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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 17. Mai 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 26-30v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4911
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum17. Mai 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 26-30v
Format/Umfang8 ¼ eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
DruckorteOesterreichs Theilnahme, Nr. XVII, 347-349 (tlw.) (deutsche Übersetzung)
IncipitComme il n'y a eu [xxx] aucune
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 17. Mai 1814 Konzept Nr. 40. Vienne Ce 17 Mai 1814. A Monsieur de Rasty à Bucarest. Expedié eodem. Comme il n'y a eu [xxx] aucune nouvelle politique depuis le départ de mon estaffette du 14, je me borne à Vous envoyer aujourdhui les feuilles de Paris jusqu'au 9 de ce mois, [et] à y joindre un récit du triste voyage de Napoléon pour le lieu de son embarquement. Ce récit est extrait d'un rapport que le Lieutenant-Général K o l l e r a fait à l'Empereur d'Autriche; il a par-conséquent le mérite d'être tout-à-faite authentique. Le public a encore des notions très-inexactes sur [xxx] le genre-d'existence qui attend Napoléon à l'Isle d'Elbe. On s'imagine, qu'il y sera tenu comme prisonnier. Mais rien n'est plus faux. Par une convention en // forme signée avec ses plénipotentiaires le 11 Avril, par les Ministres d'Autriche, de Russie, [et] de Prusse, <et de France>, l'Isle d'Elbe a été donnée á Napoléon en toute souveraineté, pendant sa vie. Par cette même convention il a été stipulé, qu'il conservera le titre d' E m p e r e u r, et son épouse celui d' I m p é r a t r i c e, [que] qu'il sera assigné sur le trésor, un Million de Livres de rente pour lui, autant pour l'Impératrice M a r i e - L o u i s e, autant pour l'Impératrice J o s e p h i n e, 1 ½ Millions pour ses frères, et ½ Millions, pour plusieurs personnes qui recevoient <de lui> des pensions particulières. - L'angleterre n'a pas pu accèder à cette convention, puisqu'elle n'avoit jamais reconnu le titre Impérial de Napolèon. Cependant comme il s'agit ici // d'un arrangement de bonne-foi, le Gouvernement Anglais respectera ces dispositions, comme s'il y avoit concouru lui-même. Malgrè toutes ces formalités on n'est rien moins que tranquille sur le sort qui peut attendre Napoléon à l'Isle d'Elbe; et si on ne le dèfend pas par une force armée respectable, il peut encore finir bien tristement. La C o r s e, sa patrie, a fait à Lord William B e n t i n k la proposition de se rendre à l'Angleterre. Lord B e n t i n k a reçu et transmis cette proposition. Cependant il est bien à prévoir, que rien ne sera décidé sur un point [xxx] aussi important que du consentement de toutes les puissances alliées. Beilage: Recit du voyage de Napoléon Le 20 d'Avril à 3 heures aprés-midi, Napoléon partit de Fontainebleau, accompagné des quatre Commissaires des puissances alliées, de son Grand-Maréchal Comte B e r t r a n d, du Général d'Artillerie D r o u o t, et de quelques autres personnes de sa suite. Avant de monter en voiture, il fit un discours au [regence] régiment des Grenadiers de la Garde, <et> embrassa le Général P e t i t, commandant de ce regiment, et l'aigle de la Garde. Il fut escortè jusqu'au delà de N e v e r s par la Cavallerie de la Garde. Les habitans des endroits, qu'il passa pendant cette partie de voyage se tinrent tranquilles. A M o u l i n s, et à // P a c a n d i è r e, où il vouloit diner, l'atroupement du peuple, et les cocardes blanches paroissent l'avoir engagé à passer outre, et à ne s'arrêter qu'à R o a n n e s. Le 23 á 10 ½ heures du soir Napoléon passa par Lyon. Toutes les mesures pour la maintien de l'ordre et de la tranquillité ètant prises, son passage par cette ville ne fut pas troublé. Quelques habitans rassemblés crièrent lieu: V i v e l e R o i ! A b a s N a p o l é o n ! mais le mouvement [xxx] <ne> se propager pas. Le voyage fut continué pendant la nuit et tout le lendemain, sans interruption; il arriva le 24 au soir à M o n t e l i m a r t, et quitta cette ville sans obstacle. A son arrivée au village de M o r n e s se découvrirent // les premiers symptômes des mouvemens qui devoient signaler le lendemain. L'endroit étoit illuminée; les habitans étoient rassemblés devant les postes, et les cris de: A b a s l e t y r a n ! V i v e l e R o i ! accompagnèrent <le> cortège. A A v i g n o n, où il arriva le 25 à 6 heures du matin, une foule de peuple étoit rassemblè sur la place, où on changea de chevaux. Dans peu d'instans le cri: A b a s N i c o l a s ! (nom par lequel ils désignèrent l'Empereur Napoléon) A b a s l e t y r a n ! V i v e l e R o i ! V i v e n t l e s A l l i é s ! devint général. Les plus furieux entonnèrent la voiture, et le comblèrent des plus grosses injures. L'autorité seule des Commissaires, qui l'escortèrent, // le sauva de mauvais traitemens plus directs. La rage du peuple se manifesta d'avantage encore à O r g o n, où le portrait de Napoléon étoit attaché à une potence, et où sa voiture fut assaillie d'invectives et de pierres. Il trouva lui-même dangereux de [xxx] poursuivre son voyage de cette manière là, et monta sur un cheval de poste, en [sur] redingotte et chapeau rond, et [xxx] suivi d'un seul palefrenier. A A i x, les dispositions du peuple, d'après les nouvelles qu'on en avoit reçues, étoient tellement prononcées, qu'on jugea à propos de faire demander <au Maire> par le Major Comte de C l a m, envoyè en avant; la fermeture des portes de la ville, qui eut aussi lieu à 11 heures du soir, et réduisit la rage du peuple rassemblé sur les // remparts, aux imprécations qu'on vomissoit contre les voitures lorsqu'elles passoient autour de la ville. A L e L u c, où Napoléon arriva le 26 à 3 heures après midi, il descendit dans une maison de campagne de sa soeur, la Princesse B o r g h e s e, qui s'y trouva malade. Les mauvais chemins entre cet endroit et S t. T r o p e z, - le port qui avoit èté destiné à son embarquement - déterminèrent l'Empereur Napoléon [de] à ceder au voeu des Commissaires, et à préférer le port de F r é j u s. Il trouva ici une fregatte Anglaise sur laquelle il devoit s'embarquer le 28 Avril à 8 heures du matin, [xxx] escortè de la frégatte Française L a D r y a d e. Le Général D r o u o t, que l'Empereur Napoléon avoit nommé Commissaire, pour // prendre possession de l'Isle d' E l b e, devoit s'embarquer le même jour avec le Major Comte C l a m, à bord du brigg Français l' I n c o n s t a n t, et se rendre à l'Isle, pour s'acquitter de sa commission avant l'arrivée de Napolèon. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 26-30v. x Bl., F: ; 8 ¼ eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. XVII, 347-349 (tlw.) (deutsche Übersetzung).