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Fouché, Joseph ; Gentz
Von Joseph Fouché, Linz, 14. Juli 1819, GStA PK, Berlin-Dahlem. Signatur alt: I. HA Rep. 92; Signatur neu: VI. HA Familienarchive und Nachlässe, Nl Salzer, Schachtel [?] 1819

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1995
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Fouché, Joseph
Addressee of letter
Gentz
LocationLinz
Date14. Juli 1819
Handwritten recordGStA PK, Berlin-Dahlem. Signatur alt: I. HA Rep. 92; Signatur neu: VI. HA Familienarchive und Nachlässe, Nl Salzer, Schachtel [?]
Size/Extent of item3 Seiten von Schreiberhand
IncipitVous n'avez pas employé plus
Type of letterBriefe an Gentz
Digital item: TextVon Joseph Fouché Linz, 14. Juli 1819 Abschrift Monsieur le Conseiller, Vous n'avez pas employé plus de tems à m'obliger que d'autres n'en employent à répondre aux lettres qu'on leur ecrit: la reponse du Prince Metternich m'est arrivée lorsque je croyais ma lettre à peine parvenue à son adresse. Considérant toujours mon exil comme momentané, il me recommande la patience; ce sonseil est la preuve qu'il n'a aucune idée de ma position à Linz. Si je connaissais son confesseur je lui écrirais de lui donner pour pénitence de venir en prendre connaissance sur les lieux. Je sens profondément tout ce que je dois au Gouvernement Autrichien, et en particulier au Prince Metternich; personne ne peut être plus pénétré de reconnaissance, et je me ferai un devoir dans tous les tems de la publier. Je sais tout ce que je perdrai en quittant l'Autriche, mais les Provinces Autrichiennes qui ont été le théâtre de la guerre ne sont pas habitables pour un père de famille qui est français. Il se trouve sans cesse, en contact avec toute la Société qui est remplie de ressentimens et de préjugés. Je ne puis vous // dire tout ce que j'ai eu a souffrir de la grossiereté du Général qui commande ici. Vous vous moquez de ses oreilles à Vienne, et vous ne réflechissez pas qu'on les prend pour des cornes à Linz. Ma position changerait si l'on pouvait enfin se résoudre à croire que l'état d'agitation sera long dans ma patrie. La s i n c é r i t é et la v i g u e u r pouvaient en effet tout finir promptement; mais la marche à la quelle on s'abandonne ne fait qu'ajouter des difficultés qui sont insurmontables à moins que le ciel ne s'en mêle; ce que je n'espère pas, car je vois qu'il laisse faire de nouvelles sottises et qu'il ne fait plus de miracles. Je suis // très faché de n'avoir pas la liberté de me fixer à Vienne; je n'en désire pas moins vivement que vous y jouissiez de tous les plaisirs de ce monde. Croyez que je ne ressemble pas à ce renard qui voulait oter la queue à ses camarades parce qu'il avait perdu la sienne. Adieu, j'abuse de vos momens; vous trouvez mes lettres trop fréquentes, et peut-être trop longues. Je serais plus long encore si je vous parlais de tous les sentimens de consideration avec lesquels je suis, votre très humble et très obéissant serviteur. Linz 14 Juillet 1819. Le duc d'Otrante.Monsieur le Conseiller Genz, Chevalier de plusieurs ordres etc. H: GStA PK, Berlin-Dahlem. I: HA, Rep 92: Nachlaß Salzer/Wittichen, x Bl., F: : 3 Seiten von Schreiberhand. D: bisher ungedruckt.