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Gentz ; Grenville, William Wyndham Lord
An William Wyndham Lord Grenville, London, 11. November 1802, British Library, London. Manuscripts Department, Windham Papers, Add. 37869, Bl. [?] 1802

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1959
Issuer of letter
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Addressee of letter
Grenville, William Wyndham Lord
LocationLondon
Date11. November 1802
Handwritten recordBritish Library, London. Manuscripts Department, Windham Papers, Add. 37869, Bl. [?]
Size/Extent of item4 eighd. beschr. Seiten
Places of printHase, Alexander von: Friedrich (von) Gentz: "Von dem politischen Zustande von Europa vor und nach der Französischen Revolution (1801)" (Analyse und Interpretation), phil. Diss. Erlangen-Nürnberg 1968, 128-130 (mit zahlreichen Fehlern und Lücken)
IncipitUne heureuse étoile m'a conduit
Type of letterBriefe von Gentz
Digital item: TextAn William Wyndham Lord Grenville London, 11. November 1802 Londres. ce 11 Novembre 1802. Monsieur ! Une heureuse étoile m'a conduit a la fin dans ce pays qui a été depuis longtems pour moi le dernier terme de tout ce que l'art social a pu produire parmi les hommes, et le dernier espoir qui reste à l'humanité dans ce déluge de maux que la France a vomi et continue de vomir sur l'Europe. Pardonnez, Monsieur, pardonnez au mouvement - peut-être indiscret - mais absolument invincible qui m'entraine vers Vous dans ce moment. L'admiration d'un foible individu, comme moi, ne sauroit que foiblement intéresser un homme qui doit être accoutumé aux hommages de ce qu'il y a de plus grand dans sa nation, et qui doit sentir, quelle place il occupera un jour dans l'histoire de nos tems désastreux. Ce n'est pas, Monsieur, pour Vous ennuyer par mes très-inutiles éloges, c'est pour me soulager moi-même que j'ose Vous adresser ces lignes. Depuis la mort de Monsieur , cet homme unique dont les immortelles leçons m'ont sauvé du naufrage dans lequel l'immense majorité des meilleurs esprits du continent est allé se perdre, je n'ai connu que Monsieur Windham qui ait pu devenir l'objet du culte que je rendois dans mon // coeur au défenseur de la raison, de la justice, et de l'ordre public, et qui je ne cesserai jamais de rendre a sa mémoire. Mais c'est surtout depuis le 1 Octobre 1802, depuis cette époque à jamais déplorable dans les fastes du genre humain, que j'ai vu dans le successeur de Monsieur , si non le seul du moins un des derniers hommes d'état au milieu d'un aveuglement général, si non le seul du moins un des derniers amis éclairés de sa patrie dans ce débordement d'égoisme et de petitesse, enfin - le dernier des Romains dans un siècle qui nous prépare de tout-autres calamités que celles des Tibères et des Nérons. Je ne me suis pas seulement instruit dans Vos discours; j'ai fait bien plus que cela: je m'y suis nourri, échauffé, ranimé, pénétré de courage et d'ardeur, lorsque tout ce qui m'entouroit n'a conspiré qu'à etouffer dans mon ame les derniers germes de la résistance que j'avois quelquefois opposé aux principes atroces des oppresseurs de l'Europe et à la lâche doctrine de leurs esclaves. Permettez-donc, Monsieur, que je Vous exprime une foible partie de ma profonde reconnoissance; permettez // que je me livre un instant au délicieux sentiment qui m'anime depuis que je puis me dire, que du moins la mer ne me sépare plus de Vous et que je respire l'air du pays, qui Vous possède et qui - livrons-nous encore à cette douce espérance - ne sera pas indigne de Vous posséder. Après m'être avancé aussi loin, je ne suis plus assez fort pour me retenir à moitié chemin. Permettez moi de faire un pas de plus, et de Vous demander, lorsque Vous serez de retour en ville, un seul quart-d'heure de conversation. Je sais que nous approchons d'un moment très grave, peut-être très-décisif, que l'ouverture du parlement Vous présentera une foule d'objets qui absorberont Votre tems et Votre attention, et certes je ne voudrois pas me rendre coupable d'une indiscrétion, qui priveroit l'angleterre et l'Europe de la plus petite partie des droits qu'ils ont acquis sur un homme qui n'appartient plus aux individus: mais, quoiqu'il en soit, je ne puis pas quitter l'Angleterre sans avoir joui du bonheur que je Vous demande; et comme la durée de mon séjour est très-incertaine, que très-probablement et très-malheureusement il ne pourra pas même se prolonger au delà d'un mois, j'ai cru ne pouvoir trop me hâter à Vous présenter le voeu que je viens d'exprimer. // J'attendrai Vos ordres Monsieur, avec une impatience égale à la force des sentimens qui m'ont dicté ces lignes, égale, si rien au monde pouvoit l'égaler, à l'admiration respectueuse, profonde, et inaltérable, avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur ! Votre très-humble et très- obéissant serviteur New Bondstreet. Nro. 129. Gentz H: British Library, London. Manuscript Department, Windham Papers, Add. 37869, Bl. xxx. x Bl., F: ; 4 eighd. beschr. Seiten. D: Haase, Alexander von: Friedrich (von) Gentz: Von dem politischen Zustande von Europa vor und nach der Französischen Revolution (1801) (Analyse und Interpretation), phil. Diss. Erlangen-Nürnberg 1968, 128-130 (mit zahlreichen Fehlern und Lücken).