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Gentz ; Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
An Alexandrine Gräfin von Dietrichstein, Wien, 2. Oktober 1804, Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12 1804

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5119
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
LocationWien
Date2. Oktober 1804
Handwritten recordMährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12
Size/Extent of item6 eighd. beschr. Seiten
IncipitVoici, Madame, les pièces que
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Alexandrine Gräfin von Dietrichstein Wien, 2. Oktober 1804 Voici, Madame, les pièces que Vous avez bien voulu me communiquer. Je les ai lues avec la plus grande attention; quoique je n'eusse pas besoin de réfléchir beaucoup pour former mon opinion, qui se trouvoit déjà i r r é v o c a b l e m e n t é t a b l i e. Le cas ne me paroit pas même douteux. Dans la position où Vous êtes il n'y avoit absolument que deux partis à prendre. Ou une lettre - telle que je Vous l'aurois conseillée - ou bien celle que Vous avez écrite. Point de milieu. Ce qui m'étonne, et ce qui me confond, c'est que les vaines objections qu'on Vous a faites sur cette lettre, aient pu Vous ébranler un seul instant. Il est évident que Monsieur de Dietrichstein doit être considéré dans toute cette affaire comme Votre ennemi; sa lettre à L le montre même comme un ennemi très-dur et presque cruel; il s'agit de prendre une mesure, pour se défendre contre le dernier // coup, contre le coup le plus funeste que cet ennemi puisse Vous porter; il s'agit de faire un dernier effort pour le désarmer; et dans ce moment critique Vous écoutez les avis, Vous prenez conseil des p a r t i s a n s et des a l l i é s de cet ennemi !! - Non ! c'est pousser trop loin la générosité. Les conseils que ces partisans et alliés Vous donnent, sont si m a n i f e s t e m e n t dirigés c o n t r e Vos intérèts, qu'ils ne peuvent pas [xxx] cacher eux-mêmes le motif qui les guide. Ils ont la naiveté de Vous dire - qu'il ne f a u t p a s m e t t r e M o n s i e u r d e D i e t r i c h s t e i n d a n s t o u t s o n t o r t. Sans doute, que T et L qui ne voient que l u i, qui ni s'intéressent que pour l u i, qui [verroient] Vous verroient Vous et Madame Votre mère succomber au chagrin, pourvu que l e u r i d o l e n'éprouve pas un moment de remords - sans doute // que ces personnes ne peuvent pas voir de bon oeil la lettre dans laquelle Vous lui exposez indirectement tout ce qu'il y a d'impardonnable dans sa conduite ! Mais leurs argumens, loin de Vous faire changer de mesure, doivent plutôt Vous prouver et Vous confirmer au delà de tous les doutes - que Votre démarche est e s s e n t i e l l e m e n t b o n n e. Je ne sais pas, si Votre lettre atteindra son but; et comme je ne veux [pas] Vous dire que ce que je pense dans une affaire d'un aussi grand intérèt, je vous avoue, que je ne le crois pas. Mais que dans l'état actuel des choses cette démarche est l a s e u l e qui Vous offre encore une chance de succès - que, si cette démarche ne réussit pas, aucune autre n'auroit réussi -voilà des vérités, dont je suis aussi convaincu que de l'existence de Dieu, que je prends à temoin de Vous // donner ici le meilleur conseil, qu'il [xxx] m'ait été possible d'imaginer. Il y a encore une considération qui me paroit capitale. C'est que dans le cas même que cette lettre ne fasse aucun effet, il sera toujours bon, de l'avoir écrite, de l'avoir envoyée. Ce que J Vous a dicté, seroit tout-à-fait indigne de Vous; mais ce que Vous avez écrit, peut servir un jour à mettre en évidence les sentimens, et les principes, qui Vous ont guidé dans cette époque fatale de Votre vie, et à intéresser en Votre faveur tout ce qu'il y aura encore de coeurs justes et d'ames nobles et généreuses parmi les hommes. Si Vous Vous soumettez aux conseils des L et des J et de tous les inconcevables a m i s de Monsieur de Dietrichstein Vous succombez lâchement; car il ne peut pas entrer dans Vos conceptions qu'une lettre telle que ces conseillers // ineptes ou perfides Vous la suggèrent pourroit jamais produire le moindre effet. Si Vous Vous en tenez à Votre propre projet, il faut aussi se préparer à un refus - car je crois le mal p r e s q u e sans remede: mais Vous n'aurez aucun reproche à Vous faire et l' a v e n i r Vous appartient encore. La seule chose qui je crains c'est que la clique qui agit contre Vous, et à laquelle (selon ma conviction intime) Vous avez trop souvent fourni Vous-même les armes avec lesquelles on Vous assassine maintenant, fera tout ce qu'elle pourra, pour arrêter Votre lettre. Je ne sais pas jusqu'à quel point la l o y a u t é de J pourroit être mise en oeuvre pour Vous servir: toujours c'est à lui que je m'adresserois de préférence; je lui confierois la lettre b i e n f e r m é e; je ne lui demanderois autre chose que de la transmettre fidèlement - et après cela je me résignerois à mon sort et aux dispositions de la providence. Voilà ce que j'ai à Vous dire. Je Vous prie d'éviter autant que possible, // que ces gens ne Vous soupçonnent pas de [xxx] m'avoir consulté dans cette affaire. Ce n'est pas par pusillanimité que je Vous témoigne ce désir; car si demain je rencontrois Monsieur de Dietrichstein en personne, je ne balancerois pas un instant d'avouer tout ce que <je> Vous ai dit, et de le juger dans sa présence comme j'ai cru devoir le juger jusqu'ici. Mais je ne voudrois pas que ses a m i s lui parlassent de moi; il y a une trop grande différence entre ces a m i s et m o i, pour qu'ils puissent parler de mes conseils, et de ma conduite, sans les dénaturer absolument. J'irai vers les 8 heures un moment au theâtre de Carinthie; et si Vous n'y êtes pas Vous-même, veuillez me faire dire par Henriette, ce que Vous faites; et alors je tacherai de Vous joindre.Je Vous prie d'agréer mes hommages et de les présenter également à Madame Votre mère dont la situation me fait une peine bien vive. 2 Octobre. G. H: Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12, Bl. [?] x Bl., F: ; 6 eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.