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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Baden, 13. September 1814, HHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 239-244, 246-246v 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4637
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortBaden
Datum13. September 1814
Handschriftl. ÜberlieferungHHStA, Wien. Nachlass Gentz, Schachtel 1, Faszikel 1d, Bl. 239-244, 246-246v
Format/Umfang12 eighd. halbbrüchig beschr. Seiten
DruckorteOesterreichs Theilnahme, Nr. X, 420-422 (tlw.) (deutsche Übersetzung)
IncipitEn Vous parlant dans mon dernier rapport
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Baden, 13. September 1814 Konzept Nr. 60. Baden Ce 13 Septembre. Expedié avec la lettre au Prince de la même date En Vous parlant dans mon dernier rapport des [xxx] résultats de la guerre entre la S u è d e et la N o r v è g e, et en Vous disant que tout me faisoit croire qu'ils [avoit] <avoient> été avantageux et honorables pour les N o r v é g i e n s, je suis encore resté loin de la vérité. Les deux conventions qui ont terminé cette guerre prouvent jusqu'á l'évidence, que le Prince Royal de S u è d e, malgré toute la [xxx] <fierté> de ses bulletins, doit avoir été dans une position très-critique. Soit que [xxx] l'énergie, déployèe dans les combats par les Norvégiens, l'ait // effrayé sur le sort final de son expédition, soit qu'il ait prèvu les embarras dans lesquels le jettoit l'approche de l'hiver dans un pays hérissé de difficultés, et dont il ne possédoit encore que deux places de peu de conséquence (car ni C h r i s t i a n i a, ni F r e d e r i k s h a l l, ni K o n g s v i n g e r [étoit] <étoient> en son pouvoir) il est toujours sûr, qu'il a fallu des motifs bien urgens pour lui faire [adopter] <accepter> des conditions par lesquelles la Norvège gagne tout ce qu'elle pouvoit demander, à-moins d'obtenir l'indépendance a b s o l u e. La première des deux conventions signées [xxx] <à M o s s (sur la rive gauche du golfe de C h r i s t i a n i a)> le 14 d'Aout, et une a r m i s t i c e conçu dans // les termes d'une égalité parfaite, et [tels] tels, qu'ils conviendroient à deux puissances indépendantes. Les lignes de démarcation fixées par cet armistice, étoient déjà dans le projet Suèdois très-favorables pour [xxx] les Norvègiens; mais ils ont encore insisté sur une modification qui rétrécit le territoire que l'armée Suédoise doit occuper; et le Prince Royal a sur-le-champ accepté cette modification. Pas plus de deux divisions Suédoises ne doivent rester en Norvège; tout ce qui est au-delà doit s a n s d é l a i repasser ses frontières. Aucune contribution ni requisition doit être levée dans le pays; et il est expressément stipulé, que pour ne pas troubler les // délibérations qui auront lieu á C h r i s t i a n i a, les troupes de l'un et de l'autre coté se tiendront toujours á une distance de trois lieues de cette ville.La seconde convention, et la plus importante, est signée par le Prince C h r e t i e n, et des Commissaires Suédois et Norvégiens. En voici la teneur: "A r t i c l e 1. Le Prince C h r é t i e n convoquera les états de Norvège dans la forme préscrite [xxx] par la c o n s t i t u t i o n e x i s t a n t e. (C'est à-dire par celle que la Norvège s'étoit donnée à E i d s w o l d à la suite de sa protestation contre le traité de Kiel) [xxx] La d i è t e [sans] se rassemblera [pour] aux derniers jours du mois de Septembre, ou dans la première huitaine du mois d'Octobre au plus tarde - // A r t i c l e 2. Le Roi de Suede se mettra en c o m m u n i c a t i o n d i r e c t e avec la diète par un ou plusieurs C o m m i s s a i r e s. A r t i c l e 3. Le Roi de Suède promet d' a c c e p t e r l a c o n s t i t u t i o n [p r o p o s é] r e d i g é p a r l e s d é p u t é s à l a d i è t e d' E i d s w o l d et de ne proposer d'autres modifications que celles qui seront indispensables pour la réunion des deux empires. Il s'engage à ne rien changer a celle constitution que du consentement de la diète. A r t i c l e 4. Les promesses antérieurement faites au peuple Norvégien par le Roi et le Prince Royal de Suède seront strictement accomplies, et confirmées par le Roi dans la diète de Norvège. A r t i c l e 5. La diète se rassemblera à C h r i s t i a n i a. A r t i c l e 6. Le Roi de Suède déclare que personne ne doit être inquiété // pour avoir [émis de] émis des opinions contraires á la réunion des deux Empires. Les Employés Civils et Militaires, ceux mêmes qui sont Etrangers, seront traités avec tous les égards que le Gouvernement leur doit. Ceux parmi eux qui voudront quitter leurs places, seront pensionnés d'aprés les lois du pays. A r t i c l e 7. Le Roi de Suède emploira ses bons offices pour faire cesser toutes les mesures, prises depuis le 14 Janvier par le Gouvernement Danois contre le Royaume de Norvège en général ou contre des Employés ou autres Individus en particulier." Le Prince C h r e t i e n a joué un rôle superbe [de s'en couvrir de gloire et s'est fait un grand nom de] <depuis le> commencement [xxx] <jusqu'à> [à] la fin; et rien ne // sauroit être plus [xxx] beau, que l'attitude dans laquelle il se retire [devant une supériorité de] d'une lutte inégale, [xxx] oú toutes les grandes puissances de l'Europe, étoient, ou par leur propre volontè, ou par des fautes antérieures, ou par leurs liaisons [xxx] avec les autres, engagées contre lui. Au lieu d'accepter [des] <les> conditions de la Suède, c'est lui qui établit les siennes, et qui les fait passer; et si la Norvége ne peut pas échapper à un gouvernement Suédois, elle conserve au-moins tout ce qu'elle avoit [acquis dans] acquis par son intrépidité, [des] <une quantite de> privilèges de droits, et d'avantages, dont elle n'avoit jamais joui sous le gouvernement Danois.<La conduite> du Prince Royal de Suède n'a certainement pas été brillante // dans cette affaire. Ce qu'il obtient il le doit [xxx] exclusivement à des intrigues politiques, entamées dans une époque ou la Russie vouloit à tout prix s'assurer de la bonne volonté de la Suède, sans lui rendre cependant ce qu'elle lui avoit arraché [par] <dans> la derniere [xxx] <guerre>. Il <ne> l'obtient [avec] <qu'avec> des [xxx] restrictions presqu'humiliantes. Ce qu'il a fait lui-même est bien peu de chose. Avec les forces qu'il déployoit contre la Norvège, ou auroit cru que ce pays tomberoit á ses pieds dans quatre semaines. Mais [xxx] <ses trophèes se bornent à> deux mauvaises places sans défense, et à trois ou quatre bulletins complètement ridicules. Au lieu de dicter une capitulation aux Norvègiens c'est plutôt lui qui a capitulé avec eux. Le [xxx] D a n e m a r c pour qui la Norvège étoit perdue dans toutes les hypothèses, ne voit dans [cet] <le dernier> évènement que le terme de la situation pénible et extrêmement dangereuse où il se trouvoit. Cependant, comme la cause des Norvégiens [xxx] intéressoit vivement le pays, et que la haine contre les Suédois y étoit plus forte que jamais, il est naturel qu'on partage avec enthousiasme [xxx] un dénoûment peu honorable pour ceux-ci, et glorieux pour la Norvège. - Le Roi de D a n e m a r c est déjà en route pour se rendre à V i e n n e. La mort de la Reine de S i c i l e, quoique [xxx] par son éloignement elle fut exclue de la [xxx] direction des affaires, n'est // cependant pas un évènement indifférent [xxx] ni pour le [pays] <royaume> qui étoit resté à sa famille, ni pour celui qu'elle gouvernoit autrefois. Elle remplissoit au-moins les fonctions d'un Ministre près les cours étrangères, avec un zèle et une ardeur, que peu d'agens en titre [xxx] auroient pu égaler. L'activité de cette Princesse jusqu'au moment de sa mort subite, est difficile à peindre; elle ne perdoit pas de vue un instant les intérèts de sa famille et de sa cause, et travailloit sans relâche (quoique la plupart du tems sans fruit) à disposer les cabinets en leur faveur. Sa correspondance étendue, et les sommes énormes qu'elle employoit pour se procurer des renseignemens - elle donnoit des centaines et Milliers de Ducats // pour une seule nouvelle - la tenoient au-courant de ce qui se passoit par-tout; Elle étoit très-souvent mal servie, et enrichissoit une quantité de personnes qui la trompoient; mais en général elle étoit fort [instruite] bien initiée dans la marche des grandes affaires, et dans les secrets de la Cour. Sous tous ces rapports le Roi de N a p l e s actuellement sur le trône, est délivré par sa mort d'un antagoniste redoutable. A d'autres égards cet évènement [faire peut-être] peut lui faire du tort d'une manière indirecte. La crainte qu'Elle inspiroit aux Napolitains, et le souvenir des cruelles vengeances, qu'Elle avoit exercées sur eux en 1798 aprés la première occupation du pays par les Français, étoit <pour le Roi J o a c h i m> une des plus forte garanties de la tranquillité de toutes les classes du // peuple, et de leur soumission à son autorité. - On a parlé d'Elle dans la gazette de Vienne avec les éloges qu'on ne pouvoit pas refuser á Ses grandes qualités, mais sans dire un mot, qui [xxx] auroit pu inquièter ou blesser le Gouvernement Napolitain d'aujourdhui. Et, comme Elle ètoit le [dernière] dernier enfant de l'Impératrice Marie-Thérèse, et en même tems Tante de l'Empereur, et Grand-Mère de ses enfans, on postera son deuil pendant six semaines; pendant le séjour même des Souverains Etrangers ce deuil ne sera suspendu que pour les jours des grandes fêtes-de-cour. L'Archiduc C h a r l e s est revenu dernièrement d'une course qu'il avoit faite aux Eaux d' E g r a en B o h ê m e, où les Grandes-Duchesses C a t h e r i n e // et M a r i e de Russie, séjournent depuis la fin de Juillet. On a répondu dans les premières sociétés de Vienne, que son entrevue avec la Grande-Duchesse C a t h e r i n e, [n'étoit] n'avoit pas été favorable au mariage projetté depuis quelque tems, et que cette Princesse paroissoit Elle-même vivement désirer. Il se peut, que quelques nuages se soient élevés dans cette entrevue mais j'ai cependant de bonnes raisons pour ne pas croire, que le projet de mariage soit abandonné. H: HHStA, Wien. Gentz-Nachlaß, Schachtel 1, Fasz. 1d, Bl. 239-244, 246-246v. x Bl., F: ; 12 eighd. halbbr. beschr. Seiten. D: Oesterreichs Theilnahme, Nr. X, 420-422 (tlw.) (deutsche Übersetzung).