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Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 12. Juli 1816, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1816

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1681
Briefaussteller
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Gentz
Briefempfänger
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
AusstellungsortWien
Datum12. Juli 1816
Handschriftl. ÜberlieferungUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJ'ai eu avant-hier, Cher Prince
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 12. Juli 1816 Vienne Ce 12 Juillet 1816. J'ai eu avant-hier, Cher Prince, l'agréable nouvelle que mon affaire avec Herries est entièrement terminée. Vous m'avez montré dans cette occasion tant de bienveillance, Vous Vous êtes si vivement, et si efficacement intéressé pour moi, que je ne sais comment Vous témoigner ma reconnoissance. C'est dans les affaires réelles, et où il s'agit de se mettre en avant, que l'on apprend à connoitre ses vrais amis. Je ne Vous en dirai pas d'avantage; il me suffit, que Vous sachiez combien j'ai senti et apprécié Vos aimables procédés. Nous avons eu ici depuis huit jours beaucoup d'agitation dans les esprits, et de grands mouvemens dans les affaires d'argent. L'opèration annoncée par les Patentes du 1 Juin, a commencé le 2 de ce mois sous les plus beaux auspices; le Cours de Change étoit descendu ce jour là à 246; les nouvelles obligations à 1 pour Cent, se vendoient, ou [xxx] pour mieux dire, s'offroient // à 17, ce qui étoit un prix très-élevé. Quelques fautes dans la manipulation, quelques bêtises de la part des Employés à la direction provisoire de la banque, et la malveillance de plusieurs de nos propres gros banquiers, ont pendant quelques jours terni le lustre du nouveau systême. Le cours a [fort] haussé de nouveau; les obligations ont baissé de 2 à 3 pour Cent; une sotte alarme a gagné tout le monde; les bruits les plus ridicules ont été répandus. Le fait est, qu'il n'y a jamais eu un moment de stagnation réelle dans les opérations de la banque; que le systéme est intact; qu'il sera exècuté sans interruption ni rallentissement quelconque; et qu'il n'y aura même plus ni fausses alarmes, ni propos dèplacés, lorsque le public aura compris, qu'avec la meilleure volonté, et les plus grands moyens du monde, on ne peut contenter 2000 personnes, ni échanger pour 25 millions de Papier dans une matinée. // Stadion auroit peut-être p u prévenir le premier choc; en revanche il l'a soutenu avec fermeté, et s'est conduit à merveille [xxx] dans un moment qui auroit inquièté un autre Ministre, quoique la crise ne fut absolument qu' a p p a r e n t e. Le Prince Metternich est toujours dans le même état; son oeil n'avance pas; il y a maintenant plus de quatre semaines qu'il n'a pas quitté son jardin. Je suis étonné chaque fois que je le vois de sa bonne-humeur imperturbable. L'Empereur a été plusieurs fois chez lui; Vous savez qu'il lui a fait cadeau du Johannisberg; ce qui prouvera, que sa faveur n'a rien moins que baissé. J'ai encore à Vous remercier Cher Prince, d'une charmante, délicieuse boîte d'Ecosse, que Floret m'a remise de Votre part, et qui me plaît tellement, que j'ai fait voeu de ne pas le porter dans les premiers six mois, puisque je serois désolé de la moindre petite bosse, // qui pourroit la déparer. Comme nous sommes à cet article il faut que je Vous parle d'un objet analogue. Vous m'avez envoyè l'hiver dernier un joli petit porte-feuille de cuire rougeatre, sentant le J u c h t e n (je ne sais le dire en Français) Une horrible fatalité a voulu, que ce portefeuille ait été entièrement abimé par la catastrophe d'un encrier renversé sur ma table. J'en ai presque pleuré. Daignez, de grace, le remplacer par un autre, aussi-tôt que Vous en aurez l'occasion ! Quant à des nouvelles politiques, si Vous n'en savez pas plus que moi, nous sommes bien pauvres l'un et l'autre. Mais j'espère, ou je crains plutôt, que l'ouverture de la diète Germanique, dont on nous menace d'un mois à l'autre ne nous en fournisse plus que nous ne voudrions. Recevez, Mon Prince, l'hommage de mon dévouement aussi tendre qu'inviolable. Gentz Pour combattre un vilain rheumatisme au bras droit, qui me tourmente depuis deux ans je dois aller vers la fin de ce mois me baigner à Gastein pendant quatre semaines. J'y trouverai le Prince Maurice et Madame Votre soeur, ce qui est une circonstance fort heureuse pour moi. H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136 x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.