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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 27. September 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 263-273v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1601
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Rasty, Constantin von
LocationWien
Date27. September 1814
Handwritten recordHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 263-273v
Size/Extent of item21 ¼ eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
Places of printDépêches Inédites I, Nr. X, 97-104 (tlw.); Oesterreichs Theilnahme, Nr. IV, 437-444 (deutsche Übersetzung)
IncipitLa ville de Vienne offre aujourdhui
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Constantin von Rasty Wien, 27. September 1814 Konzept Nr. 63 Vienne Ce 27 Septembre 1814. Expedié le 30 avec deux lettres du 28 et 29 La ville de Vienne offre aujourdhui un tableau frappant; elle contient un extrait de tout ce qu'il y a [du grand] <d'illustre> en Europe. L'Empereur, l'Impératrice et les Grandes-Duchesses de R u s s i e, le Roi de P r u s s e, et plusieurs Princes de sa maison, le Roi [et le Pr] de D a n e m a r c, le Roi et le Prince Royal de B a v i è r e, le Roi et le Prince Royal de W ü r t e m b e r g, <le> <Duc et> les Princes des maisons de M e k l e n b o u r g, de [xxx] S a x e - W e i m a r, de S a x e - C o b o u r g, de H e s s e, etc. etc. enfin la moitié des anciens Princes et Comtes de l'Empire, enfin l'immense nombre de Plénipotentiaires des grandes et [de] petites puissances de l'Europe - tout cela produit un mouvement, et une variété de scènes et d'intérèt [comme on n] qu'il eut été difficile // de rencontrer hors de l'époque extraordinaire dans laquelle nous vivons. Cependant les affaires politiques qui forment le fond de ce tableau, n'ont fait encore aucun progrès réel; une infinité de conjectures, de projets individuels, [d'intrigues] <de> sourdes intrigues, de démarches préludant aux débats qui vont s'ouvrir, nourrissent la curiosité, et font naitre mille bruits contradictoires. Mais s'il y a jamais eu un moment, où [je] il seroit dangereux d'abandonner le principe invariablement suivi dans cette correspondance, de ne Vous transmettre que des faits positifs, ou tout au plus des opinions fondées sur des donnés authentiques, c'est bien celui, où j'ai l'honneur de Vous écrire. Il faut avoir l'oeil // bien exercé, et des sources accessibles à peu de personnes pour démêler aujourdhui la vérité dans ce dédale d'illusions et de mensonges qui [le couvre] l'enveloppe de toutes parts. [xxx] Le public est toujours disposé à croire que tant de Souverains et de Ministres ne peuvent être réunis sans que chaque jour, et chaque heure amène quelque grand résultat. Rien n'est plus faux que cette supposition. La marche des grandes affaires est beaucoup plus lente qu'on ne l'imagine; il faut avoir vécu au-milieu d'elles pour comprendre à quels point les gens les plus raisonnables se [xxx] trompent souvent sur les apparences ! [L'apperçu souvent] Vous pouvez compter sur l'exactitude parfaite de l'apperçu que je m'en vais Vous présenter, et qui Vous prouvera, que jusqu'ici pas une question importante n'a // été ni décidée, ni même traitée, et que tout se réduit encore à des [préparatif] opérations préparatoires. Dans les cinq ou six conférences qui se sont tenues chez Monsieur le Prince M e t t e r n i c h, et auxquels Lord C a s t l e r e a g h, le Chancelier Prince H a r d e n b e r g, le Comte N e s s e l r o d e, et Monsieur de H u m b o l d t ont s e u l s assisté, on ne s'est absolument occupè que de la forme à donner aux délibérations. Les quatre puissances alliées avoient incontestablement le droit de prendre l'initiative dans cet examen. Le congrès n'auroit [pas] jamais pu marcher, si on avoit voulu réunir dès le commencement tous les Plénipotentiaires, grands et petits. On a cependant bientôt reconnu dans ces conférences, qu'il [n'étoit] ne seroit ni juste ni convenable d'exclure la F r a n c e d'aucune branche // essentielle de la négociation; et, ce qui est bien remarquable, c'est que Lord C a s t l e r e a g h ait été un des premiers à insister sur la nécessité de son intervention. Cette circonstance doit particulièrement fixer Votre attention; elle Vous indique, dans quels sens les affaires seront traitées à ce congrès. L'admission des Plénipotentiaires de France [aux discussions principales xxx] á toutes les discussions d'un intérèt majeur a donc été [de] pleinement décidée, avant l'arrivée même de ces Plénipotentiaires. La même résolution a été prise relativement à l' E s p a g n e; mais on a cru <ne> devoir [s'arrêter] pas aller plus loin. Par conséquent les quatre puissances Alliées, et avec elles la F r a n c e et l' E s p a g n e, se trouveront, par le fait, à la tête du congrès, se concerteront sur les mesures générales, prépareront les // discussions, et apres avoir arrangé entr'elles les objets qui les regardent directement, [xxx] discuteront les autres avec les puissances qui y sont intéressées. Il y aura en outre une commission séparée pour les affaires de l'Allemagne, à laquelle ni la France, ni l'Angleterre, ni la Russie, ne participeront en premier lieu, mais qui présentera le resultat <final> de son travail à la sanction générale des puissances. - Voilà en peu de mots l'esquisse des opérations du congrès. On croit, que les six <grandes> puissances nommées ci-dessus, ouvriront les négociations par un Exposé de la marche sur laquelle elles se sont réunies. Monsieur de T a l l e y r a n d (qui dans ses cartes de visites a supprimé le titre de Prince de B é n é v e n t, et ne s'appelle plus que P r i n c e d e // T a l l e y r a n d), est arrivé Samedi 24, avec le Duc de D a l b e r g, second Plénipotentiaire de France. Il n'a eu jusqu'ici que des conférences particulières avec les Ministres des quatre puissances Alliées, et sur-tout avec le Prince M e t t e r n i c h et Lord C a s t l e r e a g h. L'ouverture formelle des négociations doit avoir lieu le 1 d'Octobre.D'après ce que l'on sait jusqu'à présent des instructions des Plènipotentiaires Français, elles sont entièrement calculèes sur l'établissement d'une paix durable, et d'un juste équilibre du pouvoir. Ils s'opposeront [xxx] d'une manière très prononcée à tout projet d'aggrandissement et d'innovation, quelque soit la puissance qui le mette en avant. Ils appliqueront surtout ce principe à ceux que la Russie avoit formés sur // la Pologne; ils ne contrarieront pas moins, á ce qui paroit, les vues de la Prusse relativement à la Saxe. Il est assez probable, que sur ces deux questions importantes la F r a n c e et l' A n g l e t e r r e, seront l'une et l'autre d'accord avec l' A u t r i c h e. Des personnes en état de juger des dispositions que l'Empereur A l e x a n d r e a apportèes à Vienne, assurent, qu'elles sont plus modérées, qu'on ne l'auroit cru lors de son départ de Londres. L'espoir, que son séjour à P e t e r s b o u r g contribueroit à le refroidir sur le plan de former le Duché de Varsovie, (au-moins la partie qui lui en reviendra) en Royaume Constitutionel de Pologne, n'a pas été trompé; il a trouvé en Russie tout le monde contraire à ce plan. On se flatte de même, que ses prétentions en // fait d'acquisitions territoriales s'arrêteront à la rive droite de la Vistule, et que, s'il en étoit autrement la résistance qu'il trouvera dans les négociations de la part de la France et de l'Angleterre agissant de concert avec l'Autriche, le décidera à ne pas se compromettre d'avantage. L'incorporation de la S a x e à la Monarchie Prussienne, que les personnes les plus au fait des rapports entre les cours, regardoient il y a quelques semaines, comme inévitable, rencontrera aussi des [xxx] obstacles inattendus. D'abord le [prétexte] motif, ou si l'on veut, le prétexte de cette acquisition s'affoiblira à mesure, que la part qu'obtiendra la Russie des anciennes possessions de la Prusse en Pologne, deviendra moins considérable. D'un autre côté la protestation absolue du Roi de Saxe contre // l'exécution de ce projet est une difficulté bien plus sérieuse qu'on ne l'a cru d'abord. Quoique prisonnier d'Etat entre les mains des Prussiens, il a déclaré de la manière la plus solemnelle qu'il ne consentira jamais à [xxx] faire dépouiller sa famille de leur héritage, ni à délier ses sujets de leur sermens. Il a [xxx] chargé le Comte S c h u l e n b u r g, autrefois son Ministre à Vienne (jusqu'en 1811, où l'influence Française le fit éloigner de cette place) de [xxx] ses pouvoirs et de ses intérèts au congrès, et il a plaidé sa cause dans un mémoire très-étendu, et tres bien fait, dont je tâcherai deVous transmettre une copie. Enfin, le projet [xxx] de la Prusse, est devenu tellement odieux <aux habitans, et aux voisins de la Saxe,> [xxx] // [xxx], et cette puissance risque si fort de perdre <en y persistant,> toute espèce de faveur et de popularité [xxx] en Allemagne, qu'il est encore possible, qu'elle [xxx] <en revienne>, soit en entier, soit en grande partie. Cette résolution seroit facilitée, si l'Angleterre se désistoit [d'une partie de prétentions] de quelques-unes des prétentions qu'elle a mises en-avant pour l'aggrandissement de la maison d'Orange. Cet aggrandissement tel que le Gouvernement Anglais le propose, est si énorme, qu'on a raison de se flatter, [qu'elle] <qu'il> en rebattra quelque-chose, et qu'un partie des pays situés entre le R h i n et la M e u s e sera ajoutée aux possessions de la Prusse. Cette perspective jointe á l'opposition générale, qui se manifeste contre // [le projet xxx l'occupe] le dépouillement de la maison de Saxe, pourroit fort bien engager le Gouvernement Prussien a abandonner un plan, dans la poursuite duquel [xxx] il ne seroit appuyé que par la Russie toute seule. Dans l'arrangement des affaires de l' I t a l i e, le sort du Royaume de N a p l e s, [est] <sera> un des objets les plus difficiles <à règler>. Les Plénipotentiaires de F r a n c e et d' E s p a g n e, sans compter ceux de la S i c i l e, ont des instructions si [positives contre] <positivement contraires à> l'état actuel des choses à Naples, qu'ils se refuseront même á [xxx] reconnoitre les Envoyès du Roi J o a c h i m et à [entrer de traiter avec eux ont] traiter [avec necessaires] avec eux <dans quelque forme que ce soit>. Il paroit que L o u i s XVIII, d'ailleurs si pacifique et si conciliant, [xxx] // est fortement prononcé [xxx] sur cette affaire qu'il regarde comme une affaire d'honneur et de famille. De l'autre côtè la cour de Vienne ayant reconnu, et même garanti le titre et la possession du Roi Joachim, ne peut jamais, sans se donner un démenti formel, agir directement contre lui; elle ne peut pas non plus permettre, et il est certain qu'elle ne permettra, dans aucun cas, que des armées étrangères traversent l'Italie pour le détrôner; et la Sicile seule n'a pas, à beaucoup pris, les forces qu'il faudroit pour se rétablir sur le trône de Naples, défendu par une armée de 40,000 hommes pour le moins. Il n'y a donc qu'un seul moyen admissible, pour opérer la contre-révolution dans ce royaume, et ce moyen seroit une expédition maritime // assez puissante, pour expulser le gouvernement établi. [C'est] Voilà pourquoi j'ai déjà observé dans un de mes rapports précédens, que le sort du Roi actuel du Naples tient principalement aux résolutions de l' A n g l e t e r r e. Dans la situation critique où il se trouve, le Roi de Naples ne s'est pas conduit en dernier lieu avec toute la prudence nécessaire. Il a eu, on ne peut pas le nier, [du] d'assez sages ménagemens pour les grandes puissances; mais il a négligé un voisin, dont la faveur étoit d'une [xxx] importance majeure [pour lui]. Ce voisin est le Pape. Malgré toutes les assurances qu'il avoit donnèes á l' A u t r i c h e, il n'a pas encore restitué au pape la partie de son teritoire occupée // par les troupes Napolitaines. Il a demandé, comme condition de cette restitution, que le Pape reconnut la legalité de son titre; et le Pape, [s'est refusé] dans l'incertitude du parti que le congrès prendroit á l'égard du Royaume de Naples, s'est refusè à cette condition. Le Roi auroit beaucoup mieux [de rendre] fait de restituer purement et simplement, et sans y attacher aucune [possession] <condition>, le territoire du Pape, et de cultiver par tous les moyens et par tous les sacrifices possibles, une amitié, ou, pour mieux dire, une protection, qui dans les circonstances actuelles auroit èté d'un grand poids pour lui. Cette affaire de Naples est une des plus problématiques de toutes celles qui seront traitées au congrès. La conduite (au moins // ostensible) que l' A u t r i c h e doit tenir à cet égard, n'est pas douteuse.Celle des [xxx] maisons de B o u r b o n paroit décidée en sans contraire. La R u s s i e et l' A n g l e t e r r e n'ont point formellement reconnu le Roi J o a c h i m; cependant la première ayant remplacè Monsieur de B a i k o f f, par Monsieur de T u y l e n a une espèce de Ministre á Naples; et la seconde a signé [xxx] avec le Roi un armistice, qu'elle seroit obligée de dénouer, si elle vouloit de nouveau le traiter en ennemi. Un état de choses, dans lequel une puissance comme Naples seroit pleinement reconnue par quelques-unes des cours de l'Europe tandis qu'elle ne le seroit qu'à moitié par quelques autres, et que trois ou quatre protesteroient contre son existence légale, seroit // certainement une anomalie bien bizarre; et tel p e u t cependant être (d'après l'opinion de quelques grandes autorités) le résultat des débats qui auront lieu sur cette question. Les affaires d'Allemagne offrent encore un vaste champ au nombre immense d'agens politiques qui se trouvent aujourdhui réunir à Vienne, plaidant, sollicitant, intrigant, s'agitant dans toutes les directions, pour les Princes [xxx], les villes, les corporations pp qui leur ont confié leurs intérèts. Le voeu commun de toute l'Allemagne est, que la maison d'Autriche reprenne la couronne Impériale déposée en 1806, et soit investie d'un pouvoir plus étendu et plus réel, que celui dont elle jouissoit alors. Ce voeu // s'annonce sous mille formes, et par mille organes différens; et [xxx] vingt fois par jour j'ai l'occasion d'observer le chagrin, qu'éprouvent les députés de toutes les parties de l'Allemagne principalement ceux des pays du Rhin, de la Souabe, de la Franconie en apprenant, qu'il y a peu [de vraisemblance] d'espoir pour l'accomplissement de cette idée favorite. La Cour de Vienne est trop sage, elle connoit trop ses vèritables intérèts, pour ne pas résister au [xxx] rôle honorable, mais dangereux, [que] <dont> l'Allemagne voudroit la charger. Accepter la couronne Impériale aux mêmes conditions auxquelles [Elle la] l'Empereur la portoit en 1806, ne seroit, pour trancher le mot, que se prêter à une mauvaise // comédie, puisque l'expérience de plus d'un siècle avoit prouvé, et que celle des années qui se sont écoulées de 1792 à 1806, [xxx] a mis hors de toute espèce de doute, qu'un pouvoir suprême aussi foiblement doté, aussi mal-assi, aussi précaire, que l'ètoit celui du Chef de l'Allemagne, ne peut conduire qu'au désordre, à l'anarchie, à l'impuissance absolue. Il faudroit donc, pour que <le> pouvoir Impérial devint une réalité, lui accorder des attributs bien différens de ceux auxquels il avoit été réduit dans les derniers tems; et ce changement essentiel, quoique désiré sincèrement en Allemagne, est [xxx] absolument incompatible avec les droits et les prérogatives que les grands Etats de l'Allemagne // tels que la Prusse, la Bavière, le Hanovre ont exercées depuis plus d'un demi-siècle, et dont à coup sur (quelque soit le langage qu'ils ont tenu dans certains momens) ils ne se désisteront jamais. L'Autriche, en un mot, ne veut ni accepter un vain titre sans valeur rèelle, ni prétendre á un pouvoir, contre lequel les premiers Membres de la Confédération Germanique rèclameroient sans cesse. Mais elle ne veut pas non plus, qu'un autre s'arroge une place, à laquelle elle renonce par des motifs aussi puissans. Elle proteste de même contre le projet (aujourdhui fort agité en Allemagne) de partager la direction des affaires communes de l'Allemagne entre elle et la // Prusse; partage qui feroit naitre les plus dangereux résultats. Par conséquent, si une fois il est indispensable de [xxx] lier entr'eux les différens Etats de l'Allemagne par un systême fedératif proprement dit, il ne note qu'un voeu á l'autriche, c'est que l'on choisisse pour exècuter cette idée, une forme plus ou moins républicaine ou réprésentative, [xxx] que la direction des affaires communes soit confiée à [xxx] cinq, ou sept, ou neuf des principaux Membres de la confédération, réunis dans une diète permanente. C'est là, je crois pouvoir Vous le garantir, la forme qui sera finalement adoptée [xxx] e n p r i n c i p e; [le détail et l'arrangement en] car quant au détail de l'arrangement, il // ne sera pas achevé dans plusieurs mois, et probablement légué par le Congrès á quelqu'autre assemblée délibérative. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 263-273v. x Bl., F: ; 21 ¼ eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Dépêches Inédites I, Nr. X, 97-104 (tlw.). Oesterreichs Theilnahme, Nr. IV, 437-444 (deutsche Übersetzung].