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Gentz ; Neipperg, Albert Adam Graf
An Albert Adam Graf Neipperg, Wien, 23. Dezember 1815, Wienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 222.365 1815

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id203
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Neipperg, Albert Adam Graf
LocationWien
Date23. Dezember 1815
Handwritten recordWienbibliothek im Rathaus, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 222.365
Size/Extent of item2 Bl., F: 228mm x 185mm; 2 ¾ eighd. beschr. Seiten
IncipitMon Cher Ami! J'ai appris
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn Albert Adam Graf Neipperg Wien, 23. Dezember 1815 Mon Cher Ami ! J'ai appris avec un plaisir inexprimable le changement qui va s'opérer dans Votre situation. Je Vous en félicite d'abord, étant sur, qu'il est conforme à Vos voeux, et qu'il contribuera essentiellement à Votre bonheur. Mais je fais plus: je rends pleine justice à Votre résolution, et je Vous en aime et estime à nouveaux frais. Les grandes agitations du monde sont finies; les grandes carrières militaires aussi bien que politiques, sont, Dieu merci, fermées pour long-tems. Que reste-il à faire à un homme de Votre trimpe ? S'ensevelir dans quelque triste garnison ? Ou végéter et radoter dans quelque misérable emploi diplomatique ? - Il vaudroit bien la peine de s'être tracassè pendant vingt ans // pour arriver à cela ! Votre nouvelle destination est bien plus belle, et peut devenir tout autrement intéressant. Je trouve d'ailleurs, que, si la Princesse que Vous allez servir, a désiré, comme je n'en doute pas, cet arrangement, les rapports dans lesquels Vous ètiez placé, et les services que Vous Lui aviez précédemment rendus, Vous imposoient le devoir d'accepter Sa proposition, quand même elle n'auroit pas eu l'avantage de répondre à Vos propres voeux. L'abandonner dans sa situation actuelle, eut été de Votre part un trait d'insensibilité ou d'indélicatesse, dont Vous n'auriez jamais été capable. Je félicite aussi l'Impératrice de cet évènement; Vous connoissez les sentimens que je Lui porte, tout ce que j'ai vu et entendu, tout ce qui s'est passè autour de moi depuis six mois, n'a fait que les renforcer. Je suis bien-aise que dans // la position peu convenable à laquelle elle a été rédouté par des procédés que je ne veux pas caractériser, elle trouve une consolation et une ressource dans la fidélité d'un homme tel que Vous. Je ne sais pas, ce que le public dit du parti que Vous avez pris: je n'ai encore vu ici que peu de monde. Mais je crois Vous connoitre assez pour ne pas admettre que des jugemens frivoles puissent influer sur Votre satisfaction. Quant à mon suffrage, Vous en êtes sur, et je Vous reponds bien de celui des quelques autres, qui vaillent la peine d'être comptés. Conservez moi toujours Votre amitié, et soyez sur de mon attachement inviolable. Ce 23 Decembre 1815. Gentz. H: Wiener Stadt- und Landesbibliothek, Wien. Handschriftensammlung, Inv.-Nr. 222. 365.2 Bl., F: 228mm x 185mm; 2 ¾ eighd. beschr. Seiten. D: bisher ungedruckt.