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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 5. Februar 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 9, Faszikel 25/1 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1381
Briefaussteller
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Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum5. Februar 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Karton 9, Faszikel 25/1
Format/Umfang20 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
IncipitIl est arrivé ce matin un Courier
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 5. Februar 1814 Konzept Nr. 10 Vienne Ce 5 Fevrier 1814. A Monsieur de R a s t y à B u c a r e s t. P a r t i l e 7 p a r E s t a f f e t t e. Il est arrivé ce matin un Courier <parti> du quartier général [xxx] <le 28 Janvier> par lequel j'ai reçu les nouvelles suivantes. Le quartier-général du Prince Schwartzenberg étoit encore ce jour là à C h a u m o n t, celui du Maréchal B l ü c h e r à St. D o z i e r [entre B a r l e D u c et C h a t e a u], à-moitié chemin entre C h a u m o n t et C h a l o n s, celui du Général W r e d e à A n d e l o t entre Chaumont et N e u f c h a t e a u. L'Empereur du Russie et le Roi de Prusse se préparoient à aller le 29 à C h a u m o n t; l'Empereur d'Autriche devoit rester quelques jours de plus à L a n g r e s. La position très-concentré des trois armées de Schwartzenberg, // Blücher, et Wrede, et leurs progrès simultanés, ne laissant pas de doute sur les évènemens qui se préparent. Les points les plus avancés de la ligne que forment les Alliés ne sont [xxx] qu'à 30 lieues de distance de Paris; et la résistance qu'ils ont éprouvée jusqu'ici [ne donne pas avec] n'autorise pas à croire, que les routes [de] <entre> C h a l o n s et [dans] T r o y e s et la capitale seront défendues par des forces bien imposantes. Le combat qui a eu lieu le 24 à B a r - s u r -A u b e [xxx] où le Général G i u l a y et le Prince Royal de W ü r t e m b e r g, ont attaqué le Maréchal M o r t i e r, l'affaire la plus sérieuse qui ait encore eu lieu en France, nous a donné jusqu'à un certain point // la mesure des moyens, dont les Français peuvent disposer aujourdhui. On évalue à 12,000 hommes, tous de la vieílle garde de lEmpereur, ce qu'ils avoient réuni à Bar-sur-Aube. On se battit toute la journée, et les Français [xxx] se défendirent avec valeur; mais l'infériorité de leurs nombres les obligea à se retirer pendant la nuit, et cette position intéressante <leur> fut encore [xxx] enlevée. On estime leur perte dans cette affaire á 2000 hommes entre tués, blessés, et prisonniers; perte très-sensible parce [qu'elle frappe les meilleurs] qu'il sera difficile de la réparer. Nos officiers ont en général remarqué, que dans les différentes rencontres qui ont eu lieu jusqu'à prèsent, // on n'a vu du côté des Français que les détachemens de la garde Impériale, ou les dèbris d'anciens régimens; point de gardes nationales; point de nouvelles levées; il paroit enfin par une quantité de circonstances, que la source de la conscription est tarie. Peu de jours nous apprendront, si dans cet état des choses Napoléon se décidera à livrer une bataille pour sauver Paris, ou s'il abandonnera cette capitale, et réunira [des] le reste de ses forces derrière la Loire. Cependant cette dernière résolution auroit probablement pour lui les mêmes effets désastreux, qu'une bataille complètement perdue. Il n'y a plus pour Napoléon qu'un seul moyen de salut; c'est une paix promtement signée. Le Duc de V i c e n c e est toujours à C h â t i l l o n - // s u r - S e i n e, et les plénipotentiaires des quatre puissances - celui d'Angleterre n'étoit pas définitivement nommè - devoient s'y rendre incessamment. Je suppose, que les ouvertures [xxx] <auront été> faites le 1er <ou le 2> de ce mois. Mais quel en sera le résultat ? - Voilà la question, à laquelle est attaché aujourdhui le sort futur de l'Europe. D'après ce que je Vous ai mandé dans plusieurs de mes rapports précédens, Vous avez pu à-peu-près calculer les conditions [xxx], que les Alliés proposeront. Ces conditions seront dures. Outre la restitution de toutes les conquêtes de Napoléon, on redemandera la plus grande partie de celles, qui avoient été faites depuis 1792; on demandera pour la Hollande une nouvelle frontière, // comprenant une partie des anciens Pays-Bas Autrichien, et entre a u t r e s [xxx] l a v i l l e d' A n v e r s, si importante à tout égard; on entâmera les trois <nouveaux> départemens sur la rive gauche du Rhin, et [xxx] demandera Mayence, Coblence, Cologne, Juliers etc. etc. Peut-être même - car les avis étoient encore partagés sur ce sujet - qu'on insistera sur la restitution de l'Alsace. Si tout cela est accordé, que deviendra du gouvernement, qui paroissoit ne pouvoir subsister [xxx] jusqu'ici qu'en donnent des lois à l'Europe, et en s'enrichissant des depouilles de tous les autres ? Si Napoléon de refuse aux conditions des Alliés, quel espoir raisonnable lui reste-t-il d'échapper à tous les dangers qui le menacent ? // Depuis que la France est envahie de toutes parts, <on s'est familiarisé par-tout en Europe avec> [xxx] l'idée de la destruction totale du Gouvernement actuel et du [xxx] retablissement de la famille de Bourbon. [xxx] Cette idée acquiert journellement plus de faveur; je l'ai trouvée établie à Vienne fort au delà de ce que j'avois imaginé; je sais qu'il en [du] est de même dans tous les autres pays. Cette question est d'un si grand intérèt, que Vous me saurez gré de Vous présenter quelques données authentiques sur la probabilité de son exécution.Il est certain d'abord que le voeu direct de la nation Française n'est pas dirigée sur un changement total. Le gouvernement n'est pas aimé, beaucoup s'en faut: et la conduite de l'Empereur a été // telle, [qu'elle ne que] qu'il ne sauroit inspirer à personne ni un attachement sincère, ni même un intérèt quelconque. Mais [les Français] on est aussi complètement indifférent pour les Bourbons, et la perspective d'une [révolution] nouvelle révolution fait trembler tous les Français. La seule chose, qu'ils désirent - c'est la p a i x. Si Napoléon la signe, à quelque prix que ce soit, ils seront contens. Si la guerre l'écrase, ils se rangeront sous les drapeaux de celui qui leur promettra le terme le plus promt à leurs souffrances, [xxx] ils [xxx] accepteront une régence, s'il y a des hommes assez forts, pour soutenir [xxx] la dynastie et les débris de la fortune de Napoléon; ils accepteront les Bourbons si on les leur offre; [xxx] ils [xxx certain, que ce sera] les accepteront // sans répugnance, [comme] <mais aussi> sans empressement. Quant aux <dispositions des> Cabinets Alliés, il faut observer avant-tout, que la question, que je viens d'aborder, n'a jamais été formellement traitée entr'eux. Elle est d'ailleurs préjugée pour le moment; car en s'engageant dans des négociations avec Napoléon, ils l'ont <pour ainsi dire,> de nouveau reconnu; et ils se contrediroient eux-mêmes, si tout en lui offrant la paix, ils vouloient délibérer sur sa destruction. Mais autre chose est la marche diplomatique, autre chose les vues sécretes des puissances; et ici il pourroit bien y avoir une divergence d'opinions assez forte. Autant que j'ai pu [pénétrer] approfondir les pensées de ceux, qui se trouvent à la tête des affaires, je crois, que la R u s s i e et la P r u s s e // ne seroient pas mal-disposées à démolir entierement, non seulement le pouvoir, mais le trône et la dynastie de Napoléon. L'Autriche au-contraire ne partage pas ce systême; [et] <mais> si elle craint un bouleversement total, c'est moins, i n f i n i m e n t m o i n s, (je réponds de ce que je dis ici) à-cause des liens de famille qu'elle a contractés avec Napolèon, que par <la> sagesse et [par] <la> modération générale de ses principes, par le soin avec lequel [xxx] en-tout et par-tout elle évite les extrêmes, et par [des] <les> considérations les plus justes et les plus désintéressées sur la tranquillité et les intérèts futurs de l'Europe. [D'après] Après tout ce que [vous avez] <nous avons> vu dans les dernières années de la conduite du Gouvernement Autrichien, [xxx on pourroit] // [s'attendre à la trouver sans cette ligne jusqu'au denoûement final dans] ce systême de modération, soutenu à travers toutes les crises du [xxx] <tems> n'a rien d'inattendu; ce qui Vous étonnera plus, c'est que, malgré l'aversion bien prononcée de [la nation] l'Angleterre, c'est à dire, de la n a t i o n Angloise pour toute paix quelconque avec Napoléon, les M i n i s t r e s Anglais, au lieu de favoriser les projets exagérés, se rapprochent plutôt de ceux de l'Autriche. Lord C a s t l e r e a g h [ne paroit] est absolument d'accord avec les principes et les vues du Prince M e t t e r n i c h, et l'union intime qui paroit s'être établie entre ces deux Ministres, est, sans tous les rapports <présens et futurs> une des [xxx] circonstances les plus heureuses, et des plus rassurantes pour [tous] les grands intérèts communs de l'Europe [xxx]. // En résumant ces différentes données, il est clair, que, si Napoleon peut se décider à plier sous les conditions sévères, que les Alliés croient pouvoir lui offrir, il assure, au-moins pour le moment, son existence et [xxx] la conservation de sa dynastie; la paix sera faite dans très-peu de tems, et quelques soient les voeux secrets de tel ou tel cabinet, comme ils se trouvent tous engagés dans la négociation, son trône ne sera pas renversé. Mais s'il rejette les conditions des Alliés, on ne peut plus calculer, quelles [seront] seroient les suites de son refus. Alors ni l'Autriche, ni le Gouvernement Anglais ne seroient plus en état [de comprimer] d'arrêter le débordement du torrent, de modérer la marche de leurs autres // Alliés, [xxx] de comprimer l'exaspération des armées, et d'assigner un terme à leurs entreprises. Alors il n'y a plus que deux cas possibles. O u b i e n, un évènement imprévu, un élan subit de patriotisme [triomphant qui feroit oublier aux Français] qui rallieroit les Français autour du Gouvernement, en dépit de leur haine contre Napoléon, un grand succès [xxx] amené par le désespoir, feroit changer la face [xxx] <de la guerre>, et replaceroit le Gouvernement Français dans une situation, où il obtiendroit la paix à un prix moins accablant que celui qu'on lui demande aujourdhui. Cette chance, quoique peu probable, ne doit jamais être envisagée comme impossible par un homme sensé, et qui connoit l'incertitude des choses humaines. O u b i e n, les armées alliées parviennent // au dernier terme de leurs [xxx] efforts, s'emparent de la Capitale et détruisent de fond-en-comble le gouvernement actuel. Si Paris est une fois occupé, - et il n'y a plus qu'une grande bataille gagnée par Napolèon qui puisse l'empêcher - je ne vois plus en supposant même, qu'il put former une armèe derrière la Loire, comment il pourroit soutenir son trône. Le parti modéré parmi les Alliés seroit entrainé par la force du mouvement; les opérations militaires seroient [xxx] secondées et renforcées par des mesures politiques, qui décideroient sans retour du sort de la France, et ce ne seroit que par un singulier miracle, que le fils de Napoléon conserveroit la couronne de son père. Tel est dans ce moment-ci le tableau fidèle et exact de la // situation respective de la France, et des Souverains qui la combattent. Je n'ai pas besoin d'ajouter, que ceux qui au milieu de ces immenses catastrophes, ont conservé un jugement sain, et le calme de la réflexion et du calcul, ne peuvent, sans une [xxx] anxiété extrême, <porter leurs vues> sur le dénoument prochain d'une des plus grandes et des plus terribles complications, que les affaires humaines aient jamais présentées. En-attendant, les moyens des Alliés s'accroissent, et les ressources de Napoléon diminuent, sur les points mêmes, où jusqu'à présent la marche des évènemens étoit plus ou moins [xxx] entravée par des difficultés particulières. La paix entre la S u è d e et le D a n e m a r c a rendu disponibles, non-seulement // les propres [xxx] forces du Prince Royal - de qui ne [xxx] seroit pas encore bien décisif - mais aussi l'armée nombreuse confiée par les Alliés à son commandement. Toute cette armée est en marche [xxx] pour le Rhin et les Pays-Bas, et son arrivée, si la guerre se prolongeoit, sur cette partie du grand théatre, jetteroit un poids énorme dans la balance des Alliés. En I t a l i e, quoique les opérations militaires paroissent suspendues, tout se concerte, pour rendre inefficaces, les efforts que [xxx] <Napoléon>, pourroit encore tenter, pour soustraire ces pays au sort de ses autres conquêtes. J'ai même de [xxx] bonnes raisons pour croire, que l'inaction apparente du Maréchal B e l l e g a r d e (qui jusqu'au 29 Janvier n'avoit pas // quitté V i e n n e) <ne> tient qu'à la conviction dans laquelle il est qu'il seroit inutile de sacrifier des hommes à un résultat <suffisamment assuré par> [xxx] l'issue des négociations, ou <par> celle de la guerre principale. [xxx] Le traité avec le Roi de Naples n'a pas été ratifié, mais renvoyé avec des modifications. Lorsqu'on commença à traiter <avec> ce Prince, son accession à la cause des Alliés parut un avantage si précieux, qu'on crut ne pas pouvoir l'acheter trop cher. Il paroit donc, que le Général N e i p p e r g, envoyè à Naples au commencement de Dècembre, lui avoit offert, outre la confirmation du royaume de N a p l e s, une partie des provinces de l'Etat Ecclésiastique situées sur la mer Adriatique, et que le traité a èté ébauché sur ces bases. Mais des objections de beaucoup de poids se sont élevées // contre cette cession, et [xxx] le Gouvernement Anglais paroit [xxx] sur-tout avoir déterminé l'Autriche à repandre la nègociation avec [Naples], le Roi de Naples, et à effrayer de le faire renoncer à cet article. Cet affaire ne peut guères manquer de réussir. Les circonstances ont tellement changé et la situation du Roi de Naples est [telle] <si claire> qu'il ne peut plus se séparer de la cause des Alliés, et qu'au lieu de leur donner la loi, il doit recevoir d'eux celle [xxx] qu'ils jugeront conforme à l'intérèt général. [xxx] Au reste il n'est plus douteux, que sans attendre la ratification du traité [et] <mais> sans se déclarer hautement contre Napolèon, il [xxx] s'est porté à des opérations, qu'il est impossible de ne pas regarder comme hostiles. [xxx] Ses // troupes ont <effectivement> occupé A n i o n e, et font [et] le siège de la citadelle de cette place; un autre detachement de ces troupes faut le siège du Chateau de St. A n g e à Rome; et les Généraux Autrichiens le traitent absolument en Allié. N'ayant plus rien à craindre pour la S i c i l e, Lord W i l l i a m B e n t i n k a annoncé qu'il étoit pret à s'embarquer avec 12,000 hommes pour telle partie de l'Italie où sa coopération pourroit être jugée utile. La Reine de S i c i l e est arrivée à Vienne. Brouillée avec tous les partis, ayant entassé faute sur faute, et aliéné ses meilleurs amis par [sur] son caractère passionné et turbulent, elle a peu d'espoir de jamais retourner dans son pays. [xxx] Cependant les intérèts de la S i c i l e // ne seront pas négligés à la paix générale; l'Angleterre a [insisté sur un dédommagement] demandé exprès, [qu'il lui soit] <qu'un> dedommagement soit accordé à cette cour pour la perte du Royaume de Naples; les puissances alliées s'y sont engagées envers l'Angleterre: et on croit [que ce dédommagement qu'il sera pouvu à ce dedommagement] que pour réaliser ce dédommagement, ou mettre le Gouvernement Sicilien en possession des I s l e s J o n n i e n n e s. P.S. Du 6. Nouvelle préalable de l'affaire de Blücher du 29. H: HHStA, Wien. Gentz-Schachtel, Karton 9, Fasz. 25/1. x Bl., F: ; 20 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.