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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 1. Februar 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 4, Faszikel 12, Bl. 202-206v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5341
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum1. Februar 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 4, Faszikel 12, Bl. 202-206v
Format/Umfang10 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
DruckorteOesterreichs Theilnahme, Nr. IX, 164-167 (deutsche Übersetzung)
IncipitJe suis arrivé ici le 29
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 1. Februar 1814 Konzept Nr. 9. Vienne Ce 1 Fevrier 1814. A Monsieur de Rasty à B u c a r e s t. Je suis arrivé ici le 29 au soir; j'ai trouvé des lettres de B a s l e jusqu'au 23, jour où le Prince Metternich avoit quitté cette ville. Je viens d'en recevoir du 25, datées de L a n g r e s; je m'en vais Vous communiquer les principaux faits [qui elles contiennent] <contenus dans ces différentes lettres.> L'Empereur d'Autriche est parti de B a s l e le 22, et [et] arrivé à L a n g r e s le 25; l'Empereur de Russie y étoit depuis le 20. Le Prince de M e t t e r n i c h a quitté B a s l e le 23; il a fait le voyage avec Lord C a s t l e r e a g h, et ils sont arrivés ensemble à L a n g r e s le 25. Le Quartier-Général du // Prince S c h w a r t z e n b e r g [a été a Lan] étoit encore à Langres le 25; il a du être transféré le 26 à C h a u m o n t, le dernier endroit se trouvoit [encore] occupé le 18 par le Maréchal M o r t i e r avec une partie de la vieille garde. Mais l'armée Austro-Bavaroise <sous les ordres du Général W r e d e,> s'étant aussi portée sur la M a r n e, par E p i n a l, M i r é c o u r t, N e u f c h a t e a u etc. et complètement réunis à l'armée principale, le Prince Royal de W ü r t e m b e r g, commandant un corps de 10,000 hommes qui fait l'avant-garde de l'armée du Général W r e d e, s'est dirigè sur C h a u m o n t dès le 18, et l'a occupé le 19, le Maréchal M o r t i e r [xxx] // ayant fait ce même jour sa retraite sur T r o y e s. Le Général B u b n a, dont le corps détaché couvre le flanc gauche de la grande armée des Alliés, étoit dès le 12, à B o u r g - e n - B r e s s e. On a [répandu] plusieurs [xxx] fois répandu le bruit, que ce corps étoit entré à L y o n. Mais il n'y a aucune nouvelle authentique de cet évènement; et [xxx] en tout cas je ne crois pas, que le Général B u b n a lui-même [xxx] ait pris seulement cette direction; je présume plutôt qu'il s'est porté sur D i j o n.Le quartier-général du Maréchal B l ü c h e r étoit le 19 à N a n c y; et [xxx] voici <quel étoit à cette époque>, d'après une lettre très-authentique, [xxx] l'état des choses, [dans cette partie de la T] et le plan d'opération des Alliés dans cette partie de la France. Le Général Y o r k avoit passé le 17, entre P o n t - à - M o u s s o n et M e t z; il cernoit M e t z, et se portoit en grande diligence sur L u x e m b o u r g, pour tenter un coup-de-main sur cette place importante, dont la garnison doit etre extrêmement foible; d'après quelques avis composée seulement de 1500 Conscrits. T h i o n v i l l e, S a r r e - L o u i s, et B i t c h e sont observées par des // détachemens Prussiens, et L a n d a u par un Corps considérable, de troupes Russes. Le Comte L a n g e r o n, qui á la tête de 12000 hommes avoit pendant quelque tems cerné M a y e n c e, s'est aussi porté en avant entre S a a r b r ü c k et N a n c y, et formoit la réserve de l'armée du Maréchal B l ü c h e r. M a y e n c e est dans une situation si déplorable, qu'on n'aura pas peut-être besoin d'un siège pour le faire tomber. Des maladies épidémiques ragent la population et la garnison à un point, que l'on peut presque calculer le jour, où cette ville ne sera plus qu'un vaste tombeau. Voilà au-moins [le] ce que le Général L a n g e r o n en dit dans une lettre, que j'ai lue hier. Le gros de l'armée Russe et Prussienne sous le Maréchal B l ü c h e r (à l'exception des corps qui observent les places) devoit se concentrer [sur la] à St. M i h i e l sur la M e u s e, et passer cette rivière à St. M i h i e l, C o m m e r c y, V o i d, et V a u c o u l e u r s; l'auteur de la lettre, qui me sert de guide, m'assure, qu'elle pourra, forte au moins de 60 à 70,000 hommes déscendre dans les premiers jours de Fevrier aux plaines de la Champagne. Ce mouvement, annoncé ainsi le 19, doit avoir été pleinement exécuté; car d'après les dernières lettres de L a n g r e s // le quartier-Général de B l ü c h e r étoit le 24 à G o n d r e c o u r t, sur la rive gauche de la M e u s e, d'où il a pu facilement se porter sur C h â l o n s - s u r - M a r n e. En arrivant à N a n c y le Maréchal B l ü c h e r trouvoit devant [soi] <lui>, le 6me corps d'armée Français sous le Maréchal M a r m o n t, avec le 1er corps de cavallerie sous le Général D u m è z e; ces corps occupoient M e t z. Le 2me corps d'armée sous le Marechal V i c t o r, avec le 6me de cavallerie sous M i l h a u d, occupoit [xxx] Toul. Mais depuis, ces corps se sont tous retirés, laissant de foibles garnisons dans les deux places, celui de M a r m o n t dans la // direction de V e r d u n, celui de V i c t o r dans la direction de S t. M i h i e l.En examinant ces positions sur la carte, Vous Vous appercevrez bientôt, que les armées alliées forment un grand <demi>-cercle, parfaitement lié dans toutes ses parties, dont P a r i s est [xxx] en certaine façon le centre où tous les rayons toutissent. Les progrès de Lord W e l l i n g t o n sur l' A d o u r, et ceux du Général B ü l o w dans les Pays-Bas, achèvent ce tableau, le plus menaçant, qui se soit jamais présenté à la France. On croit toujours encore qu'il se rassemble une armée nombreuse entre T r o y e s, C h a l o n s, et P a r i s. On le croit, parce qu'il est // difficile de comprendre, qu'il en seroit autrement, et que les [xxx] avenues de Paris pourroient être [xxx] abandonnées sans une résistance vigoureuse. Car quant à des renseignemens positifs sur les mesures que le gouvernement a prises, on en manque tout-á-fait. Ce qui est certain, c'est que N a p o l é o n, dont on annonçoit le départ chaque jour depuis le 8, [étoit à] n'avoit pas quitté P a r i s le 23. La consternation doit y être extrême, puisque les obligations [étoient tou] avoient laissé jusqu'à 45, et les actions de la banque, qui le 17 croient encore été à 636, se trouvoient le 23 à 505. Les négociations [xxx] peuvent avoir commencé entre le 25 et le 28; // mais je m'en ai encore [xxx] aucune notion précise. J'espère que dans mon rapport prochain je serai en état de Vous en parler. Le traité avec le Roi de N a p l e s a été signé le 9 Janvier. Un courier l'a porté à B a s l e le 22. Comme c'étoit après mon départ, je ne suis pas, sur quelles bases il a été définitivement signé. Je le saurai dans peu de jours. Des lettres de T r i e s t e, arrivées hier, prétendent, que le Roi de N a p l e s a occupé A n c o n e, au n o m d e s A l l i é s. Mais cette nouvelle ne vient pas d'une source absolument sure. La paix entre le D a n e m a r c et la S u è d e a été effectivement conclue le 15. Le D a n e m a r c a // consenti à céder la N o r v è g e toute entière, et à fournir un corps de troupes aux Alliés. Il ne reçoit pour toute indemnité [xxx] p r é s e n t e que la Poméranie Suédoise; et il ne sera pas facile de lui trouver des indemnités f u t u r e s, l'embarras de contenter la Prusse étant déjà suffisamment grand. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 4, Fasz. 12, Bl. 202-206v. x Bl., F: ; 10 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. IX, 164-167 (deutsche Übersetzung).