These titles were already interesting to you:

Gentz ; Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
An Alexandrine Gräfin von Dietrichstein, Wien, 8. Juli 1803, Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12 1803

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id4583
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
LocationWien
Date8. Juli 1803
Handwritten recordMährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12
Size/Extent of item2 Bl., F: 188mm x 115mm; 4 eighd, beschr. Seiten
IncipitVous voulez, Madame, que je
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Alexandrine Gräfin von Dietrichstein Wien, 8. Juli 1803 Ce Vendredi. 8 Juillet. Vous voulez, Madame, que je Vous réponde avec sincérité; je vais Vous obéir. Je trouve, il est vrai, le cas dans lequel Vous êtes placée maintenant, si compliqué et si difficile, que je suis très-convaincu, que des conseils contradictoires entre eux peuvent être également bons et également raisonnables. Ainsi je ne tiens pas avec opiniâtreté à celui que je Vous donne; je conçois même parfaitement qu'un autre p e u t être meilleur; mais telle que j'ai toujours v u la chose, telle que je la vois e n c o r e, il n'y a pas à balancer pour moi. L'arrivée de Madame Votre mère, quoiqu'on Vous en ait dit, est un évènement incertain. Si cet évènement se réalise, a l o r s il sera tems de rentrer en délibération sur le nouveau parti que Vous aurez à prendre. A votre place je partirois incessamment; j'irois là où il est // vraisemblable ou certain que Madame Votre mêre passera. Je lui exposerois toutes les circonstances de ma position. Il est peu vraisemblable, il est presqu'impossible qu'après cela elle persiste à vouloir se rendre à V i e n n e. Car qu'est-ce donc que Vienne pour Madame de Schuvaloff, du moment que Sa fille ne s'y trouve pas ? Son but est rempli dès qu'elle Vous a rencontrée; et le tems que Vous passerez hors de Vienne ne sera pas perdu pour Vous, puisque ce sera avec Madame Votre mère que Vous le passerez. Mais enfin, si par impossible, elle persistoit dans son projet, c'est alors que Vous auriez quelque raison de le partager avec elle; car il est très-vrai, que le séjour de Madame Votre mère, s i V o u s n e t r o u v e z a u c u n // m o y e n d e l' e m p e c h e r, seroit tout aussi pènible à Monsieur de Dietrichstein que le vôtre, et peut-être plus. Mais remarquez bien, je Vous en prie, que dans le calcul des probabilités il y a d e u x c a s contre cet évènement - celui ou Madame Votre mêre n'arriveroit point ou tard - et celui, où Vous la detourneriez de l'idée d'aller à Vienne - et ces deux cas sont infiniment plus vraisemblables que le troisième. Voilà ma manière de voir; mais soyez bien parsuadée que je sens avec Vous tout ce qu'il y a de dur et de cruel dans le conseil que je Vous donne. Il est bien triste qu'une femme aussi estimable, aussi digne d'être aimée, que Vous, soit réduite aux choix entre les résolutions les plus déchirantes; mais lorsqu'une fois cette malheureuse situation est tombée en partage à une personne // de Vos forces, de Votre esprit, de Votre caractère, et de Vos principes, il me semble que les doutes doivent [bientôt] cesser bientôt; il faut choisir ce qu'il a de plus honorable, de plus noble, de plus généreux; je soutiens au reste, qu'ici en Vous décidant d'après ce principe-là, Vous aurez choisi aussi ce qu'il y aura de plus sage, de plus avantageux, et - je l'espère - de plus heureux pour Vous. Je m'intéresserai toujours vivement aux résultats de Vos demarches, et au développement de Votre sort. Je Vous supplie de compter sur moi dans tous les cas; Votre confiance m'honore; la moindre chose que je pourrois contribuer à Votre bonheur, me rendroit trop heureux. - Veuillez de grace envoyer les lettres que Vous m'écrirez d' i c i, dans mon logement actuel, où quelqu'un sera toujours prêt à les recevoir; et si Vous partez, adressez les toujours à V i e n n e, dans ce même logement <Nro. 1206 Aspremontsche Haus>. - Agréez encore une fois l'assurance du dévouement sans bornes avec lequel je ne cesserai d'être, Votre très-humble et très- obéissant serviteur Gentz H: Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12. 2 Bl., F: 188mm x 115mm; 4 eighd, beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.