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Gentz ; Jackson, Francis James
An Francis James Jackson, Wien, 8. November 1805, Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 77-79 1805

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1511
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Jackson, Francis James
AusstellungsortWien
Datum8. November 1805
Handschriftl. ÜberlieferungPublic Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 77-79
Format/Umfang3 eighd. beschr. Seiten
DruckorteWeil, D'Ulm à Jéna, 93-94
IncipitC'est aujourd'hui que nous quittons
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Francis James Jackson Wien, 8. November 1805 Vienne Ce 8 Novembre 1805. C'est aujourd'hui que nous quittons Vienne. L'Empereur en étoit parti dans la nuit d'avant-hier á hier; et Monsieur de Cobentzl la nuit dernière. Monsieue Paget veut encore rester jusqu'à demain matin; je crains qu'il ne s'en rèpente. Les François doivent avoir couché la nuit derniére á St. Pölten; je ne c r o i s pas qu'ils arriveront avant Lundi, mais ils p e u v e n t arriver ce soir. Le spectacle que présente cette capitale, est indèscriptible. Cependant il faut porter tous ses regards sur l'avenir. Notre position fondamentale - je persiste à le dire - est bonne, même très-bonne, malgrè le malheur momentané qui nous frappe. Si tout ce que l'on nous a mandé de Berlin, se réalise - si le Roi de Prusse fait marcher un corps-de-troupes vers le Meyn, outre celui, qui doit opérer vers la frontière de Bohême, si les bases sur lesquelles il se propose de négocier sont effectivement comme on nous l'assure "si bonnes, que la seule crainte est de ne [les voir] jamais les voir acceptées par Bonaparte" - enfin, si, comme je n'en doute plus, il est de coeur et d'ame dans les intérèts de la coalition, tout peut se réparer en peu de tems. Il n'est pas possible, // que l'étoile des scélérats ne palisse pas à-la-fin, et que la providence leur ait livré le monde à tout-jamais. Les disposition dans lesquelles la cour est partie d'ici, sont, j'ose Vous le garantir, les meilleures que l'on puisse désirer dans une aussi triste circonstance. Le gouvernement est foible; mais ayant une-fois franchi la ligne qu'il [a fait] passe maintenant, ayant fait l'énorme sacrifice qui va se consommer demain, je suis sûr qu'il ira jusqu'au bout. J'ai eu hier une longue conversation avec Monsieur de Cobentzl et je puis dire que je l'ai trouvé mieux que je ne l'attendois. Il a été question aussi de la lettre de l'Empereur à Bonaparte, au sujet de laquelle Monsieur Paget a donné hier une note; mais le Comte Cobentzl m'a tellement protestè que cette démarche n'avoit absolument pour but, que de gagner quelques jours, et de faire murir les projets de la Prusse; et de plus la lettre est si insignifiante, si vague, et pourtant si peu en contradiction avec les principes et les engagemens // connus, que pour cette fois je n'ai pas le moindre doute de la sincérité de leurs intentions. J'aurai l'homme, Monsieur, de vous écrire de Ollmütz, où je me rends pour rester auprès du centre des affaires. J'ose Vous prier de faire bien mes complimens à Monsieur le Comte de Metternich, et de lui dire, que j'avois eu le projet de lui écrire par cette même occasion; mais comme à lui je serois obligé de parler d'une infinité de détails qui regardent les personnes et les choses que nous connoissons ici en commun, et que mon ame est trop déchirée dans ce lugubre moment pour m'appesantir sur tant d'objets affligeans qui m'entourent, j'aime mieux lui écrire au moment de notre rentrée à Vienne, qui ne sera certainement pas éloigné. Agréez l'hommage de devouement inviolable avec lequel j'ai l'honneur d'être Monsieur ! Votre très-humble et très- obéissant serviteur Gentz. P. S. Je Vous prie très-humblement d'avoir soin des deux lettres ci-jointes. H: Public Record Office (PRO), Kew (England). Jackson Papers, FO 353/81, Bl. 77-79. x Bl., F: ; 3 eighd. beschr. Seiten. D: Weil, D'Ulm à Jéna, 93-94.