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Gentz ; Apponyi, Antal Graf
An Antal Graf Apponyi, Wien, 29. April 1829, Ungarische Nationalbibliothek, Budapest. Handschriftenabteilung, Fond II/172 1829

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id2625
Briefaussteller
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Gentz
Briefempfänger
Apponyi, Antal Graf
AusstellungsortWien
Datum29. April 1829
Handschriftl. ÜberlieferungUngarische Nationalbibliothek, Budapest. Handschriftenabteilung, Fond II/172
Format/Umfang2 Bl., F: 232mm x 187mm; 4 eighd. beschr. Seiten
IncipitJe ne saurois assez Vous
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Antal Graf Apponyi Wien, 29. April 1829 Vienne Ce 29 Avril 1829 Monsieur le Comte ! Je ne saurois assez Vous exprimer ma reconnoissance de l'accueil gracieux que Vous avez fait à ma demande relative à l'affaire de Monsieur de Meitani. Votre lettre du 19 m'est heureusement parvenue la veille de son depart pour Livourne, de sorte, que j'ai pü encore le rassurer, en lui fesant part de la démarche, <pour la> quelle Vous avez bien voulu appuyer sa réclamation. Daignez, Monsieur le Comte, aussi-tôt que Vous entreverrez un résultat favorable, me faire savoir par Monsieur de Hügel, pour ne pas Vous donner la peine, d'écrire Vous même, ce que je pourrai mander à mon Protégé, pour le tranquilliser sur le dénoûment de son affaire. Je conçois, que Votre position actuelle doit Vous rendre bien pénible, Vos rapports avec le Ministère Français, et Vous embarrasser même dans Votre correspondance avec // le Prince. Permettez-moi cependant d'observer, que, quant à ce dernier point, Vos espéditions ne s'en ressentent nullement. Dans mon humble opinion Vos dépêches sont toujours ce qu'il y a de plus vrai, de plus clair, de plus instructif de tout ce que nous recevons de matériaux diplomatiques; et quelques désagréables que soient souvent les objets sur lesquels Vous êtes condamné d'écrire, je puis dire en toute vérité que, lorsque je Vous ai lu, mon esprit se repose, et (ce qui ne m'arrive que rarement avec d'autres communications) je crois savoir au juste, où j'en suis. Veuillez ne pas voir dans ces remarques la prétention deplacée de m'ériger en juge de Votre mérite; aber - wes das Herz voll ist, des geht der Mund über. Depuis longtems j'ai perdu l'habitude de critiquer le Gouvernement Français. L'état de foiblesse et de nullité auquel il s'est réduit, ou, pour même dire, auquel il s'est réduit lui même, ne permet plus de lui imputer aucune des funestes mesures, qui se succédant // sans interruption dans sa politique intérieure et extérieure. Mais il n'en est pas de même du Ministère Anglais, et j'avoue que la faute capitale qu'il vient de commettre, en signant le protocole du 22 Mars m'a vraiment désolé. Vous connoissez probablement le Merorandum de Lord Aberdeen, remis à la conférence peu de jours avant la signature du protocole. Ce n'est donc pas par erreur, ni [xxx] faute de jugement, ni par un intérèt mal-entendu, mais à bon escient, et par une condescendance tout à fait déplorable (dont Monsieur Portalis lui-même paroit avoir été surpris) que les Ministres Anglais ont accédé à une conclusion, dont le moindre inconvénient sera, de rendre toute négociation avec la Porte impossible. Le seul bienfait, qui p e u t resulter de cette transaction, c'est que le Ministre Brittannique une fois rendu à Constantinople [xxx] ne s'en éloignera plus, et que la jalousie et la peur forceront peut-être celui de France à ne pas se séparer de lui. Tout le reste dépendra du plan ou // moins de succès qu'auront les opérations militaires des Russes. Ce qui me console beaucoup c'est de voir, qu'ils comptent cette fois-ci principalement sur l'effet de leurs opérations m a r i t i m e s. Or, comme il me paroit impossible, que l'angleterre ne se soulève pas bientôt contre un systême, moyennant lequel non seulement l a m e r n o i r e, mais même la M é d i t e r r a n é e deviendra dans peu u n e m e r M o s c o v i t e, j'espère qu'ils se cessenront le par les plans memes qu'ils méditent pour détruire l'Empire Ottoman. Agréez, Monsieur le Comte, l'hommage du dévouement aussi sincère que respectueux de Votre très-humble et très-obéissant serviteur Gentz. H: Ungarische Nationalbibliothek, Budapest. Handschriftenabteilung, Fond II/172. 2 Bl., F: 232mm x 187mm; 4 eighd. beschr. Seiten. H: bisher ungedruckt.