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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Baden, 26. August 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 193-199v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id5061
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortBaden
Datum26. August 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 193-199v
Format/Umfang13 ¾ eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
IncipitSon Altesse Sérénissime aura reçu
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Baden, 26. August 1814 Konzept Nr. 58. Baden Ce 26 Aout. 1814. A Monsieur de Rasty á B u c a r e s t. Expedié eodem Son Altesse Sérénissime aura reçu les différentes pièces que je Lui ai adressées par estaffette le 21 de ce mois. Il y a long-tems que je n'ai rien reçu de Votre part, Monsieur, [et je quoique] <mais> je désire fort d'être informé [xxx] de l'arrivée de trois expéditions d'estaffette, que je <crois pouvoir> regarder comme très-intéressantes, et qui étoient celles du 24 Juillet, du 11, et du 21 Aout. Nos nouvelles de P a r i s sont jusqu'au 18. L'affaire la plus importante, qui <y> eut été traitée en dernier lieu, est celle de la liberté de la presse. La loi, proposèe par le gouvernement pour restreindre // cette liberté, et notamment pour soumettre à une censure les [xxx] Gazettes, Journaux, et Pamphlets, a été vivement attaquée dans la Chambre des Députés; mais à la fin d'une longue discussion le Gouvernement a remporté la victoire. C'est une nouvelle preuve de l'habilité extrême avec laquelle ce Gouvernement sait maintenir ses droits, et combattre les difficultès de sa position. La tranquillité se retablit en France de plus en plus, et l'idée d'un changement de scène disparoit par-tout. On a beaucoup parlé du mauvais effet que le voyage de l'Impératrice M a r i e - L o u i s e aux bains d'Aix en Savoie doit avoir causé à Paris, de // l'ombrage que la cour de France en auroit pris, du but secret de ce voyage, qui n'auroit èté rien moins qu'une entrevue avec Napolèon à l'Isle d'Elba. Les Journaux Anglais ont enflé et brodé ces bruits de toutes les manières, et en ont même pris acte, pour [xxx] supposer je ne sais quelle genre secrète entre la Cour de Vienne et Napolèon. Ils ont relevé sur-tout l'histoire d'une compagnie de Lanciers envoyés par Napoléon pour escorter son Epouse, et la conduire au lieu de son exil. La verité de tout cela est, que l'Impératrice Marie-Louise s'est rendue aux Eaux de Savoie d'après l'avis de ses médecins, et avec le plein consentement de l'Empereur // son père; que celui-ci se n'est expliqué avec le Roi de France dans des termes qui n'ont pas pu laissé subsister l'ombre d'un soupçon; que Napoléon a été si mal instruit de ce qui se passoit à Vienne, et des projets de son èpouse, qu'il a cru qu'elle se rendoit à Parme, qu'il a envoyé en effet une trentaine de lanciers dans cette ville, pour lui servir [xxx] de garde, lesquels cependant ont été immédiatement renvoyés par la commission Autrichienne chargé du gouvernement provisoire de Parme; enfin que l'Impératrice a laissé son fils à Vienne, a pris le chemin le plus court pour le Tyrol et la Suisse, et a été reçue à Aix par le Général Autrichien // Comte N e i p p e r g, chargé de lui tenir compagnie pendant tout son séjour, et après la saison des laine, retournera en droiture à Vienne [xxx] pour y résider jusqu'à la décision finale de la seule affaire [qui] politique qui puisse encore la regarder aujourdhui, et qui est celle de son établissement dans les Duchès de Parme et de Plaisance. Car quoiqu'il ne soit pas probable que l'on substitue quelqu'autre [possession à ces pays] équivalent à ces Duchés qui lui sont dévolus par la convention du 11 Avril, il s'agit cependant de discuter [cette affaire] les objections que la Reine d'Etrurie, soeur du Roi d'Espagne a fait entendre contre cet arrangement au nom de // son fils. D'après l'ancien ordre des choses ce fils eut été l'heritier indisputable de Parme et de Plaisance; mais la cession que son Grand-Père a faite de ces Duchés au Gouvernement Français, étoit formelle et complète, amenée, traitée, et garantié par la [xxx] Cour d'Espagne elle-même , et par conséquent irrévocable de droit; et à moins que l'Autriche ne préfére de son propre choix quelqu'autre établissement pour l'Archiduchesse Marie-Louise et son fils, les prétentions de la Reine d'Etrurie ne changeront rien aux dispositions de la convention du 11 Avril, sanctionnées par [xxx] les puissances Alliées. Les nouvelles de Londres vont jusqu'au 9. Le moment // de la clôture du Parlement, qui a eu lieu le 30 Juillet, est sans contre-dit un des plus brillans dans les Annales de l'Angleterre; et le discours du Prince Régent, sublime dans sa simplicité, en offrant un tableau imposant de la situation politique de son pays, [xxx] ne contient cependant que la plus exacte vérité. Le Ministère actuel [xxx] <que> jusqu'au commencement de 1813 [xxx] tout-le-monde croyoit mal-affermie, est maintenant un des mieux consolidés qu'il y ait jamais eu en Angleterre. Tout s'arrange au gré de ses voeux. Les oppositions les plus redoutables disparoissent; les affaires domestiques les plus épineuses s'applanissent. Monsieur C a n n i n g, un des rivaux que les // Ministre craignoient le plus vient d'accepter la place d'Ambassadeur à Lisbonne; le Marquis de W e l l e s l e y, autre adversaire redoutable, s'est imposé le silence, depuis que son frère, le célébre Duc de W e l l i n g t o n, a déclaré sa résolution de ne jamais abandonner le parti du gouvernement et s'est chargè de l'ambassade de Paris, où il se rendra dans peu. La Princesse de G a l l e s, aprés toutes les scènes orageuses qu'elle a occasionnées, et tous les chagrins qu'elle a donnés au Prince Régent, s'est subitement [xxx] décidée à quitter l'angleterre, et à s'établir sur le continent avec la pension de 35,000 Livres Sterling // que le Parlement lui a dernièrement votée; résolution qui fait tomber tout-à-coup une quantité d'intrigues et de projets sinistres, que quelques [xxx] ennemis de l'ordre, et du gouvernement, avoient batis sur le mècontentement de cette Princesse. La Princesse Charlotte, fille du Régent, s'est parfaitement reconciliée avec son père; son mariage avec le Prince d'Orange, fils ainé du Souverain des Pays-Bas, est rompu, et probablement sans retour, mais le frère cadet de ce Prince, agé seulement <de> 19 ans, est arrivé à Londres, et on croit, qu'il se mettra sur les rangs, et qu'il réussira peut-être mieux que son frère. Lord C a s t l e r e a g h avoit // fixé son départ pour le congrès au 14 de ce mois. Il ira par Bruxelles, Francfort, la Suisse, et le Tyrol, et n'arrivera à Vienne que vers la Mi-Septembre Lord A b e r d e e n doit y arriver aujourdhui avec la [xxx] commission qui porte à l'Empereur les décorations de l'ordre de la Jarretière. Le Prince d'Orange, Souverain de Hollande, est arrivé à Bruxelles, et a pris provisoirement possession de toute la [xxx] partie des Pays-Bas ci-devant Autrichiens, située entre les frontières de la France et [xxx] la Meuse. Le Général V i n c e n t, qui jusqu'ici avoit gouverné ce pays, s'est rendu à Paris, comme Ministre plénipotentiaire de l'autriche, jusqu'à l'arrivée d'un Ambassadeur. // La guerre a enfin éclaté dans le Nord. Le Prince Royal de Suède a rejetté toutes les propositions du [xxx] Prince Chretien. Il a eu avec les Commissaires, porteurs de ces propositions, une explication très-vive, dans laquelle il s'est livré à des plaintes amères contre toutes les puissances Alliées, comme si on n'en avoit pas encore assez fait pour lui ! Les hostilités ont commencé de suite. La flotte Suédoise a pris plusieurs des petites isles, qui se trouvent devant le Golfe de C h r i s t i a n i e; le Prince Royal s'est avancé du coté de F r i e d r i c h s h a l l, et le Général E s s e n du // côté de F r i e d r i c h s t a d t. Le Prince Royal évalue la totalité de ses forces à 20,000 hommes; d'après un rapport digne de foi, on doit en décompter pour le moins 20,000. Mais il n'en a pas moins une supériorité decidée sur les Norvégiens; et si ceux-ci ne réussissent pas à trainer la guerre en longueur, et à gagner la mauvaise saison il leur sera difficile de résister. Le Prince Royal a déclaré entr'autres, qu'il regardoit maintenant le traité de Kiel comme absolument rompu, la cession de la Poméranie comme nulle; et tous ses engagemens vis-à-vis du Danemarc comme dissous. Les commissaires [xxx] // [xxx] des autres puissances alliées, loin se souscrire à [cette déclaration] <un arrêt pareil>, ont justifié la conduite du Danemarc, et attesté la loyauté avec laquelle cette cour avoit rempli toutes les conditions du traité. Pour bien constater [xxx] cette opinion, Monsieur F o s t e r, Ministre d'angleterre, qui en [xxx] partant de Copenhague, n'avoit pas encore déployé son caractère public, [xxx] l'a fait à son retour de Norvège. Les dernières lettres de Copenhague sont du 9. On y ètoit toujours [xxx] très-inquiet sur les mouvemens suspects du Corps de Bennigsen dans le Duché de Holstein, le Prince Royal de Suède ayant assuré plusieurs // fois que ce corps étoit à sa disposition, et qu'il s'on [xxx] <prendroit> aux provinces Allemandes du Danemarc, de toutes les avancés et de tous les sacrifices, que pourroit lui causer la guerre de Norvège. Il paroit cependant que même le Comte O r l o f f, Ministre de Russie, qui d'abord avoit <été> très-dur vis-à-vis du Gouvernement Danois, a changé de conduite depuis qu'il a été en Norvège, et qu'il est revenu à Copenhague, touché de la situation de ce pays, et choqué des procédés du Prince Royal de Suède. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 193-199v. x Bl., F: ; 13 ¾ eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.