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Gentz ; Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
An Alexandrine Gräfin von Dietrichstein, Wien, 13. Dezember 1804, Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12 1804

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2981
Issuer of letter
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Gentz
Addressee of letter
Dietrichstein, Alexandrine Gräfin von
LocationWien
Date13. Dezember 1804
Handwritten recordMährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12
Size/Extent of item3 ¼ eighd. beschr. Seiten
IncipitJe réponds, Madame, à la première
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Alexandrine Gräfin von Dietrichstein Wien, 13. Dezember 1804 Je réponds, Madame, à la première partie de Votre lettre, que les détails, que Vous me citez de notre dernière entrevue se sont tellement effacès de ma mèmoire, que tout ce qui Vous me dites me paroit un rève, auquel rien n'auroit jamais ressemblé dans la réalité. Cependant, ayant été complètement hors-de-moi même dans cette malheureuse soirée, je n'ai pas le droit d'attaquer l'exactitude de Votre récit. S'il est conforme à la vérité, comme je n'en doute nullement, si j'ai réellement fait le serment dont Vous parlez, c'est un nouveau tort à ajouter à tous ceux dont je me suis rendu coupable dans ce moment de crise et de déchirement. Quant à la lettre que j'ai écrite à Monsieur de Dietrichstein je persiste à dire, qu'elle a été telle, que si elle pouvoit être produite devant Vous dans l'original ou dans une copie fidelle, - toujours le fait de l'avoir écrite à-part - Vous Vous rétracteriez sur chaque mot que Vous en dites dans Votre lettre d'hier. Si cette lettre est telle qu'on Vous l'a rendue, j'ai mèrité d'être traité comme Vous croyez pouvoir le faire maintenant; mais après ma première protestation, et Votre démenti, je me dégraderois // en Vous assurant de nouveau, que je suis absolument innocent de tout ce que Vous me reprochez. La conclusion de Votre lettre me prouve seulement que Vous êtes loin d'avoir saisi le sens dans lequel la mienne étoit écrite. L'idée de me voir si extrêmement mal jugé par Vous, [malgré] quoique toujours très-douloureuse, n'auroit pas fait sur moi la moitié de impression, si je ne l'avois pas rapprochée des sentimens que je n'ai jamais cessé de nourrir pour Vous, et dont je Vous ai parlé et plusieurs reprises dans ma lettre. Vous gardez le silence sur cet objet, et Vous Vous contentez de dire, "que ce qui s'est passé rend désormais toute amitié et toute confiance impossible entre Nous." Cet arrêt-la est definitif; car malgré les échanges erreurs dans lesquelles Vous êtes tombée depuis quelque-tems sur mon compte, Vous ne me croirez jamais assez plat, pour désirer un raccommodement avec Vous, s'il ne me procuroit d'autre avantage que celui de pouvoir Vous faire quelques visites insignifiantes ou d'assister à quelque grand thé chez Vous. - Je Vous félicité de tout mon coeur de ce que Vous // pouvez Vous passer de mon amitié; cela me prouve que Vous êtes beaucoup moins mal-heureuse, que Vous ne l'étiez l'hiver passé; circonstance, qui me fait un plaisir si vrai et si sensible, qu'elle me consoleroit jusqu'à un certain point de la perte de Votre confiance, si cette perte avoit été causée par des évènemens moins facheux pour moi.Ma dèmarche n'a certainement pas eu l'espèce de succès que j'ai pu m'en promettre; cependant je suis loin de m'en répentir; car d'abord elle a détruit tout ce qu'il y avoit encore d'incertitude dans mes rapports avec Vous, et de plus, il est possible et très-possible qu'il vienne un tems, où Vous lisez la lettre que je Vous <ai> adressée, et dont chaque mot étoit conforme à la plus stricte vérité, avec des sentimens différens de ceux qui Vous ont dicté Votre réponse. Rien au monde ne m'empêchera de Vous offrir, Madame, toutes les fois qu'une occasion s'en présentera, les sentimens du plus sincère dévouement, dont je Vous prie d'accepter l'hommage comme celui du très-parfait respect, avec lequel je suis Votre tres-humble et très- obéissant serviteur Ce Jeudi 13 Decembre 1804. Gentz. P.S. Il y a encore une affaire à rêgler entre nous; j'y procèderai incessamment, et je Vous demande un millier de pardons de ce que des circonstances que je n'ai pas pu maitriser, m'en aient empêché jusqu'ici. H: Mährisches Landesarchiv, Brünn. FA Dietrichstein, G 140, Karton 587, Inv.-Nr. 2459/12, Bl. [?] x Bl., F: ; 3 ¼ eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.