Diese Titel interessierten Sie bereits:

Gentz ; Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
An Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha, Wien, 16. März 1816, Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?] 1816

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1453
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Esterházy von Galántha, Paul Anton Fürst
AusstellungsortWien
Datum16. März 1816
Handschriftl. ÜberlieferungUngarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, Bl. [?]
Format/Umfang4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJ'ai écrit aujourd'hui à Planta
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Paul Anton Fürst Esterházy von Galántha Wien, 16. März 1816 Vienne Ce 16 Mars 1816. J'ai écrit aujourd'hui à Planta, cher Prince, relativement à l'affaire, pour laquelle j'ai demandé Votre intervention dans ma dernière lettre. J'espère qu'elle s'arrangera au gré de mes voeux, et qu'en attendant Vous aurez, en Négociateur adroit et puissant, detourné tout ce qu'elle auroit encore pu amener de facheux ! Nous avons eu Monsieur Liston pendant quatre ou cinq jours á Vienne. J'ai eu avec lui plusieurs entretiens à f o n d sur la grande question des rapports entre la Porte et la Russie. Liston n'est malheureusement que t r o p d'accord avec moi sur cette question, et sur les dangers imminens dont elle menace la tranquillité générale. Il avoit vu à Milan le Prince Metternich; et quoiqu'en général très-content de lui, il ne pouvoit cependant pas se dissimuler, que sans une forte impulsion du côté de l'Angleterre, il sera difficile d'engager notre Cabinet dans des mesures vigoureuses et efficaces. // Avis important pour Notre Ambassadeur à Londres ! Voilà une affaire, Mon Prince, dans laquelle Vous pouvez Vous couvrir d'une mérite et d'une gloire impérissable; il n'y en a pas aujourd'hui de plus épineuse et de plus dangereuse en Europe. Le séjour de l'Empereur à Milan n'a produit aucun résultat salutaire pour la Monarchie. Car je ne mets pas en compte l'approbation - assez v a g u e même - donnée aux b a s e s du plan de finance de Stadion; il faut attendre le dénoument. Sous tout autre rapport ce séjour nous a été éminemment fatal. Loin d'améliorer les dispositions des Italiens, il les a rendues plus hostiles qu'elles ne l'ont jamais été. Un mécontentement général plane sur le pays. Le choix de l'Archiduc Antoine pour Vice-Roi est regardé (et à juste titre) comme une espèce d'insulte, comme preuve sans réplique, que l'Empereur ne veut gouverner que par des Subalternes, et que rien de grand, rien de rèel, ne sera jamais fait pour l'Italie. Bellegarde a eu la foiblesse d'accepter la place de Gouverneur du Prince Héréditaire. Saurau, qui s'est rendu si // odieux, qu'on craint de l'exposer à l'indignation publique, est destiné à remplacer le Baron Hoger tombè (pour la seconde fois) dans un état d'ineptie, et incapable de servir. - Lahzansky n'est connu que sous le nom de M a l e d e t t o P r o c o p i o ! - Les affaires militaires sont á la réelle d'un bouleversement total. Le Prince Schwartzenberg a été contrarié dans tous ses plans, et maltraité de la manière la plus affreuse; on lui a joué des tours si perfides, qu'il me paroit presqu'impossible qu'il n'insiste sur sa demission. Nous l'attendons dans 10 ou 12 jours. L a n g e n a u soutera probablement avant lui. L'Empereur, en un mot, ne consulte plus que ses propres lumières, et les trois ou quatre O b s c u r a n s, qui forment son Intérieur. Quant au Prince Metternich, il est certain, que cet hiver ne lui laissera aucun souvenir agréable. Il a beaucoup souffert, on le dit prodigieusement chargé, et je ne crois pas, que même à l'heure qu'il est, ses yeux soient hors de danger. Il ne peut ni lire, ni écrire, ni sortir, ni manger, ni boire, ni .....Il est de la plus mauvaise humeur du monde. Son projet de voyage à Rome et Naples n'est pas définitivement abandonné; il me paroit cependant d'une exécution douteuse. Il réjoindra l'Empereur // qui a quitté Milan le 8, à Verone le 18 de ce mois; c'est là que les projets ultérieurs seront arrêtés. Il ne crois pas, que les négociations avec la Bavière y mettront de grands obstacles. Car, malgré la nouvelle gentillesse de l'Empereur Alexandre, qui a demandé exprès, que l'affaire du Prince Eugène soit i d e n t i f i é e avec la négociation, la cour de Marine a eu le bon esprit et le courage de mettre de coté cette condition, et la [traité] rédaction du traité a été achevée le 12, s a n s mention du Prince Eugène; comme ce traité est conforme aux instructions de Vacquant, je ne doute pas qu'il ne soit approuvé, et signé. Alors au moins le p r e m i e r a c t e de la pièce sera fini; et nous parviendrons à la restitution tant désirée de nos provinces; mais Dieu sait, comment nous nous tirerons du reste; la Bavière ne nous rendra rien, sans que nous ne lui ayions bien solemnellement g a r a n t i ses indemnités; et comment les réaliser, si Wurtemberg, Bade, Darmstadt, Cassel etc. etc. se voyent appuyées dans leurs protestations par la Russie, qui ne manquera pas de nous susciter toutes de chicanes imaginables ? Je dois finir aujourd'hui, sauf à recommencer par la premiere occasion favorable, et en Vous priant, Cher Prince, de me continuer Votre bienveillance. Gentz H: Ungarisches Staatsarchiv, Budapest. FA Esterhazy, P 136, x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.