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Gentz ; Rasty, Constantin von
An Constantin von Rasty, Wien, 1. April 1814, 1814

Gentz digital

Transkriptionsentwurf Günter Herterich

id1615
Briefaussteller
Mashup mit Wikipedia  
Gentz
Briefempfänger
Rasty, Constantin von
AusstellungsortWien
Datum1. April 1814
IncipitJe me portois si mal Mardi dernier
BrieftypBriefe von Gentz
Digitalisat: TextAn Constantin von Rasty Wien, 1. April 1814 25. Vienne Ce 1 Avril 1814 A Monsieur de Rasty á B u c h a r e s t. Partie par E s t a f f e t t e le 2 à 2 heures p. m. - avec une lettre particulière pour le Prince (entr'autres sur mes relations avec Maurojeni) et ministre pour Rasty. Je me portois si mal Mardi dernier, qu'il mont èté difficile de Vous écrire. Je l'aurois cependant fait, coute qui coute, si [xxx] les nouvelles, que nous recevions ce jour là (écrites au-milieu des combats) [et des xxx] avoient eu un caractère plus clair et plus prononcé. Mais tout étoit encore si vague et si incertain, qu'avec l'horreur que Vous me connoissez pour les nouvelles douteuses, je n'étois pas du tout faché de laisser pendant quelques jours ce qu'alors je n'aurois qu'encore Vous rendre que d'une manière confuse et imparfaite. // Quoique la rupture des [xxx] conférences de C h a t i l l o n soit [xxx] le plus important des derniers évènemens, je commencerai par [Vous] le tableau des opérations militaires. Car, pour Vous exposer celles-ci, je dois remonter [xxx] au delà du jour qui a mis un terme à la négociation. La victoire, remportée le 9 mes par le Maréchal B l ü c h e r près de L a o n, n'étoit, comme je Vous l'avois mandé dès le commencement, [xxx] qu'un succès négatif, elle empêchoit Napoleon de repousser l'armée de B l ü c h e r [xxx] dernière l'Oise et jusqu'aux frontières des Pays-Bas, et sous ce rapport-là elle // étoit toujours un grand avantage. Elle l'étoit aussi, comme prouvant de nouveau, que les revers essuyés par cette armée de Silésie au mois de Fevrier n'avoient nullement abattu son courage. Cependant, Napoléon, après avoir fortifié Soissons autant que possible, et y avant mis une très-forte garnison, se mit en mouvement pour remonter l' A i s n e, la V e s t e, et la M a r n e, R h e i m s, dont le General St. P r i e s t s'étoit emparé le 12, fut repris le 13 par le Maréchal M a r m o n t, [xxx] qu'on auroit cru anéanti devant Laon d'après le rapport de ce même Général St. P r i e s t, qui dans l'affaire du 13 fut une perte trés-sévère, et // fut lui-même grièvement blessé. Le 15 les Français occupérent aussi C h a l o n s; et les renseignemens les plus exacts que l'on pouvoit obtenir à cette époque, portoient, que Napoléon, [étoit au] ayant rèuni toutes ses forces, étoit avec 150,000 hommes à cheval sur la M a r n e entre C h a l o n s, E p e r n a y, C h a t t e a u - T h i e r r y et S o i s s o n s