses les hommes les plus modérés dans le Ministère Anglais n'auroient jamais osé signer une paix, dont les avantages n'eussent point été brillans et magnifiques, et qui eut laissé à la France la moindre partie // de ses conquêtes. Lord C a s t l e r e a g h en négociant sur le [xxx] S t a t u s q u o d e 1 7 9 2. toutes déja aux dernières limites de son pouvoir; un peu au-dessous de ces conditions, il risquoit d'être déavoué. Par conséquent, lorsque, la première frayeur passée [le Duc de Vicence] l'Empereur Napoléon, ne vouloit plus admettre cette base dans toute sa puretè, il ne restoit aux négociateurs Anglais qu'à demander la rupture du congrès. Le point le plus difficile à obtenir, et celui, sur lequel, comme de raison, la résistence de Napoleon fut la plus forte, étoit la cession de cette partie des Pays-Bas, qui comprend [xxx] la ville et le port d' A n v e r s; et c'étoit là // pourtant précisément l'objet sur lequel le Gouvernement <Anglois> ne se seroit jamais relâché, puisqu'il croit on prétend avoir un intérèt majeur à faire [xxx] dans le néant, les établissemens maritimes, que Napoléon a crées á Anvers dans les dernières armèes. Le traité de Q u a d r u p l e - A l l i a n c e, que Vous avez reçu, il y a quelques jours, fut proposé par l'Angleterre, [dans un moment], et signé dans un moment, où on [se] croyoit encore à la réussite finale des conférences de C h a t i l l o n. Le Gouvernement Anglais insista sur ce nouveau traité, beaucoup moins par la conviction de sa nécessité, que pour s'assurer // d'avance un moyen de [fermer la bouche] répondre aux [xxx] clameurs qui [xxx] se seroient élevées en Angleterre sous <le> prétexte de l'instabilité de toute paix avec Napolèon, et des dangers futurs [xxx] dont [xxx] on dévoit l'Angleterre menacée. Ce traité devoit [pour ainsi dire,] fermer la bouche à tous les adversaires de la paix, en leur prouvant, qu'on ne cessoit de veiller sur l'avenir, et que si jamais Napoleon revenoit de son humilation actuelle [xxx] il trouveroit une coalition toute faite pour [xxx] s'opposer à ses nouveaux projets. Si après la rupture des conférences de Chatillon [toute négociation avec Napoléon n'étoit pas devenue impossible] il étoit encore // [possible] permis de penser à une autre négociation, elle seroit impossible par cela seul, que jamais on ne la feroit gouter à l'Angleterre. Les pleins-pouvoir de Lord C a s t l e r e a g h sont maintenant expirés; je crois [qu'il retournera] <que> dans peu il retournera en Angleterre; et rien au-monde n'engagera le Gouvernement Anglais à faire une nouvelle tentative de ce genre. Il n'y a plus que la forme des armes qui puisse dècider la question; et comme Napoléon est trop serré, harcelé, et garotté de toutes parti, pour [xxx] réunir encore les moyens de reprendre sa supériorité, je crois que ses destinées vont bientôt s'accomplir. Article du Journal: The Times du 7 Mars 1814. "Nous ne sommes imaginer, quel motif raisonnable pourroit [engager] dans la situation actuelle des affaires engager les Alliés à signer un a r m i s t i c e, et nous soupçonnons, qu'on a trop légèrement ajouté foi en Angleterre à la nouvelle d'un nègociation relative à un amangement pareil. Quant à la p a i x, on persiste à nous assurer qu'elle est très-prochaine, et ou nous fait assez clairement entendre, que l'Empereur d' A u t r i c h e en favorise puissament la conclusion, pour [xxx] <conserver> le trone de France à son petit-fils. Nous ne pouvons pas croire un instant, que le ssuccesseur des Césars se prêteroit à consolider le triomphe de // tous les crimes de [xxx] la révolution. Nous voyons bien, que les Alliés en général, et peut-être plus particulièrement l'Autriche, ont montrè de la timidité et de l'hésitation, lorsqu'il s'est agi d'embrasser la cause des Bourbons. C'étoit, selon nous, une erreur; ma s'ils avoient pu merités le reproche de protéger Bonaparte, ce seroit la preuve d'une corruption morale. Nous avons souvent expliqué ce que nous entendons par embrasser la cause des Bourbons, cette cause est celle du retablissement de la liberté et de l'ordre en Europe. Nos adversaires nous demendent, si cette cause a gané en Angleterre par la restauration de Charles II; nous repondons d'abord, quelle y a gagné, quoique plus tard on ait eu également raison en expulsant le successeur de ce monarque. Mais quelle analogue y a-t-il entre ces tems et les nôtres ? Qui insulteroit assez à la memoire de Cromwell pour le comparer à ce rebut de toutes les ordres du vie, N a p o l é o n Bonaparte ? L'un fut [xxx] nommé 2un homme hardiment mechant"; l'autre occupe sa place dans le tableau de la perversité humaine, au-delà des limites de la nature, et ne ressemble qu'à la figure que l'imagination a donné à un démon. Un être de cette espèce, assis sur un trône puissant doit bientôt former autour de lui des agens capable de le seconder dans ces crimes; et un gouvernement [constitu] composé [de tels] de tels élémens est un // fléau insupportable pour le monde social. On parlera tant qu'on voudra d'une paix honorable avec ce gouvernement. Il ne peut être question ni d'honneur ni de paix. Quelqu'un seroit-il encore assez imbecile pour prêter l'oreille à ces propos dont on nous berça en 1801 - que Bonaparte étoit [rassess] rassassie de gloire militaire - qu'il désiroit de cultiver les acts de paix, et prendre notre industrie pour modèle ? - Non ! On peut signer un traité avec Bonaparte et on peut l'appeler unepaix; mais ceux qui se flotteroient que ce traité pourroit arrêter une seule heure ses trâmes hostiles contra l'Angleterre, mériteroient un // établissement à vie dans le nouvel édifice, qui se [con] construit aujourdhui dans St. George's - Fields (la maison des fous). La destitution de Bonaparte de son trône, ou une reduction de son pouvoir qui équivendroit à son détrónement, voilà <quant à notre pays> l'objet légitime de la guerre; et en le poursuivant nous n'avons pas à craindre de rester seuls dans le carrière. Prenons pour devise: L' E e u r o p e t e l l e q u' e l l e é t o i t a va n t 1 7 8 8, et dans toutes les parties du Continent, les bras et les coeurs du peuple seront avec nous. La France elle-même, quoique sans [xxx] comparaison le pays dégradé et le plus démoralisé de l'Europe entière, doit possèder encore // des individus, animés des mêmes sentimens que les autres nations, soupirant après leur délivrance du joug le plus odieux, et rougissant au nom de leur infâme tyran. Si <on peut imaginer> quelque autre cri de ralliement, que celui des Bourbons, qu'on le mette en avant; nous aurions cru, que celui qui [leur] rappelle aux Français toute la grandeur et la gloire de leur ancêtres, ne put manquer son effet sur leurs esprits. Il est vrai que l'essai [xxx] eut du être fait plus tôt; mais il n'est pas encore trop tard pour le faire. Ne craignons pasl'accusation de pépetuer les misères de la guerre; ne sacrifions pas nôtre devoir à l'exécrable lieu-commune // de "l'humanité souffrante" C a u l a i n c o u r t, et [xxx] ses frères bourreaux, aujourdhui si prodigues de ces phrases hypocrites, sont les mêmes individues, qui déclaroient [xxx] auparavant, que la gloire de la France, et les grandes pensèes de l'Empereur étoient de maisons suffisantes pour infliger à l'humanité les plus cruelles souffarnces. Ils ont été les vils supports d'un système de perfidie qui a inondé de sang l'Europe entière. Qu'importe que des misérables de cette espèce nous appellent ambitieux, ou ennemis de la paix ? S'arrêter à leurs reproches seroit, non pas de la modèration, mais de la folie, ce seroit non pas se faire respecter mais se rendre ridicule à leur yeux." H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Karton 9, Konvolut 25/1. x Bl., F: ; y eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.